Questions/Réponses | L’État du Canada obtient le consentement du Peuple !?

Papineau-P167-345

Lire aussi mot-clé : Louis-Joseph Papineau

Comment peux-tu affirmer valablement que l’État du Canada est une dictature d’occupation ?

Ce qui distingue la nature dictatoriale d’un État de la nature démocratique d’un autre, c’est le fait que l’État émane du Peuple. Il émane du Peuple quand et seulement quand il obtient l’aval et libre et éclairé consentement du Peuple, et jamais aussi clairement que par référendum, comme ceux qui se sont tenus dans au moins 22 états ( Cf : Liste des États disposants d’Actes constituants validés par référendum ), notamment en Australie depuis 1901, en Irlande depuis 1937, en Islande depuis 1944, en France depuis 1946, etc…

Ce qui ne résout pas tous les problèmes reliés à la démocratisation politique, culturelle, sociétale et économique des sociétés sapiennes et des États de ce monde ; ce qui résout néanmoins un problème essentiel, à savoir, dans le cas où un référendum constituant a été tenu, démontrer que Le Peuple a au moins eu l’occasion de se prononcer nommément et directement sur la nature et le contenu des Actes constituants de l’État qui gouvernent les gouvernements qui gouvernent Le Peuple. 

Dans le cas où un référendum constituant n’a jamais été tenu, dans le cas donc où l’État s’est auto-constitué avant la moitié du 20e siècle le plus souvent – aux États-Unis par exemple, ou au Royaume-Uni – et pour déterminer dans quelle mesure Le Peuple approuve la nature et le contenu des Actes constituants de l’État qui s’applique au territoire national du Peuple ( Constitution ou, à défaut, le « Common law » ( l’usage commun, droit commun, droit coutumier ) britannique ) « un système bâti essentiellement sur le droit jurisprudentiel par opposition au droit civiliste ou codifié. » ( Wikipédia -Common law- ), il faut répondre aux questions suivantes.

  • Est-ce que des instances élues par le peuple ( députation, gouvernements, etc. ), ou émanant du Peuple ( mouvements citoyens de grande ampleur ou grands partis politiques de masse ) ont exprimé ou expriment leur franche opposition aux Actes constituants de l’État qui s’applique à bons droits constituants ou contre la volonté libre du Peuple, ou au contraire, ont exprimé une adhésion à ces Actes constituants ? 
  • Le fait pour Le Peuple de ne pas avoir l’occasion de se prononcer sur les Actes constituants qui s’appliquent à son territoire national suffit-il à valider démocratiquement de tels Actes constituants ? Autrement dit le défaut de n’avoir pas donné l’occasion au Peuple de se prononcer peut-il justifier qu’on tienne pour valide ce qui n’a jamais été nommément validé ?
  • Le fait pour Le Peuple de ne pas faire la révolution − et de plutôt vaquer à ses occupations − peut-il justifier qu’on tienne pour valide des Actes constituants qui n’ont jamais été soumis à l’aval du Peuple ?

Aux États-Unis par exemple, là où l’estime des Actes constituants de l’État est plus que largement répandu et confine à l’adoration, aucun parti politique de masse, aucune députation élue ni dans les États fédérés ni au fédéral, ne manifeste quelqu’opposition conséquente que ce soit à ces Actes constituants. On peut supposer donc valablement que Le Peuple les approuvent. Au Royaume-Uni, hormis en Irlande du Nord, et en Écosse, on peut pareillement convenir, que les Actes constituants du Royaume-Uni sont largement approuvés par Le Peuple ; exception faite des questionnements quant à la nature monarchique du sommet de l’État. En Australie, la question a été soumise à référendum en 1999 45,13 % des votants ont répondu oui à la question posée ;  54.,87 % a voté NON au fait de modifier la Constitution pour établir la République du Commonwealth d’Australie ( un OUI «  To alter the Constitution to establish the Commonwealth of Australia as a republic » ). Wikipédia – Référendum australien de 1999.

Avant les révolutions états-unienne et française, à l’époque des Lumières, au moment où les démocrates postulaient que Le Peuple était Souverain, et qu’il fallait pour rendre effective sa souveraineté politique, renverser les Régimes qui s’imposaient par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple, pour que succède à ces Régimes de manière brutale ou tranquille, un État de droit démocratique, fallait-il décréter comme les Autocrates le faisaient, que le Régime était légitime puisque Le Peuple consentait par son apathie à ce qu’il s’applique ? Certainement pas. C’est insoutenable de le prétendre, à moins d’être un autocrate qui valide le postulat autocrate qui veut que Le Peuple soit trop idiot ou incompétent, ou indifférent pour se gouverner lui-même, ce pourquoi il lui faut des élites éclairées pour le faire à sa place. 

Pourquoi pourrions-nous prétendre valablement aujourd’hui que Le Peuple Souverain du Québec a consenti à ce que s’appliquent depuis la Conquête des États qui se sont toujours appliqués à lui et à SON territoire national du Québec SANS jamais avoir ni sollicité ni obtenu nommément son aval démocratique constituant ? Certainement pas. C’est insoutenable, sauf si on est autocrate.

 

VIVE le Québec LIBRE !

Je ne suis pas le seul à prétendre que l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique est non seulement illégitime mais de nature parfaitement dictatoriale et autocrate. De Gaulle aussi a affirmé une telle chose en s’écriant VIVE le Québec LIBRE ! le 24 juillet 1967. Depuis, et sans rupture, du 13 septembre 1759 jusqu’à nos jours via le rapatriement unilatérale de la Constitution de Pierre Elliott Trudeau en 1982, cet État illégitime autocrate s’impose toujours au Québec de force et d’autorité impériale par-dessus la tête constituante du Peuple Souverain du Québec, sans jamais que ses Actes constituants n’aient été soumis à référendum et contre le libre gré de la députation du Québec siégeant à l’Assemblée nationale qui a refusé d’adhérer à la Constitution de 1982. ( Cf : Histoire des Actes constituants des États s’étant appliqué au Québec depuis la Conquête sans jamais avoir été soumis à référendum par-dessus la tête constituante des Québécois,es ).

En s’écriant VIVE le Québec LIBRE ! – le pendant du cri qui terminait ses appels à la LIBÉRATION de juin 1940, VIVE la France LIBRE ! -, de Gaulle s’est trouvé à affirmer à la face du Monde libre, que l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique était de même nature dictatoriale que ne l’était l’État qu’il appelait à renverser à compter de juin 1940, en refusant de former un gouvernement collabo de cet État d’exception formé unilatéralement d’autorité impériale le Gouvernement de Vichy PÉTAIN/Laval.

« … oui mais… n’y a-t-il pas une différence entre la dictature brutale de l’occupation armée de l’Allemagne et le Régime ayant cours au Canada ? »

Pour De Gaulle, ce n’est manifestement pas la brutalité de l’État qui détermine si l’État est ou pas de nature autocrate et dictatoriale, mais bien plutôt le fait qu’il s’impose − ou pas − par-dessus la tête constituante référendaire du Peuple Souverain − ici, les Québécois,es ; qu’il se livre ou pas à des exactions qui briment les droits de la personne ; qu’il s’en prenne ou pas à la liberté d’expression.

M. Archambault,

Il faut vraiment cesser de dire des conneries…
En dépit de tout ce que l’on peut reprocher au régime canadien, celui-ci n’a rien d’une « dictature ». Dans le même sens, il est absolument malhonnête de qualifier de « collabos » des leaders souverainistes comme René Lévesque.
Je comprends bien le désir de trouver des images fortes pour chercher à expliquer ce qui ne va pas avec la présente stratégie souverainiste, mais il y a des limites.
Tout ce qui est exagéré est insignifiant.

Je comprends bien que vous soyez irrité, mais si c’est tout ce que vous trouvez à rétorquer à mes arguments… c’est bien pauvre… Le régime canadian a tout d’une dictature, toutes choses égales par ailleurs s’entend… comme en a convenu de Gaulle du reste… et ce, devant l’Histoire et à la face du monde libre le 24 juillet 1967en  s’écriant : VIVE le Québec LIBRE !

Était-il malhonnête ? Insignifiant ? Vraiment !?

Est-ce exagéré de prétendre que ce qui différencie un État de dictature AUTOCRATE et un État démocratique valide, ce n’est pas la BRUTALITÉ  de l’État, mais bien le fait qu’il s’IMPOSE d’autorité impériale soi-disant supérieure à celle du Peuple… puisqu’il s’est s’AUTO-constitue par-dessus la tête du Peuple Souverain du Québec alors qu’il prétend s’appliquer à bons droits à SON territoire national du Québec… ce qui est bel et bien le cas de l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique.

DICTATURE  |  le dictateur – étymologiquement « celui qui parle »

  • Dictionnaire de la politique (Hatier) :
    « La dictature se définit comme un régime arbitraire et coercitif, incompatible avec la liberté politique, le gouvernement constitutionnel et le principe de l’égalité devant la loi. »

La dictature est d’abord un VERBE. UN verbe fait chair. UNE parole, qui s’impose à tous les démocratiques autres.

« Au commencement était le Verbe » ! ( Prologue de l’Évangile selon St-Jean )

La dictature canadian s’est de manière coercitive AUTO-constituée de par la seule volonté du Parlement de Westminster à Londres qui a permis au Parlement d’Ottawa de s’imposer au Québec depuis la Conquête, deux Parlements où le Peuple Souverain du Québec n’a pas de prise majoritaire… Dans un tel État de clair déni démocratique, les gouvernements « constitutionnels » qui respectent de telles LOIS constituantes illégitimes ne sont pas légitimes, ne sont pas démocratiquement légitimes.

Le Peuple Souverain du Québec n’est pas égal devant la LOI canado-britannique qui s’impose PAR-DESSUS sa volonté libre… sur SON territoire national du Québec. Cet ordre légal qui s’impose dans le plus grand désordre autocrate au Québec… est obligée… de par la LOI [illégitime] ) et arbitraire de la Couronne britannique aujourd’hui sans rupture canado-britannique ( sans tenir compte par exemple du REFUS unanime de la députation élue du Québec d’adhérer, de la reconnaître comme valide au Québec ).

« Gouvernance collabo »

Toutes choses égales par ailleurs, comme je l’ai écrit, il en est de même quant à la gouvernance collabo, quant à la politique de « collaboration » qu’a choisit de mener le Maréchal Pétain, pour sauver la France de la destruction, notamment Paris… ce qui a semblé à la majorité à l’époque comme étant la seule chose à faire… ce qui effectivement a sauvé Paris de la destruction… au grand dam de Hitler par la suite ( Paris brûle-t-il ? )… ( ce qui ne l’aurait pas sauvé… ).

Je parle de la GOUVERNANCE COLLABO, de cette politique là de la collaboration avec un État de clair déni démocratique. Je suis donc parfaitement légitimé et justifié de la dénoncer, pour ce qu’elle est… à savoir, ACCEPTER de gouverner Le Peuple quand le gouvernement qui gouverne Le Peuple est parfaitement conscient d’obéir à une Loi constituante qui n’est pas celle du Peuple… ce qui NIE la primauté de la souveraineté du Peuple… ce qui n’est pas conséquent, pour dire le moins, quand on prétend la défendre et mettre de l’avant la souveraineté de l’État…

Cette NÉGATION de la souveraineté du peuple est congruente quand on valide l’État de dictature d’occupation AUTOCRATE ( Pouvoir AUTO-constitué PAR-DESSUS la tête du Peuple ), mais elle est contradictoire quand on se prétend « souverainiste »…

Votre courroux n’y change rien, et n’y changera rien. Il faut trouver autre chose pour résoudre cette contradiction et ce n’est certainement le fait de NIER que s’impose ici un État de clair déni démocratique canadianisateur ( qu’est-ce donc qu’un État qui ni la DÉMOCRATIE, sinon du dictature ? ) J’attends une réponse qui soit autre chose que vos insultes… sophistiques, vous valez mieux que ça.

Il est grand temps d’appeler un chat un chat… Grand temps de dénoncer l’État du Canada pour ce qu’il est… un État dictatorial, qui NIE la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple, ce qui ENGAGE, le renversement d’un tel État de dictature… ce qui implique de s’en REMETTRE enfin sans condition ni délai à la primauté démocratique du pouvoir constituant du Peuple… quant à l’État PRÉSENT, qui s’applique concrètement… non pas seulement quant à l’État devant succéder à l’effondrement de l’État de clair DÉNI  démocratique canadain ( un euphémisme que vous pourriez endossez… mais qui ne change rien… aux faits… )

Comme en a convenu aussi Louis-Joseph Papineau dans ses déclarations constituantes de 1837 et 1867

déclarations constituantes de Louis-Joseph Papineau de 1837 et de 1867



Louis-Joseph-Papineau, monument, Place du Peuple souverain du Qc

1867

« … il n’y a d’autorité légitime que celle qui a le consentement
de la majorité de la nation ; de constitutions sages et bienfaisantes que celles sur l’adoption desquelles les intéressés ont été consultés et auxquelles les majorités ont donné leur libre acquiescement.
»

Extrait de la conférence de Louis-Joseph Papineau donnée à
l’Institut canadien de Montréal le 17 décembre 1867

Citation gravée sur le socle de la statue de Louis-Joseph Papineau
Place du peuple souverain du Québec | ANQ

 

LJP-P167-2014-05-017-329

 

 

 

 

 

 

 

04-OVS-CNQ-P167-2014-05-017 333

 

 

 

1837

« Les sages et immortels rédacteurs de la DÉCLARATION DE L’INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, consignèrent dans ce document les principes sur lesquels seuls sont basés les droits de l’homme et revendiquèrent et établirent heureusement les institutions et la forme de gouvernement qui seules peuvent assurer en permanence la prospérité et le bonheur social des habitants de ce continent, dont l’éducation et les moeurs, liées aux circonstances de leur colonisation, demandent un système de gouvernement entièrement dépendant du peuple et qui lui soit directement responsable. »

Adresse de la Confédération des six comtés au peuple du Canada par Louis-Joseph Papineau (La Minerve | 2 novembre 1837)


 

 

 

« il n’y a d’autorité légitime … » nous dit Louis-Joseph Papineau…

Expliquez-moi ! Qu’est-ce d’autre qu’un État de dictature, qu’une autorité ILLÉGITIME ? Démocratiquement ILLÉGITIME ?

L’erreur de Papineau, et il l’a en quelque sorte comprise et admise en 1867, c’est d’avoir demandé en 1837 « un système de gouvernement entièrement dépendant du Peuple et qui lui soit directement responsable »… c’est d’avoir demandé un gouvernement « RESPONSABLE »…  en omettant de demander un État démocratiquement responsable.

En 1867, voyant ce qu’avait produit l’Empire pour continuer à s’imposer au Québec… il a compris qu’il ne saurait y avoir de gouvernement RESPONSABLE que dans un État responsable… « entièrement dépendant du Peuple »… ce que bien sûr n’est pas l’État ILLÉGITIME de dictature canadian… Des Lord anglais opposés à l’adoption de l’AANB en ont convenu… vous le savez, et ont qualifié ce projet comme étant le plus dictatorial qu’il ne leur a été jamais donné de voir… relisez vos classique, cher professeur, avant de traiter exagérément mes contributions d’insignifiantes…

La définition classique de dictature fait référence à UNE personne… comme si UNE personne pouvait à elle seule, sans appui, détenir TOUT le pouvoir…

Ici, ce dont il est question c’est qu’UNE Couronne, s’arroge TOUT le pouvoir constituant de l’État… et question qu’elle le détienne UNIQUEMENT pour elle et elle seule… au mépris délibéré de la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple Souverain du Québec sur SON territoire national du Québec qui n’est dès lors plus, d’après cette Couronne indigne, que les TERRES de la Couronne… et ça, ce n’est pas un État de dictature, sous prétexte de gouvernement RESPONSABLE ? VRAIMENT !? Soyons sérieux, une telle posture qui le prétend est exagérément servile, rien d’autre…

Je comprends bien qu’un intellectuel que vous êtes ne saurait admettre le caractère dictatorial de l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique sans devoir rendre des comptes… mais n’empêche, qu’on ne saurait valablement nier un tel caractère constituant anti-démocratique tel qu’en ont justement convenu autant Louis-Joseph Papineau que de Gaulle… ce sont des conneries ça !? VRAIMENT !?

Ne reste plus qu’à en convenir nous-mêmes, d’autant quand on se dit DÉMOCRATE, donc partisan de la primauté de la Souveraineté constituante du Peuple.

Toutes choses égale par ailleurs bien sûr, il n’est pas question de prétendre que le régime canadian est aujourd’hui aussi peu sophistiqué que ne le sont, ou ne l’ont été d’autres dictatures brutales… nul besoin pour de Régime de l’être aujourd’hui aussi brutal qu’il l’a été à la Conquête, lors de la déportation des Neufrancien,nes d’Acadie, contre les Patriotes, contre les métis réunis par Louis Riel, contre les forces démocratiques lors de la Crise d’octobre, puisqu’il l’a déjà été… cela suffit… Lui suffit de menacer l’État à venir de représailles économiques, politiques, partitionnistes, identitaires et autres pour que nos élites LIBÉRATRICES soient disqualifiées et présupposées INCAPABLES d’opposer à ces contraintes impériales autocrates la force DÉMOCRATIQUE pacifiste capables de vaincre l’Empire le plus puissant et sophistiqué de toute l’Histoire de l’Humanité

Voilà bien pourquoi il faut s’en remettre aux voix du Peuple… à son pouvoir constituant… parce que la dictature canadian est tout sauf DÉMOCRATIQUE.

Comme en a convenu Louis-Joseph Papineau en 1837 et 1867, comme en a convenu de Gaulle le 24 juillet 1967… Le Peuple sait reconnaître les siens… 1M de personnes se sont massés le long du parcours du cortège menant de Gaulle du Cap Tourmente au balcon de l’Hôtel de ville de Montréal, à Montréal seulement

Je comprends néanmoins qu’il faille s’apprivoiser son œil à cette lumière crue qui appelle un chat un chat… dans la grande noirceur autocrate qui est la nôtre depuis 254 ans, cela ne se passe pas sans mal.

De la gouvernance collabo soi-disant souverainiste de René Lévesque et de ses héritiers

Toutes choses égales par ailleurs, la gouvernance collabo dont il est question ici fait référence à ce qu’était la collaboration au moment de la défaite des armées françaises, au moment où Pétain, héros national, a sauvé Paris de la destruction grâce à la « collaboration » avec l’occupant nazi. Elle fut nécessaire, même si de Gaulle a voulu l’abattre. Tant et tellement que de l’avis d’un certain François Mitterrand, il lui a fallu trois ans avant de comprendre qu’elle ne pouvait durer, et comprendre que de Gaulle avait eu raison dès juin 1940 de s’y opposer aussi fermement.

Il n’y a pas de honte à avoir cru en toute bonne foi qu’il fallait collaborer. Nous avons dû le faire depuis la Conquête, puisque nous étions seul,es au monde. Personne ne viendrait à notre secours, nous l’avons compris au printemps 1760, quand, après la victoire des troupes du Chevalier de Lévis à la bataille dite de Ste-Foy, nous avons vu des navires anglais poindre à l’horizon sur notre fleuve océan aux abords rétrécis de Québec. Il nous a fallu collaborer et l’Empire a dû collaborer avec nous, puisqu’il ne pouvait occuper nos terres sans notre collaboration.

Ce qui a permis à ce peuple de survivre, le temps pour lui non pas de se soumettre, de céder aux pressions assimilatrices, mais pour survivre à l’assimilation prévues par l’Empire, pétri,es que nous étions du dur désir de durer, le temps de nous reconstituer des élites propres en mesure de succéder à celles qui avaient fui à la Conquête.

Aujourd’hui,« nous sommes arrivé,es à ce qui commence… »

Aujourd’hui, maintenant que nous disposons de tout ce qu’il faut pour vivre en ce pays qui est nôtre, DÉMOCRATIQUEMENT, il nous faut ROMPRE avec la gouvernance collabo qui nous a été longtemps si utile. Parce qu’elle ne fait qu’assurer la pérennité absurde d’un non lieu démocratique, de par notre propre turpitude. Tel un certain François Mitterrand qui se ravise, en tout bien tout honneur, nous pouvons nous rallier à la politique démocratique de De Gaulle, pour donner l’occasion historique à ce Peuple, de renverser démocratiquement l’État de clair déni démocratique canadian.

Nous pouvons le faire dès lors que nous nous sortons la « tête de l’autruche »… dès lors que nous faisons l’UNION de toutes les forces démocratiques citoyennes et politiques du Peuple Souverain du Québec, autour d’UN même Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui transcende nos divisions sur la gouvernance de l’État, plus à gauche ou plus à droite, pour que la MAJORITÉ démocratique puisse battre les forces de la minorité activiste canadianisatrice de la droite et le la gauche néo-AUTOCRATE canadianisatrice qui valident l’État de clair déni démocratique canadian.

 

@ suivre…

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À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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