Le Giga-Bang culturel sapiens, ou Le Choc sexuel géniteur de «l’intelligence» humaine et de l’idée de «Dieu(x)» patriarcaliste

Venus 24k néolithique

« Vénus » de Lespugue (Haute-Garonne) 26 à 24 000 ans AP Source

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Le sexe Sapiens | ou Le loup d’Adam

Le Giga-bang culturel sapiens |

ou Le Choc sexuel géniteur de l’idée de «Dieu»

De la conscience et de la Connaissance du lien de cause à effet entre coït et reproduction sexuée animale (et donc aussi sapienne…)
( logoparturicoïtincidence [ coïdgnose ] ou coïdence ).

La Cause des causes…

La domestication du loup et ce qu’elle a provoqué : l’accès à la Connaissance (à la pleine conscience) du lien de cause à effet entre coït (copulation, accouplement) et parturition animale et sapienne (reproduction) ; la logoparturicoïtincidence ou coïdence.

Dans son livre intitulé Sapiens, Yuval Noah Harari postule que ce qui distingue les sapiens des autres animaux c’est la capacité de croire en quantité de choses abstraites.

Dans Wikipédia on relate dans l’article dédié à son livre Sapiens

« Le principal argument avancé par l’auteur au cours de cette vaste étude est que l’Homo sapiens doit son statut d’espèce dominante au fait qu’il est le seul animal capable de coopérer efficacement avec un grand nombre de ses semblables. Harari explique cette capacité qui distingue l’Homo sapiens des autres animaux par sa faculté de croire en des choses qui n’existent que dans son imagination, telles que les dieux, les nations, l’argent et les droits de l’homme. L’une des thèses défendues par l’auteur est donc que tous les systèmes de coopération humaine à grande échelle — les religions, les structures politiques, les réseaux de travail et les institutions légales — sont en définitive des fictions4.»

Dès lors se pose la question du POURQUOI ?

  • Pourquoi l’espèce sapienne serait-elle la seule à être capable de manipuler aussi aisément quantité de notions ABSTRAITES consubstantielles des fictions civilisationnelles que sont les notions de nations, que sont les conventions de l’argent et des droits de humains, que sont les inventions structurant les religions ?
  • Pourquoi pendant ± 170k ans les sapiens se sont-il,elles contenté,es d’une culture dénuée de toute construction pérenne et de toute création artistique hormis la production d’outils rudimentaires utilitaires et de vêtements utiles pour faire face aux conditions climatiques contraires ?
  • Que s’est-il passé pour que tout change en moins de ±10k ans… comme par hasard au moment où s’est produite la domestication du loup et la disparition des néandertalien,enes ?

La procrépistémologie propose une réponse inédite à ces questions

Parce que les sapiens ont domestiqué les loups, justement… il y a de ça ± 27k ans, au moment où se serait génétiquement distingué le chien du loup.

Ce serait cet événement particulier qui aurait provoqué une rencontre hors du commun entre espèces animales qui aurait tout changé dans les cultures sapiennes. En effet, jusque là, les animaux vivaient en interaction certes, mais lointaines, chaque espèce vivant de manière sauvage éloignées les unes des autres non sans partager souvent un même territoire, mais se réservant toutes et tous une intimité qui n’était pas partagée par des individus d’autres espèces.

La domestication d’une espèce par une autre espèce, change la donne de la collaboration entre espèces. Il n’est plus seulement question de collaborer – ou question de mutualisme – par exemple en permettant que des oiseaux se posent sur un grand mammifère pour qu’ils se nourrissent de ses parasites, mais question pour l’espèce sapienne de contrôler la vie entière des animaux domestiqués, et ce, de leur conception et de leur naissance jusqu’à leur mort, non sans déterminer de façon plus ou moins stricte, l’utilité ou la tâche spécialisée des espèces domestiquées; élevage pour la viande, la peau, le transport, la chasse, etc.

Ce qui change la donne de manière tout à fait inattendue et radicale, non sans produire des conséquences considérables sur la culture sapienne et voire aussi sur la nature elle-même puisque la domestication du loup a provoqué un changement paradigmatique civilisationnel tel dans les cultures sapienne qu’elles se trouvent aujourd’hui, ±10k ans plus tard, à menacer elle-même la nature de par les conséquences engendrées par le réchauffement climatique et de la pollution causés par l’activité humaine qui se trouve à faire disparaître de nombreuses espèces animales jusqu’à menacer au premier chef la survie des grands mammifères que nous sommes si la tendance se maintient et si les sapiens ne parviennent pas à limiter la croissance du réchauffement climatique avant que le point de non retour délétère ne survienne, s’il n’est pas déjà survenu. Tout cela étant une question de culture.

L’intimité | l’intelligence de l’intimité

La domestication du loup s’est produite il y a ± de 30 à 50k ans AP ( avant le présent ). Elle se serait produite à la fois en Occident et en Orient, mais elle aurait été perdue puis retrouvée, et cela, éventuellement à plusieurs reprises…

Résultat des courses cette domestication a néanmoins produit des bouleversements considérables dans toutes les cultures sapiennes. Pour en prendre la mesure il faut comprendre l’avant et l’après la domestication du loup. L’avant et l’après la paterépistépiphanie, le moment où les sapiens ont eu accès à la coïdgnose, ont compris que le mâle était co-géniteur des petit,es né,es des femelles et des femmes.

Paterépistépiphanie : [ de paterépistémie et de épiphanie (du grec ancien ἐπιφάνεια, epiphaneia, « manifestation, apparition soudaine ») : compréhension soudaine de l’essence ou de la signification de quelque chose ) ]. Moment où s’est manifesté la logoparturicoïtincidence ( ou coïdence ) la Connaissance du fait d’être père, géniteur d’une lignée : la conscience abstraite d’être à l’origine mâle de ce qui est engendré, connaissance consécutive à la coïdence. Ce qui biffe la concrète évidence de la matriphanie ( la reproduction n’est le fait que du pouvoir féminin ), au profit de l’abstraction patriarcaliste.

Avant, et c’est là le postulat premier de la théorie procrépistémologique, les individus du genre homo ( ± 2,5M d’années AP [ avant le présent ] ), les ancêtres et cousins des sapiens que nous sommes, de même que les autres animaux, n’avaient pas accès à la coïdgnose. Les animaux ne seraient pas conscients du fait qu’en copulant, le mâle devient co-géniteur des petits né,es des femelles.Du moins, rien ne permet de le prétendre.

Si c’est bien vrai ( mais ça reste à prouver ), forcément, les espèces du genre Homo ne savaient pas non plus. Il y avait donc un avant la paterépistépiphanie. S’il y avait un avant, forcément il y a un après puisque nous nous « savons » ; puisque nous avons accès à la Connaissance coïdgnotique. La question est, comment et quand avons-nous eu accès à cette Connaissance qui nous semble être si naturelle, innée, et non pas acquise au point où rien encore dans notre culture coïdgnotique ne nous indique que la coïdgnose n’est pas innée mais acquise ? Or, la théorie procrépistémologique répond à cette question. 

Mais pour en documenter et vérifier la validité, il faudra que maintes disciplines scientifiques se penchent sur la question puisque de nombreuses disciplines sont en cause. Ce pourquoi j’appelle à former un groupe multidisciplinaire ( dans un cadre universitaire ou pas ) qui se pencherait sur ce nouveau champ d’étude scientifique que j’appelle la Procrépistémologie

Procrépistémologie : recherche et étude du procrépistémologos des cultures sapiennes coïdgnotiques et des dispositifs culturels, sociétaux ou religieux, profanes ou sacrés, élaborés et mis en place à telle période donnée de l’Histoire sapienne, de la préhistoire à nos jours, par la culture économique, politique, philosophique, écologique, psychologique, idéologique, scientifique, artistique, éducationnelle et comportementale de tel,les civilisation, société, état, croyance ou religion ; Étymol. Du latin procreatio. / du grec ἐπιστήμη, epistêmê ( science ) / du grec ancien λόγος, logos ( parole, discours ) ; Littéral. : science de la connaissance associée à la procréation.

Le postulat premier de la théorie procrépistémologique consiste à comprendre que l’appétit sexuel suffit à faire fonctionner le dispositif reproductif. Comme l’appétit de nectar suffit à l’abeille pour polliniser les fleurs. Nul besoin que l’abeille soit consciente de le faire. Le lion mâles n’a pas à savoir qu’il doit copuler avec des lionnes pour qu’elles donnent naissance à une descendance ; n’a pas à savoir qu’il y a un lien de cause à effet entre coït et parturition ; n’a pas à comprendre qu’il est le co-géniteur des petit,es né,es des lionnes ; n’a pas à savoir qu’il est le « père » des petit,es de la ou des femelles avec qui il a copulé. Les hormones, et tout le dispositif biologique sexuel est là pour faire en sorte que ça fonctionne hors toute conscience de ce qui est mis en oeuvre et mobilisé pour que ça fonctionne.

Comme les humains sont des animaux, il n’y a aucune raison pour qu’il en soit autrement. Si l’humanité devait perdre la conscience de la coïdgnose, elle se reproduirait malgré tout sans problème. Par contre, la culture ne serait plus la même, puisque la nôtre est complêtement structurée autour de la paterépistépiphanie coïdgnotique.

Comment cela s’est-il organisé, produit ? C’est ce que cette contribution paterépistépiphanique tente de décrire et de documenter.

Avant, les sapiens chasseurs/cueilleurs nomades que nous étions vivaient en petits groupes de ± une centaine d’individus tout au plus et la plupart du temps isolés les uns des autres, comme nos cousins néandertaliens par exemple et comme nos plus proches parents primates bonobos. Il,elles copulaient avec n’importe qui, mâles ou femelles, vieux et jeunes, étant ce que nous pouvons nommer pansexuels; James Owen nomme cette méthode d’accouplement le « sexe convivial » dans Homosexual Activity Among Animals Stirs Debate, National Geographic, 23 juillet 2004. Les enfants naissaient des femmes, étaient allaité,es par les femmes, puis étaient élevées, par la communauté, pas de père, pas de paternité, pas de mariage, pas de famille, pas de patriarcalisme. Un proverbe africain garde la trace de ces culture a-coïdgnotiques : « … il faut tout un village pour élever un enfant ».

Après, les sapiens comprennent que le mâle a un rôle co-géniteur à jouer, et pendant ± 10k ans il,elles mettent au point des modus operandi culturels et techniques qui rendent la domestication facilement applicable non seulement aux chien,nes, mais à d’autres animaux, non sans comprendre l’ensemble de ce que nous pourrions appeler la « science génétique pré-historique » qui comprend par exemple ce qu’engage la « sélection artificielle » des géniteur,trices choisis pour leurs qualités électives ( docilité, rapidité, performance laitières, nutritives, résistance à la charge, différentes habilités pour la chasse, etc… ; par opposition à la sélection naturelle de Darwin.

Ce qui a rendu possible la domestication d’autres animaux et fait en sorte de rendre possible la sédentarisation non sans que s’inventent concurremment en moins de ±10k ans, l’agriculture pour nourrir ces animaux domestiqués aux fins de maints usages dont la nourriture ; le transport, la chasse, l’agriculture et le divertissement. Ce qui rend possible la sédentarisation c’est essentiellement le fait que désormais on peut disposer de viande sans avoir à chasser les animaux sauvages qui migrent partout au hasard de leur transhumance. Ce qui provoque la métamorphose complète du modus vivendi culturel sapiens préhistorique ( soi-disant pré-historique ).

Nous avons cohabité avec les néandertaliens cependant que nous apprenions à domestiquer le loup, au point qu’il devienne chien il y a de cela ± 27k ans AP, et comme par hasard c’est à peu près au même moment que les néandertalien,nes disparaissent alors que nous avions échangé du matériel génétique avec les néandertalien,nes en copulant elles,eux ( ou un ancêtre commun ) pendant ± 50k ans, non sans donner naissance à une descendance sapienne métissée qui a acquis du coup du matériel génétique transmissible génétiquement jusqu’à nos jours.

Mais ce ne sont pas là les seules mutations génétiques parties de notre bagage biologique. D’autres mutations génétiquement transmissibles se sont attaquées à la synthèse de la vitamine D par la peau et par le rayonnement solaire afin de gérer autrement la fixation de la mélamine qui fait la peau noire, de manière à produire une peau plus ou moins blanche selon la latitude afin de pouvoir contrer le manque d’ensoleillement.

Les populations sapiennes entre elles parcouraient le monde au gré de leurs transports réglés sur la transhumance des espèces animales qu’elles suivaient pour les chasser sur les différents continents de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie.

Leur isolement des autres groupes humains pendant de longues périodes s’étalant sur ± 100k ans, a provoqué la naissance de « races », d’ethnies, et de cultures sapiennes distinctes des autres cultures et races sapienne, et ce, selon l’environnement terrestre alpin, continental ou côtier, désertique ou fertile qui les forçait à s’adapter à différents régimes alimentaires et à différentes nécessités climatiques comme devoir par exemple se protéger du froid ou de la chaleur ; devoir se protéger des animaux sauvages grands et petits, différents selon le territoire parcouru ; devoir se soigner pour vaincre différentes maladies, avec ce qu’on pouvait trouver sur place ; etc.

Mais partout, quelle que soit la culture ou la « race » sapienne concernée, la domestication du loup a permis à tous les sapiens de vivre la même expérience inédite. À savoir, fréquenter l’intimité du vécu d’une autre espèce, de la naissance à la mort, une espèce –le loup gris – qui en l’occurrence se trouvait à avoir un cycle de vie ± trois fois moins long que celui des sapiens ( ± 3 mois de gestation en lieu et place de ± 9 mois ).

Ce qui a créé un Choc culturel sans précédent. Ce qui a permis d’avoir accès à de multiples observations inédites.

Le cycle de vie étant plus court, les jeunes loups et louves adopté,es par les sapiens s’accouplaient et donnaient très vite naissance à une descendance qui était plus docile et moins farouche. Les sapiens ont donc finalement compris, par déduction, qu’il y avait relation de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne…

Ce qui est une donnée éminemment abstraite, mais qui avait des conséquences très concrètes. Les sapiens ont compris qu’en isolant les femelles de l’assaut des mâles, on pouvait contrôler les naissances, par exemple en choisissant de faire s’accoupler seulement les femelles et les mâles les plus dociles – ou les plus alertes, ou les plus rapides – de manière à élever des chiens de races différentes dotées de caractéristiques différentes facilitant l’accomplissement de tâches différentes : comme débusquer le gibier, garder les enfants, tirer des traîneaux ou charriots, etc.

Ce qui s’est trouvé à développer la science de la génétique animale à même l’observation et les déductions abstraites découlant de ces observations toujours plus nombreuses et complexes, composées de variables et de données toujours plus abstraites les unes que les autres. Ce qui n’a pas manqué de provoquer un développement considérable des capacités cognitives sapiennes ; le tout transmissible génétiquement, mais aussi et surtout transmissible culturellement, par la mise en mot de cette quantité croissante ce données abstraites – ce qui est une abstraction en soit qu’il fallait apprivoiser, manipuler – car, les sapiens ne naissent pas doté,es de toutes les Connaissances culturelles de la civilisation qui les faisait naître. L’innée n’est rien en comparaison de ce qui devait dès lors être acquis, ce qui n’a pas manqué de développer l’intelligence des sapiens, autant celle des individus que celle du groupe dont les individus étaient parties.

Le savoir devait se transmettre par la culture, par l’imitation et par les mots, les langues, qu’il a fallu inventer, à coup d’essais erreurs. Il fallait penser à les inventer et c’est la nécessité de nommer les abstractions observées, les déductions faites qui a forcé, à ce moment là, et pas un autre, les langues, et plus tard l’écriture, parce que la tradition orale s’est trouvée à ne plus être assez fiable pour transmettre un nombre aussi considérable de données abstraites.

C’est l’évolution qui a permis de le faire de la manière la plus efficace qui soit, par voie de « sélection culturelle» – le pendant de la sélection naturelle de Darwin – ce qui exigeait encore de manipuler quantité de données abstraites ; au premier chef en développant la capacité de fixer dans la culture la somme des Connaissances abstraites acquises liées à la compréhension d’une quantité de données abstraites de plus en plus considérables débouchant sur la compréhension de quantité d’abstraction encore plus considérable devant s’incarner dans le concret de la culture sapienne de l’époque. Ce qui n’allait pas sans mal et qui a mis des milliers d’années à se mettre au point. Et, ce sont les tentatives les plus efficaces qui se sont cristallisées différemment dans les différentes cultures sapiennes et qui se sont transmises par l’imitation, l’éducation et l’enseignement des langues.

Mais une constante demeure, toutes les cultures sapiennes ont accédé à la Connaissance du lien de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne, ce qui n’a pas été encore nommé, mais que nous pourrions nommer…

La logo-parturi-coït-indicence | ou coïdence, ou coïdgnose

Ce serait donc la lente et complexe domestication du loup qui aurait permis aux sapiens, à force d’observations et de déductions abstraites, à force d’essais/erreurs, à force de succès oubliés puis retrouvés – le tout s’étalant sur des dizaines de milliers d’années – de comprendre qu’il y avait un lien de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne ; ce qui voulait dire que le mâle y était pour quelque chose dans la reproduction sexuée. Ce qui changeait tout.

Ce qui posait quantité de questions abstraites auxquelles il fallait répondre ; ce qui a accru de manière exponentielle l’énergie cognitive consentie à trouver réponse à ces innombrables questions abstraites ; par exemple : comment faire en sorte que les femelles ne reçoivent pas l’assaut des mâles non-sélectionné pour donner tel résultat génétiquement souhaité ? En tuant les individus non-sélectionnés, en construisant des enclos pour isoler les femelles sélectionnées des mâles non-sélectionnés ? Etc… etc… à l’infini, jusqu’à aujourd’hui…

Des cultures coïdgnotiques se sont dès lors attelées à la domestication d’autres espèces animales, pour profiter de ce que pouvait produire la nouvelle science de la génétique appliquée. En effet, si l’on domestiquait des espèces animales que l’on chassait, on ne serait plus tenus de suivre leurs déplacements. Mais cela posait ensuite le problème de les nourrir, puisqu’elles se déplaçaient pour se nourrir, ou pour se reproduire, justement…

Il a donc fallu inventer l’agriculture pour nourrir les troupeaux de bœufs, de chèvres, de moutons ou de poules, qu’on avait apprivoisé,es. Cela a mis quelques milliers d’années à se mettre au point, mais cela est advenu, et c’est advenu il y a ± 10k ans AP notamment dans le croissant fertile…

Ce qui a provoqué la sédentarisation d’un nombre toujours plus grand groupes sapiens. Ce qui a permis d’accroître considérablement le nombre d’individus capables de se nourrir convenablement et de faire croître le nombre d’individus membres d’un même groupe. Ce qui a permis de créer le principe même de propriété du sol, propriété d’un territoire cultivé donné ainsi que l’ensemble de nouveaux modus operandi devant gérer la vie dans les nouvelles Cités de milliers voir de dizaines de milliers d’individus… 

Le patriarcalisme débilitant

Certaines cultures coïdgnotiques sont devenues plus que d’autres obsédées par la coïdence. Ne suffisait pas de savoir que les mâles en général pouvaient y être pour quelque chose dans la reproduction animale et sapienne, voire végétale, il fallait trouver comment faire en sorte que chaque mâle puisse démontrer qu’il était bel et bien de co-géniteur de tel enfant né de telle femme, ce qui posait des problèmes considérables puisque jamais ne s’était posé la question de savoir quel mâle était le « père » de tel enfant. 

Pour le comprendre ce qu’il a fallu mettre au point, il faut comprendre que le principe de paternité n’existait pas, ce qui peut nous sembler impossible. Il n’y avait pas une telle chose qu’un père et une mère. Les sapiens copulaient, comme copulent par exemple les bonobos, ces primates nos cousins, n’importe comment, avec n’importe qui. Naissent des rejetons, nourri,es au sein par les femelles, et élevé,es par le groupe, par le village.

Pour faire passer telle culture animale ou sapienne d’une culture sans père, à une culture patriarcaliste, il fallait mettre au point une très grande quantité de modus operandi devant modifier les comportements de chacun,e des individus membre du groupe. Ce qui n’allait pas de soi et qui a mis des millénaires à se mettre au point en même temps que se mettait au point la domestication de plusieurs animaux, la mise au point de l’agriculture, de l’urbanisme, du calcul, de l’écriture et des… religions.

L’invention des religions

Il s’est avéré que la création d’une autorité abstraite, supérieure aux hommes et aux femmes, était le plus efficace des moyens pour obliger chaque individu à respecter ce que l’autorité décrétait. Par exemple, appliquer aux cultures sapiennes, ce qui avait été mis au point pour contrôler les naissances des animaux qu’on avait domestiqué pour obtenir des races devant subvenir aux besoins des sapiens, pour se nourrir, se vêtir, garder les troupeaux et les maisons, chasser, cultiver, se transporter et transporter des charges utiles, voire aussi se divertir ou divertir les enfants.

Par exemple, créer des enclos physique ou métaphysique pour que les femmes soient isolées des mâles non sélectionnés par Le Père géniteur qui était le gardien de la virginité de « SES » filles, et qui choisissait un mâle devant en devenir à son tour le gardien, et ainsi de suite. Ce qui n’allait bien sûr pas de soi dans une culture égalitariste matrilinéaire où les femmes disposaient d’elle-même sans problème. La religion s’est avérée être très efficace pour que s’impose une nouvelle culture patriarcaliste.

D’autres cultures moins obsédées par la coïdence, sont demeurées matrilinéaires et certaines ont continué à réserver aux hommes un rôle autre que dominant, comme dans certaines cultures asiatiques par exemple, ou celle des Premières nations d’avant la colonisation européenne.

Il s’est avéré que le nec plus ultra de la performance cognitive de l’abstraction fut l’invention abrahamique d’un seul Dieu, mâle, comme de raison… Une invention perfectionnée plus tard par les chrétiens, en ajoutant à l’abstraction du seul Dieu mâle, l’abstraction du Dieu fait homme, de la Sainte Trinité et de l’éternelle virginité de la Vierge Marie. Le monde arabe s’est inventé quant à lui, un seul Dieu coranique abrahamique adapté à sa culture. Les sikhs du Penjab on fait plus tard de même.

Le récit de la Genèse garde, sans en nommer la cause, le souvenir d’un monde paradisiaque où la Connaissance de la coïdence ne corrompait pas toute chose, jusqu’à produire un monde nouveau qui faisait des sapiens des quasi dieux et déesses distinct,es de l’animalité naturelle, voire aussi de la nature elle-même au point de menacer la vie des grands mammifère sur terre du seul fait de vivre comme nous le faisons depuis ± 10k ans après que l’on eut mangé le fruit défendu de l’Arbre de la Connaissance, à savoir la Connaissance abstraite coïdgnotique. Un concept présent dans Sapiens de Yuval Noah Harari.

« Allez… multipliez-vous et dominez la nature partout sur la terre ! »

Comme de fait, ce qui fut fait… au point de dominer la nature… jusqu’à la menacer de destruction.

Procrépistémologie | la science de la cause des causes

Il est question aujourd’hui de fonder la procrépistémologie, la science des sciences qui étudie et rassemble l’ensemble des connaissances liées au phénomène civilisationnel de la procréation coïdgnotique – la procréation sexuée consciente – afin de comprendre comment s’est organisée, développée et perfectionner la culture patriarcaliste coïdgnotique autocrate, sexiste, machiste, raciste inégalitaire, productiviste irresponsable qui a produit depuis ± 10k ans ce qui permet aujourd’hui aux sapiens de menacer leur propre survie si cette culture n’est pas radicalement changée – changée à la racine.

Pour cela, pratiquement toutes les sciences sont conviées à se pencher sur un même champ d’étude, à savoir, l’apparition dans les cultures sapienne préhistoriques de la coïdence. Il est question donc de valider/invalider – documenter – la théorie qui s’en réclame.

Pour cela, les chercheur,es et les meilleur,es spécialistes en paléontologie, anthropologie et en histoire des cultures pré-historiques doivent se pencher sur la question. Parallèlement, les historien,nes des religions, de la philosophie, de la sociologie, de la psychologie, etc, ont de quoi faire pour faire progresser la Connaissance du phénomène coïdgnotique dans leurs champs d’études respectifs, non sans faire les liens qui s’imposent entre leurs différentes disciplines.

Étant donné le manque de données probantes en terme de culture sapienne pré-historique, il faudra développer une méthode scientifique capable de valider/invalider les différentes hypothèses possibles, faute de preuves ou documentation patente. Il faudra admettre un certain niveau d’incertitude, afin de progresser. À défaut, il sera impossible d’avancer, ne serait qu’admettre quelqu’hypothèse que ce soit. Il faudra procéder souvent par déduction.

La question est : quand donc les sapiens ont-ils accédé à la coïdence ?

Poser la question c’est d’abord admettre que cette connaissance qui nous semble « naturelle » est éminemment culturelle, non pas innée mais acquise ; il faut d’abord admettre qu’elle est un fait de culture, un fait de connaissance abstraite acquise par déduction et transmissible par la culture. En effet, dès lors qu’on écarte cette connaissance de notre culture, dès lors qu’on se transpose dans l’histoire sapienne antérieure à la sédentarisation de populations sapiennes, qu’est-ce donc qui peut nous permettre de savoir que le mâle à un rôle à jouer dans le fait que les femelles enfantent…? Rien… les sapiens copulent, les femmes enfantent, les hommes pas… il n’y a rien qui permet de déduire qu’il y a un lien de cause à effet entre copulation et parturition. C’est comme ça, c’est tout, et ce, pendant ± 190k ans, ça s’arrête là…

Les populations animales mammifères du genre homo, puis celles de l’espèce sapiennes, animales, mammifères, nomades, suivent depuis plus de 2,8M d’années la transhumance des troupeaux animaux qu’il,elles chassent ( généralement d’autres mammifères ), pour se nourrir, se vêtir, et ce, en étant toujours à distance de ces autres animaux sauvages. Ce qui a fait en sorte que ces migrations étalées sur ± 160 000 ans ont permis aux sapiens de s’implanter du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest sur tous le continent EurAfricAsien ( Afro-Eurasie ), jusque sur ses îles du pacifique ( Asie du Sud-Est : Philippines, Indonésie, etc ) dont aussi, mais plus tard, l’Océanie ( il y a entre ± 70k et 40k ans ) ; et plus tard encore en ce qui concerne les Amériques, vraisemblablement par le biais de plusieurs vagues successives de peuplement survenus entre ± 40k et 13k ans AP ( avant le présent)..

Que s’est-il passé il y ± 10k ans pour que toute la culture sapienne bascule brusquement, notamment dans le Croissant fertile ( Proche-Orient ), du mode nomade au mode sédentaire, basculement qui n’a pu se produire que grâce à la progressive domestication de plusieurs espèces d’animaux et à la difficile mise au point des techniques d’élevage en troupeaux ; que grâce à l’invention et le développement des techniques de plus en plus sophistiquées de l’agriculture nécessaire à la production de nourriture ces troupeaux herbivores ou granivores, dès lors privés de transhumance puisque captif des éleveurs sapiens ; ce qui a provoqué, la formation et l’élévation des Cités et l’aménagement de ses campagnes nourricières environnantes, le développement accéléré de la culture, de l’invention de l’écriture à celle des mathématiques, du celle commerce à celle du patriarcalisme, de celle des religions polythéiste à celles abrahamiques à dieu unique… etc, et ce, en moins de mil ans sur une Histoire qui en comptait ± 175 mil, jusqu’à aujourd’hui ?

Le seul événement notable en mesure d’être la cause des causes de ce brusque renversement paradigmatique culturel sans précédent serait… la domestication du loupLoup gris (Canis lupus), survenue il y a ± 30k à 15k ans… loup, du coup, devenu chien…

Or en quoi la domestication du loup peut-elle provoquer l’accès à la connaissance du lien de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne ? Enfin, en quoi cette connaissance change-t-elle toute la culture sapienne de l’époque ?

He bien… voici mon hypothèse… l’accès à la coïdgnose

À force d’avoir accès de proche aux loups, à leurs court cycle de vie, courte gestation ; à force d’observer que si on ne disposait que de femelles, il n’y a avait pas parturition, on aurait fini par déduire que le mâle y était pour quelque chose et que cela devait se passer lors du coït. Cette capacité de déduire typique du raisonnement abstrait, de l’abstraction ( par opposition à l’ordre du concret ), les sapiens en sont venu,es à manipuler de plus en plus souvent, nombre de notions abstraites de plus en plus nombreuses et de plus en plus complexes, jusqu’à comprendre comment faire s’accoupler tel chienne à telle chien, connu pour l’excellence des capacités de chasse… jusqu’à produire telle race de chien plutôt que telle autre… Jusqu’à comprendre qu’on pouvait aussi domestiquer d’autres animaux utiles à de multiples fins nourricières ou utilitaires… ce qui fut fait par la domestication des poules pour les oeufs, des chèvres pour le lait et la peau, les moutons pour la laine, le cochon pour la viande, la vache pour le lait, la peau, la viande et le labour, le cheval pour le transport des charges et des personnes, etc… Tout ça, en moins de 1 000 ans… mais qui a mis ± 10 000 ans à se préparer… entre la domestication des premiers loup et l’apparition des premières Cités dans le Croissant fertile.

Une découverte récente dans l’Histoire sapienne vielle de ± 200 000 ans :
la découverte date d’à peine ± 27 000 ans tout au +, sinon, moins de 15 000 ans.

Pendant ± 175 000 ans, les cultures sapiennes ont vécu, se sont multipliées partout sur la planète, sans avoir eu accès à cette Connaissance.

De la conscience et de la Connaissance pour les Sapiens, voire aussi pour les animaux du genre Homo, du lien de cause à effet entre coït et reproduction sexuée ( logoparturicoïtincidence ou coïdgnose ).

Quand donc les animaux du genre Homo ont-il,elles compris que les mâles avaient un rôle à jouer dans la parturition animale ? Manifestement, cette compréhension est récente dans l’histoire de l’humanité, du moins, ce n’est que très récemment qu’elle s’est incarnée dans la culture sapienne sous forme de culture plus ou moins patriarcaliste, intégrant le principe de « paternité ».

Manifestement il s’agit d’une découverte récente dans l’Histoire sapienne vielle de ± 200 000 ans, cette découverte s’est produite il y a à peine ± 25 000 ans tout au +, et ce serait grâce à la domestication du loup. C’est dire que pendant ± 175 000 ans, les cultures sapiennes se sont construites et développées sans avoir eu accès à cette Connaissance en attribuant au seul pouvoir féminin, le fait de donner naissance aux générations assurant la survie de l’espèce.

Coïncidence !? Tout a changé avec la sédentarisation des populations sapiennes survenue peu de temps après la domestication du loup…

C’est donc dire qu’il y a plus ou moins 25 000 ans s’est produit un événement ou une suite d’événements extraordinaires menant à la découverte du rôle co-géniteur du mâle dans la reproduction sexuée animale, une découverte qui a tout changé dans les cultures sapiennes, jusqu’à leur donner le pouvoir de menacer les écosystèmes naturels de manière telle, aujourd’hui, que la survie de la plupart des mammifères, voire aussi de la plupart des animaux est menacée par le réchauffement climatique.

Ce Giga-bang sociétal à l’origine de toute culture sapienne contemporaine dotée du pouvoir de détruire l’équilibre naturel ayant permis l’émergence et le développement du genre Homo, consacre la rupture d’avec ce que le récit de la genèse abrahamique désigne comme étant le « Paradis terrestre », là où l’accès à l’Arbre de la Connaissance était interdit. Il y a eu un avant et un après. Un avant paradisiaque, convivial et écologiste, et un après infernal, irresponsable.

C’est cette mutation essentiellement culturelle ( intellectuelle), qui est à l’origine de la domestication de maintes espèces animales ouvrières et nourricières par les sapiens qui serait elle-même à l’origine de la sédentarisation des populations sapiennes que rendait possible cette large domestication de nombres espèces animales ; large domestication qui est à l’origine de tout ce qui s’en est suivi, à savoir, un extraordinaire développement technique, intellectuel et scientifique qui se déploie dans la culture sapienne comme une formidable conflagration ayant comme combustible l’incarnation dans le concret d’une notion abstraite perçue comme capitale, à savoir, le fait de savoir qu’il y avait un lien de cause à effet entre coït et naissance, entre copulation et reproduction.

Une Connaissance qui transforme le rapport des sapiens d’avec la nature dont ils sont parties, qui a métamorphosé radicalement les cultures sapiennes jusqu’à doter les sapiens de tout ce qu’il faut pour détruire la nature du seul fait d’exploiter ses ressources naturelles pour vivre et se développer.

En à peine quelques millénaires seulement, cette Connaissance s’est cristallisée lentement mais sûrement dans les cultures sapiennes de manière à échafauder, construire, développer et assembler toutes sortes de dispositifs culturels créant les conditions propice au développement exponentiel des Connaissances abstraites qui modifient concrètement l’équilibre écosystémique naturel. Après ± 190 000 ans d’évolution sans « Histoire » (soi-disant la pré-histoire), les sapiens parviennent en moins 10 000 ans à dominer la nature. De la domestication du loup à la domestication d’autres animaux qui rend possible la sédentarisation des populations sapiennes il y a ±  9 000 ans AP ( avant le présent ) ;  ce qui consacre la fin de la « pré-Histoire » ; une sédentarisation des sociétés sapiennes qui change tout.  La domestication de plusieurs espèces animales, se développe et parvient à mettre au point tous les dispositifs rendant possible l’élevage en troupeaux sans qu’ils n’aient à migrer constamment.

Schéma-01

 

± 2,8M d’années de culture du genre homo acoïdgnotique

dont ± 400k ans de culture néandertalienne et ± 170k ans de culture sapienne

Des cultures ignorant ou faisant peu de cas de la Connaissance du rôle du mâle dans la reproduction animale et sapienne. Des cultures dites « pré-historiques »… dont on sait peu de choses puisque n’ayant pas laissé de traces civilisationnelles d’envergure ; à l’exclusion d’ossements et d’outils.

 

Schéma-02-4

 

La coïdgnose | logoparturicoïtincidence

Pour cela, il fallait leur procurer les aliments, ceux qu’on est parvenu à produire par l’agriculture. Ce qui a ensuite engendré l’édification de cités et la mise au point d’une architecture de plus en plus développée et techniquement sophistiquée ; l’invention du calcul et de l’écriture permet de rendre concrètes les abstractions de plus en plus complexes désormais parties des cultures sapiennes. La monnaie d’échange, permet pareillement, de rendre concrète plusieurs abstractions parties des Connaissances sapiennes de plus en plus nombreuses et sophistiquées.

Tout ça parce que des loups opportunistes ont trouvé bien commode de suivre les sapiens nomades afin de se nourrir plus facilement de leurs restes de chasses et de tables. De cette rencontre est né le chien, le meilleur ami de l’Homme, et pour cause… si l’Homme est un loup pour l’Homme, ce n’est pas étonnant quand on sait que le loup a produit ce que l’Homme est aujourd’hui devenu. Ne reste qu’à le comprendre pour inventer autre chose que ce qui a été inventé grâce au loup.

Pendant ± 200 000 ans les sociétés sapiennes se sont reproduites, comme M. Jourdain faisant de la prose, sans « savoir » que le coït était à l’origine de la parturition animale et sapienne et de ce qui leur permettait de se reproduire et de survivre à la mort des individus, à savoir, la culture. La Connaissance de plus en plus intime de la reproduction sexuée animale, du fait de l’accès à cette intimité grâce à la domestication, a provoqué un choc culturel gigantesque qui a tout changé dans les cultures jusque-là ignorantes de ce fait. Ce qui est à l’origine de tout ce que nous connaissons aujourd’hui et la base de ce sur quoi est fondé ce qui structure les cultures sapiennes contemporaines. En moins de ± 9 000 ans, elles sont passées de l’Âge de pierre à la haute technologie ; passées de la pré-histoire à l’histoire.

Ce n’est que par une observation attentive longue et patiente, qui a mis des millénaires à se confirmer dans la conscience, à force d’essais erreurs, qu’on a pu par déduction comprendre qu’il y avait un lien de cause à effet entre coït, parturition et descendance, comprendre que la reproduction était sexuée, comprendre que la parturition, la mise bas, l’enfantement par les femelles et les femmes, n’était pas un fait du seul pourvoir féminin. Le mâle y était pour quelque chose et cela se passait lors des accouplements, cela avait à voir avec l’éjaculation et avec ce qui sortait du corps du mâle et qui était déposé dans le corps de la femme ou des femelles animales. Le coït avait désormais non seulement une fonction, mais aussi, et surtout, un sens. Les sapiens se sont nommés ainsi parce qu’ils « savent » trouver à toute chose un sens

Certaines cultures contemporaines conservent maints récits ou croyances archaïques qui témoignent de cette évolution de la logoparturicoïtincidence, mieux encore, ce qui reste de ce qui a précédé la paterépistépiphanie. En Chine par exemple. Les Mosos1 perpétuent, en partie du moins, l’idée que le mâle n’est pas le géniteur, son sperme ne serait que, telle l’eau de la pluie qui fait pousser les plantes, un élément distinct du pouvoir géniteur de la femme qui elle, serait fécondée par les dieux ( une réplique à la prétention patriarcaliste génitrice de l’idée de Dieu ). La société est structurée de manière matrilinéaire. Les enfants de la matriarche vivent toute leur vie dans la maison de la mère. Tout est la propriété de la lignée et il n’y a pas d’héritage. Ainsi les frères et sœurs de la matriarche vivent dans la maison de la lignée. Les enfants des femmes de cette lignée sont élevé,es par les oncles tantes, frères et sœurs. Cette petite ethnie compte de 30 000 à 50 000 habitants.

Les anthropologues pourront citer de nombreux autres exemples de cultures témoignant d’un autre type de structure des cultures que le modèle patriarcaliste patrilinéaire partie du « patrimoine » de l’Humanité. Mais comme l’a dit l’anthropologue québécois, Pierre Maranda, qu’en est-il du « matrimoine » des sapiens ?

Il y a eu un avant et un après l’accès à cette Connaissance. Avant, les sapiens copulaient, neuf mois plus tard les femelle mettaient bas, des enfants naissaient, et grandissait dans la tribu sans plus. Un jour, il en fut autrement. Les sapiens ont compris que le mâle avait un rôle à jouer. Le pouvoir géniteur du mâle avait été découvert. Certaines cultures ont été obsédées par cette Connaissance abstraite. C’est le fait de manipuler par déduction ces abstractions qui a produit les cultures et civilisations que nous connaissons, essentiellement patriarcaliste. Et pourquoi donc sont-elles patriarcaliste ? Parce qu’elles ont été transformées par tout ce qu’engage le fait d’incarner dans le concret ( dans ce qui croit ensemble ), l’abstraction que constituent le fait de comprendre qu’il y a un lien de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne. L’incarner dans le concret cette abstraction qui fait du mâle un co-géniteur consiste à trouver comment démontrer que non seulement « le mâle » est co-géniteur, mais plutôt comment démontrer que tel mâle est bel et bien le géniteur de tels enfants né,es de telle femme. Ce qui a posé quantité de problèmes qui n’ont pu être résolus qu’à force d’inventer quantité de dispositifs culturels des plus simples au plus sophistiqués. Ce qui a mis des milliers d’années à se constituer.

Qu’est-ce donc qui a pu provoquer cet accès nouveau à cette Connaissance. Tout me semble concorder pour pointer la domestication du loup. C’est le fait d’avoir eu accès à un cycle reproducteur 3 fois moins étendu dans l’espace-temps qui a pu faire comprendre par déduction à tel groupe de sapiens, qu’il y avait un lien de cause à effet entre coït et parturition animale et sapienne ( logoparturicoïtincidence ) et que ce lien pouvait tout changer, notamment quant au fait de contrôler les caractères de la descendance de telle lignée de chien.

Les sapiens aurait à force compris qu’en faisant s’accoupler tel mâle choisi pour telle qualité ou aptitude, et telle femelle choisie pour telles semblables spécifications, on parvenait à obtenir telles performances des chien,nes issu,es de telle lignée ( diagnogenèse ( diagnose= Connaissance qui s’acquiert par l’observation / genèse=créer) ; ont compris pour ce faire qu’il fallait isoler les femelles des mâles qu’on choisissait pour se reproduire, et que pour cela soit on tuait les indésirés, soit on créait des enclos, pour que les femelles n’aient accès à tel mâles et non pas à tel autre.

À force d’observations, de déduction et de compréhension des multiples liens de cause à effet, les sapiens ont compris ils y a de ± 40 000 à 15 000 ans AP, qu’ils pouvaient appliquer cette Connaissance abstraite, et transmissible de génération en génération, à l’apprivoisement d’autres animaux de manière à ce qu’ils n’aient plus à suivre les migrations des animaux qu’ils chassaient, puisqu’ils pouvaient les « élever » de bêtes sauvages incontrôlable en animaux domestiques. C’est l’expertise développée avec les chiens pendant ± 5 000 ans, qui par déduction a fait apparaitre possible l’apprivoisement d’autres animaux sauvages alors même qu’une telle chose semblait impossible.

Non sans cesse exiger de nouvelles inventions, par exemple développer un langage capable d’exprimer, de nommer, d’ordonner ces connaissance abstraites acquises par déduction, pour que la Connaissance acquise ( culture = ce qui est acquis, ce qui s’ajoute à l’innée ), puisse se transmettre de génération en génération. Ce qui n’a pas manqué de prendre des milliers d’années avant que d’autres animaux soient apprivoisés. L’apprivoisement du loup s’étant en quelque sorte fait naturellement et mutuellement. On pourrait même dire que c’est le loup qui a apprivoisé les sapiens. Ce sont les loups opportunistes qui habitant le même territoire et se nourrissant des même proies, qui ont approché de plus en plus intimement les sapiens ; ce rapprochement a fait en sorte que des Canis lupus se sont métamorphosés en espèce canine moderne, distincte des loups gris ; une espèce qui s’est adaptée à la nourriture des sapiens composée d’amidon, après l’invention de l’agriculture, ce que ne peuvent pas digérer les loups. « Les plus anciens restes de chien domestique ont été trouvés à Předmostí en République tchèque (26 000 ans AP[Avant le présent]), dans les grottes de Goyet en Belgique (31 700 ans AP ) mais surtout en Sibérie (33 000 ans AP) où a été trouvé le « chien de l’Altaï ».

Cette expertise aurait permis que se cristallise l’idée abstraite de la supériorité sapiennes sur les autres animaux, l’idée abstraite de la supériorité de la culture ( de l’acquis, transmissible ), cependant qu’on domestiquait la chèvre, l’auroch ( Bos taurus ), le zébub, le sanglier (cochon), etc… non sans favoriser, rendre possible, permettre, la sédentarisation sapienne notamment dans le croissant fertile il y a plus ou moins 10 000 ans AP.

Pour se représenter aujourd’hui ce que représente le fait d’avoir accès à cette Connaissance et accès à ce qui entoure la contemporaine évidence de ce rôle du mâle dans la reproduction sexuée et tout ce qui s’est construit autour de cette Connaissance de base, il faut faire un effort immense. À commencer par se représenter le fait que cette Connaissance a été acquise à un moment donné et qu’elle n’a pas toujours été connue de « l’Homme ». Cet effort de représentation tout aussi déductif n’a jamais été consenti de manière exhaustive et scientifique.

Voilà ce à quoi nous convie la procrepistemologie. L’étude de ce qui a provoqué la découverte du rôle du mâle dans la reproduction sexuée animale et sapienne, et ce qui a découlé de cette découverte, à savoir toutes celles qui font ce que nous sommes aujourd’hui, de l’invention de l’écriture, des saintes Écritures, à Dieu, en passant par la domestication des animaux, l’agriculture, les arts, et autres sciences et faits de cultures, dont le partiarcalismes est le mode d’organisation sociétale le plus performant, au point d’écraser tous les autres.

Ce que nous nommons, logoparturicoïtincidence : la connaissance du lien entre coït et parturition.

En science pure, notre quête de Connaissance concernant l’origine de l’Univers s’arrête là où commence le Big-bang. En science impure – en sciences humaines – l’essentiel s’arrête aussi au Gig-bang de la, au choc gigantesque provoqué par cette Connaissance à l’origine de toutes les autres.

Toutes prennent pour acquis, ou font mine de tenir et prendre pour acquis que la logoparturicoïtincidence est de toute éternité partie des cultures sapiennes à l’origine des cultures humaines actuelles. L’Homme a toujours été ce qu’il est et ce qui s’est passé pendant les 200 000 ans de la pré-Histoire en manière de culture, nous est difficilement accessible et partant ne nous intéresse pas. On s’est arrêté, on s’arrête après le Gig-bang de la logoparturicoïtincidence.

Mais que s’est-il passé avant ? Et comment ce Gig-bang a-t-il pu se produire ? Nous avons, comme en science pure concernant le Big-bang, que peu d’éléments pour le déduire. La Procrépistémologie se propose de rassembler ce que nous connaissons à cet égard.

Nous avons déjà des indices et le fait de les rassembler, et de rassembler les chercheur,es concerné,es par ce champ d’études nouveau, pourrait nous en procurer d’autres. En matière de Big-bang, autant la physique que la chimie et les mathématiques sont convoquées, voire aussi la philosophie, la théologie, l’ethnologie, la sociologie, qui sont directement concernées par la question.

En matière de Giga-bang sapiens lié à la logoparturicoïtincidence, il en va de même. Toutes les sciences humaines sont concernées par la question. Peut-être est-ce du reste, ce qui peut expliquer le fait qu’aucune n’ait creusé la question jusqu’à ce jour. En effet, de la paléontologie à la linguistique, de la théologie à la zoologie, des sciences politiques à la psychologie et autres histoire des civilisations, toutes les sciences humaines sont concernées et aucune n’est en mesure d’embrasser la complexité des interrelations liées à l’ensemble des données et questions concernées par la logoparturicoïtincidence. L’idée même de s’engager dans cette voie du seul point de vue, compétences et champ d’action de l’une de ces sciences est très risquée. Ce qui explique aussi sans doute le fait qu’aucune n’a développé d’étude ou discours congruents à cet égard.

Pourtant, à l’heure où l’extrémisme intégriste religieux fait partout des ravages, engageant des guerres modernes toujours parentes des croisades du Moyen-âge, comment croire que ce qui est le fondement de la notion même abstraire de Dieu, n’est pas partie de la donne.

La procrépistémologie pourrait nous permettre d’en connaître davantage quant aux tenants et aboutissants de ce qui fabrique ce retour au fondamentalisme religieux produit dès après le Gig-bang sapiens dont nous connaissons si peu la genèse et l’impact. Toute chose aujourd’hui intimement partie liée au standard de la multi-inter-culturalisation des cultures2 de ce monde, un phénomène justifié par une idéologie en mesure de le constituer ce monde tel qu’uniformément multi-inter-culturalisé. Ce que le catholique rouleau compresseur religieux n’a jamais pu faire, ce sera la mondialisation à sens unique qui sera en mesure de niveler au degré zéro de la culture, l’indice de la richesse culturelle actuelle de l’humanité contenue dans sa diversité culturelle, construite grâce à l’isolement géographique des cultures.

Ce, à l’heure même où ces cultures doivent toutes se préoccuper le la bio-diversité pour survivre, afin qu’elles trouvent la manière de transformer, recycler, ce qui les a structurés et qui les structure toujours et qui a fabriqué un monde dont le crédo consiste à en dominer la nature pour en exploiter sans retenue ni frein les ressources sans distinguer les renouvelables des non-renouvelables, au risque de produire ce qui pourra le détruire ce monde et la détruire cette nature, comme si nous étions nous les humains, extérieurs et surnaturels, capables de lui échapper, et ce n’est plus la science atomique le danger, mais bien le simple fait de consommer, de faire le plein d’essence, ou d’utiliser des sacs et objets de plastiques et autres innombrables sous-produits des énergies fossiles non-renouvelables.

Ici, l’observation et la déduction sont au cœur même des enjeux. Pas étonnant que ce qui est à l’origine de cette culture sapienne actuelle ait été aussi, ce qui nous a permis de déduire des faits, la logoparturicoïtincidence ( ou coïdence ).

Du coup, tout ce qui pouvait être le résultat d’une déduction a acquis valeur suprême. Par déduction, on peut supposer qu’avant, le processus intellectuel de la déduction n’était pas utile. Et pour déduire qu’une action aussi distanciée dans le temps entre coït et parturition pouvait avoir un lien, il faillait sans preuve scientifique, passer du concret à l’abstraction et manipuler toujours plus d’abstractions.

C’est le fait d’avoir à faire face à une abstraction de manière constante dans le concret à l’égard de ce qui est bien présent dans le vécu humain, qui aurait développé de manière exponentielle toutes les capacités d’abstraction des sapiens et qui aurait produit en moins de quelques siècles dans le croissant fertile notamment – mais aussi ailleurs, la domestication de plusieurs espèces animales, après que le loup se soit approché des sapiens jusque-là nomades pour, de manière opportuniste, se facilement nourrir de leurs restes de chasses et de tables. Ce fait naturel d’apprivoisement et de commerce entre espèces différentes aurait permis aux sapiens d’en savoir plus sur le règne animal et le fait d’avoir accès de proche aux ébats entre ces loups devenus chiens, le fait de constater par exemple qu’une chienne sans mâles ne produire pas de descendance, et que plusieurs chiennes accompagnées d’un seul mâle produiront une descendance, aura permis à force d’observation, de déduire la parturicoïtincidence, et engendré tout ce qui vient avec. On n’a qu’à domestiquer qu’un couple des deux sexes pour domestiquer toute une espèce, on n’a qu’à gérer l’accouplement des individus les plus forts, les plus ceci ou cela, pour créer des races distinctes.

Tout cela contemporain ou presque de la disparition des Néanderthaliens, espèce cousine des sapiens. Là-dessus, comme en toutes choses à cet égard, la paléontologie moderne a tout à apprendre et découvrir, mais on commence à postuler que cette disparition est peut-être le fait des sapiens voilà ± 30 000 ans. Ils auraient été exterminés par l’Homme, sinon poussés par lui à l’extinction. Et cela aussi est peut-être lié à la logoparturicoïtincidence. Pendant ± 170 000 ans les Néanderthaliens et les Sapiens aurait évolué et vécu « ensemble », voire ils auraient produit une descendance commune, ( il se pourrait que des échanges les humains actuels seraient descendants de couples composés d’individus des deux espèces ), et tout à coup, les Néanderthaliens disparaissent et on ne sait pas pourquoi.

L’explication pourrait venir des suites de la logoparturicoïtincidence. En effet, maintenant conscient du pouvoir géniteur du mâle, l’Homme aurait vu dans les mâles Néanderthaliens des rivaux qu’il fallait abattre. Ce qui n’avait pas été le cas jusque-là.

Ce qui serait partie à la fois de la culture machiste sapienne comme acte fondateur glorieux et à la fois comme acte honteux, en tant qu’acte manqué partie de la culpabilité dont l’origine a été occultée et sublimée dans le regard de Dieu, en tant que péché originel. Savoir qu’on a été à l’origine de la disparition d’une espèce sapienne qui avait droit à sa survie comme les autres ne peut manquer de traumatiser l’humain.

C’est Caïn tuant Abel. À la fois le fondement de la honte judéo-chrétienne et sa valorisation universalisante et totalitaire capable d’avoir droit de vie et de mort sur les êtres naturels, animaux et autres humains. Le racisme serait constitué à même les mêmes gènes culturels produit par la logoparturicoïtincidence.

Toutes choses qui ne sont qu’à l’état de théorie, le fondement de toute Connaissance. Reste à les valider et contredire. Et la zoologie pourrait être encore, en tant qu’observation de faits naturels dont on peut déduire un certain nombre de choses utiles, être d’un grand secours. En effet, les animaux sont-ils conscients de la parturicoitincidence ?

Si c’est oui, il est fort à parier que la logoparturicoïtincidence est bien antérieure à ce que postule la présente théorie et serait déjà un fait naturel partie des cultures animales ayant été à l’origine des espèces sapiennes. Mais alors, comment expliquer que si des animaux mâles semble conscients que leur coït avec la femelle de leur choix a produit une descendance dont ils sont les géniteurs, et ce serait pour cela qu’ils les couvent ou s’en occupent et qu’ils protègent, comment expliquer que d’autres espèces produisent une culture où les mâles ne s’en occupent pas du tout ?

Qu’est-ce qui fait que la logoparturicoïtincidence produit ou pas une culture machiste et patriarcaliste et des structures sociales patrilinéaires ? Pourquoi certaines espèces se soucient gravement de la parturicoïtincidence et d’autres pas ? Sans parler du fait que si les animaux ont accès à la coïdence, c’est donc dire qu’ils sont capables de déductions abstraites fort complexes, de conscience donc. Les sapiens ne seraient pas les seuls à être « sages », capables de jugement.

Et si les animaux n’en sont généralement pas ou totalement pas conscients, c’est donc que les sapiens l’ont compris à un certain moment, l’ont « pris », intimement, en ont fait quelque chose qui est désormais « avec » le reste de ce qu’ils étaient, et qui est désormais « compris » dans l’ensemble de leur Connaissance. Cela n’est pas inné, c’est un fait acquis de culture, qui a donc été acquis à un moment donné, et dont l’acquis a été transmis. La transmission de cet acquis abstrait était cruciale, puisque cet acquis avait mis tant de millénaires à se machiner et construire. Pour le transmettre cet acquis abstrait, rien de mieux que d’en incarner l’évidence abstraite dans le concret de la vie sociale et culturelle. La notion de propriété de mâle devenait essentielle. Il était géniteur d’une descendance, puisque c’était lui le créateur, ce que produisait le mâle était donc lui-même, donc SA propriété, et pas celle d’un autre. Encore fallait-il néanmoins prouver que les enfants de la femme dans l’utérus de laquelle il avait déposé SA semence, ne soit pas fertilisée par la semence d’un autre mâle concurrent, car en ce cas, comment distinguer ce qui est la propriété de l’un et de l’autre, c’est Salomon qui tranche la question et pas question de couper un enfant en deux. C’est le propre de l’in-dividu, il ne peut être divisé. Une autre solution doit pouvoir s’imposer. Il faudra donc appliquer à l’humain, ce que l’humain a appliqué à ses troupeaux, isoler au besoin les femelles des mâles et ne leur procurer d’accès qu’à un seul, le plus fort et le plus vigoureux. Un seul suffit à fertiliser toute une descendance.

Mais on a appris aussi que ce même mâle ne pouvait indéfiniment fertiliser sa propre descendance, sans que soient produits des rejetons déficients, malades et ne survivant à terme que rarement au sevrage. D’où le tabou de l’inceste.

Tout cela étant accessible à l’observation, parce que la vie des animaux domestiqués dont on pouvait observer le cours, est plus courte que celle des sapiens. Ainsi, on pouvait observer plus aisément en une seule vie, ce que la logoparturicoïtincidence pouvait contenir comme conséquences biologiques, et sociétales appliquées aux humains. Ce qui est plus difficile sans ce recours, ce qui peut expliquer pourquoi les sapiens auraient mis 170 000 ans avant de découvrir la chose, le sexe en somme…

En effet, dans une société sapienne, naissent des enfants du corps des femmes et si on n’a pas accès à la coïdence on ne sait pas pourquoi ils naissent sains ou malades et ce qui les fait mourir prématurément, on ne sait rien du tabou de l’inceste par exemple et seul l’instinct sexuel est en cause pour favoriser l’accouplement hors lien parental quand c’est possible, si ce ne l’est pas, l’instinct prévaudra. À telle enseigne que les animaux privés d’apports autres que d’une même ascendance s’accoupleront entre père et fille, mère et fils, frères et sœurs, « consciemment » ou pas de la piètre performance de tels processus de reproduction, c’est le mythe d’Œdipe qui incarne et explique l’importance de la logoparturicoïtincidence. Il est crucial qu’elle soit concrètement affichée et que soit affichée en toutes lettres la distinction entre instinct animal et Connaissance sapienne, étant donné le fait que l’humain est plus que la plupart des animaux un animal social, grégaire dont l’isolement communautaire peut provoquer la disparition à force de consanguinité.

Dans des cultures sapiennes n’ayant pas accès à la coïdence, seuls l’instinct et le hasard du caractère multi-sanguin des communautés ont pu assurer un avenir à la reproduction sapienne, dont le mélange avec les Néanderthaliens – si, contrairement à ce que l’on a cru longtemps, il faut donner crédit à ce que de récentes recherches génétiques engagent.

Dans tous les cas, ces questionnements posent de manière nouvelle l’interrelation entre Nature, conscience et cultures animales ; sapiennes et autres. D’où l’idée de créer une spécialité multidisciplinaire pour y trouver réponses, la procrepistemologie.

Pour ce faire, une thèse initiale pourrait être produite et soumise à l’attention des autorités scientifiques appelées à la valider. Ce qui pose un problème de taille, en effet, qu’elle science est en mesure d’en chapeauter l’exercice si toutes sont convoquées de différentes manières sans qu’aucune seule soit en mesure d’embrasser ne serait-ce qu’une partie significative. Aussi, j’ai formulé le projet qui consiste en en faire la défense et illustration dans ce qui pourrait le mieux permettre d’avancer à cet égard. Soit, la création d’une tout sous forme de proposition visant à créer une UFR-Unité de formation et de recherche universitaire en procrepistemologie3 rassemblant des spécialistes de toutes les sciences pures et impures intéressé,es par la question.

Comment ce faire sinon en sollicitant l’attention d’une université, lieu par excellence de l’avancement de la Connaissance sapienne. J’ai donc formulé le projet sous forme de lettre adressée au président de l’une d’elle, à savoir, la Sorbonne.

On trouve donc au lien suivant le document annexé à cette lettre qui décrit sommairement ce dont il est question si une université décide de s’intéresser à mettre sur pied une telle unité de recherche et de formation.

Création d’une UFR de Procrépistémologie à la Sorbonne | Paris IV

Luc Archambault | Peintre, sculpteur, graphiste, céramiste… procrépistémologue et citoyen | Lévis, Québec | 2010 02 15 – 2015 03 02 10

 

1  Moso, (chinois: 摩梭 ; pinyin: Mósuō), une ethnie du sud-ouest de la Chine à la frontière des provinces du Yunnan et du Sichuan, sur les contreforts de l’Himalaya, à proximité de la frontière avec la région autonome du Tibet ( Wikipédia MOSO )

2  « De l’oeco-culturalisme | pour en finir avec le standard de la multi-inter-culturalisation des cultures »
par Luc Archambault | DÉMOCRATIE 101 – | 2014 01 10 |

3  Procrépistémologie : recherche et étude du procrépistémologos des cultures sapiennes et des dispositifs culturels, sociétaux ou religieux, profanes ou sacrés, élaborés et mis en place à telle période donnée de l’Histoire sapienne, de la préhistoire à nos jours, par la culture économique, politique, philosophique, écologique, psychologique, idéologique, scientifique, artistique, éducationnelle et comportementale de telle civilisation, société, état, croyance ou religion ; Étymol. Du latin procreatio. / du grec ἐπιστήμη, epistêmê ( science ) / du grec ancien λόγος, logos ( parole, discours ) ; Littéral. : science de la connaissance associée à la procréation.

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