2015 03 20 Lettre à PKP | l’identité démocratique | Le Peuple démocrate

PKP-LeDevoir-2015-03-20

 

 

 

 

Pierre Karl Péladeau fait volte-face et s’excuse

Le Devoir | 20 mars 2015 | Marco Bélair-Cirino

Ses déclarations sur l’immigration plongent le candidat à la chefferie du Parti québécois dans l’embarras… et enflamment les libéraux

 

 

M. Péladeau,

Je vous l’avais dit, il faut recentrer notre discours autour du respect de la DÉMOCRATIE et de ce qu’elle engage en terme de respect de la souveraineté démocratique constituante du Peuple ; @ défaut, nous errons dans les dédales de la Bastille canadian où l’on tente de nous enfermer, avec tout ce que cela comporte d’accessoires, de trappes, de fers et d’oubliettes qui nous éloignent de l’essentiel.

La question de l’immigration ne peut se traiter qu’au regard de ce qu’engage la DÉMOCRATIE, c’est le seul moyen du reste de mériter le respect des nouveaux,elles arrivant,es qui sont contraint,es de prêter serment à une Couronne parfaitement ILLÉGITIME puisqu’elle s’impose sans OUI au Québec, par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple Souverain du Québec dont sont parties intégrantes les néo-Québécois,es. Il nous faut démontrer l’illégitimité de cette Couronne pour que celles et ceux qui ont été forcé,es se sentent légitimé d’abjurer leur serment contraint. C’est sérieux prêter serment pour toute personne d’honneur. Il faut d’irréductibles raisons pour se croire légitimé d’abjurer un tel serment d’allégeance.

Le fait de mettre de l’avant la DÉMOCRATIE, le fait de la mettre au début, au centre et à la fin de notre démarche permet de faire apparaître aux yeux de toutes et tous cette illégitimité foncière qui caractérise l’indigne Couronne autocrate canado-britannique qui jusqu’à maintenant accepte d’être le paravent d’une légalité constituante qui nie sa propre loi dite de la Clarté, puisque jamais ne s’est tenu un référendum pour approuver les Actes constituants de l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique du Canada.

OUI, il y a urgence, notamment parce que l’immigration est centralisée à Montréal, là où vivent seulement ± 2 M de personnes. 46 000 immigrant,es/an pour 2M de personnes, c’est 23 personnes pour 1000, alors que seulement 4 000 immigrant,es/an s’installent ailleurs au Québec là où vivent 6M de personnes, soit : 0,67 personne pour mille. La montréalisation du flux migratoire du Québec se trouve à faire en sorte que le taux immigratoire est 34,5 x plus élevé à Montréal qu’au Québec ; 3,11x plus élevé qu’au Canada ( 7,4 pour mille ) ; 6,97x plus élevé qu’aux États-Unis ( 3,3 pour mille )  et pareillement pour la France. Comment penser intégrer un tel flux migratoire dans de telles conditions, c’est impossible, on ne fait que créer les conditions utiles à la partition du Québec. Ce que vient de confirmer la vente des journaux des régions du Québec appartenant à Gesca jusqu’à tout récemment. On envoi le message que le Québec est coupé en deux, d’une part les régions, indistinctes, qui ravale la Capitale-Nationale du Québec à portion congrue, et d’autre part, le Centre du monde Québécois, Montréal, et sa montréalité, sa montréalitude, coupée du Québec, médiatiquement, politiquement, économiquement, culturellement, et immigratoirement…

OUI, si, comme en 1995, 93% des allo-anglophones votent NON au prochain référendum, les Québécois,es d’origine neufrancienne devront voter à plus de 58% OUI pour obtenir un maigre 50% + une voix. OUI, si la tendance se maintient, plus les années passent¸ plus grand est l’accroissement des voix du NON à la DÉMOCRATIE, à un État démocratique légitime émanant du Peuple, puisque croit le NON à la Souveraineté de l’État du Québec, dans un État sans OUI du Canada qui s’impose sans OUI par défaut, parce que nous ACCEPTONS qu’il s’impose sans OUI.

Sauf si nous changeons de stratégie, sauf si nous décidons de cesser de priver Le Peuple Souverain du Québec de l’occasion démocratique de se prononcer sur l’État illégitime présent du Canada, pour l’INVALIDER puisqu’il s’impose sans OUI ; pour l’INVALIDER comme tout État qui n’a pas le OUI des Québécois,es.

Pourquoi s’imposerait un État sans OUI alors que ne peut s’imposer sans OUI l’État Souverain du Québec ? De quel droit divin dictatorial pourrait s’imposer encore longtemps sans OUI l’État ILLÉGITIME du Royaume de la Couronne canado-britannique ?

Choisir entre DICTATURE et DÉMOCRATIE !

Dès lors qu’il est question pour Le Peuple Souverain du Québec de faire respecter la même règle devant s’APPLIQUER à TOUS les États prétendant s’appliquer au Québec, il n’est dès lors plus question de choisir entre Canada et Québec, fédéralisme et souverainisme, entre plus ou moins de pouvoir aux Provinces, entre Harper, Trudeau, Mulcair, Couillard, Legault, PKP, David ou l’ami Amir, ni entre leur moustache, leur sourire, ou leur cravate, ni entre leur accent, ni entre le fait de respecter ou d’abjurer son serment d’allégeance à une très digne Couronne, il est plutôt question de choisir entre DICTATURE et DÉMOCRATIE, entre État de clair déni démocratique et État validé par Le Peuple, émanant démocratiquement du Peuple.

Tous les États doivent respecter la même règle, à savoir obtenir le clair OUI référendaire démocratique constituant du Peuple Souverain du Québec pour avoir droit légitime de s’appliquer à bon droit démocratique au Québec. Tout,e démocrate, d’ici ou d’ailleurs peut en convenir, quelles que soient ses autres allégeances ou identités. Il est question ici d’être radicalement démocratique, que ça et tout ça, qui n’engage rien d’autre que le fait de respecter la même règle démocratique.

Ce qui permet au Peuple Souverain du Québec, dans la foulée et du même souffle de fonder un État démocratique légitime qui émane démocratiquement de lui, du seul fait pour lui de Proclamer seule VALIDE au Québec, la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec ; qui pourra éventuellement être partie d’une future République confédérale du Canabec, dans le cas où ses Actes constituants sont soumis à l’aval des Peuples Souverains du Québec et du Canada, et obtenant le clair OUI référendaire de ces Peuples Souverains.

Une démarche radicalement démocratique

Même les néo-DÉMOCRATES du NPIDI peuvent endosser une telle démarche radicalement démocratique. À défaut, s’il,elles persistent à vouloir valider l’État illégitime actuel du Canada, nous saurons qu’il s’agit plutôt de néo-AUTOCRATES. Ce qui n’est pas rien, et qui permet de disqualifier tout démocrate de voter pour un tel parti anti-démocrate. Même les fédéralistes-rénovateurs peuvent endosser une telle démarche, d’autant plus parce qu’il est question de créer un effet de levier considérable consacrant l’effondrement du statu quo de blocage actuel.

Les néo-DÉMOCRATES pourraient dans un tel contexte mettre de l’avant la fondation de la République démocratique du Peuple Souverain du Canada, s’appliquant aux provinces canadian qui dès lors devront tenir compte du choix démocratique des Québécois,es. Ce qui permettrait à cette nouvelle république d’avoir enfin les coudées franches sans avoir à être affaiblie par le sempiternel déficit démocratique actuel.

Le Chant des Sirènes de l’oeconomie !

Certes, votre crédibilité économique pourra nous être de nombreux secours, mais ce serait présomptueux de votre part que de croire qu’il ne s’agit que d’économie, que de prestige économique, comme si le vôtre, à lui seul, pouvait avoir le dessus sur le prestige économique de l’Empire lui-même tout entier.

Ce qui prime, c’est l’ascendant du prestige et de la force que constituent et représentent l’Empire britannique et Sa Couronne canado-britannique. Le fait que cette Couronne n’ait pas eu à subir le poids démocratique d’un NON aux Actes constituants des États qu’elle a pu IMPOSER au Québec depuis la Conquête ( Cf : Histoire des Actes constituants des États s’étant succédé ici depuis la Conquête ), a suffit à préserver le prestige et l’ascendant de la Couronne britannique aujourd’hui canado-britannique ( ce qui fait en sorte que les nouveaux arrivants respectent leur serment d’allégeance en très grand nombre ), ce pourquoi bien sûr, ses partisans se sont toujours bien gardés de s’exposer à un tel NON, sachant très bien que si la question avait été posée c’eut été NON, ce pourquoi ils ne se sont jamais risqués à poser la question référendaire, alors qu’en Australie, Le Peuple Souverain d’Australie dispose d’un État validé par référendum par Le Peuple, depuis 1901… l’Islande, depuis 1918, l’Irlande depuis 1937, la France depuis 1946, etc. ( Cf Liste des États disposant d’Actes constituants approuvés par référendum ).

Dès lors qu’on met de l’avant la DÉMOCRATIE, le respect des mêmes règles démocratiques, tout le prestige et l’ascendant faussement démocratique de la Couronne canado-britannique s’effondrent. Ils s’effondrent non pas parce qu’on prétend vous et moi que la Couronne et Sa Majesté, Son État canado-britannique sont illégitimes, mais parce qu’il est question d’appeler Le Peuple à trancher, à se prononcer, pour la première fois de son histoire, sur l’État qui s’APPLIQUE à Son territoire national du Québec par-dessus sa tête démocratique constituante référendaire. C’est le fait même de prévoir l’appeler à se prononcer non plus seulement sur l’État à venir devant succéder à l’effondrement de l’État présent illégitime qui engage un renversement paradigmatique sans précédent qui se confirme dès lors que se concrétise dans l’urne le OUI à la Proclamation de l’INVALIDITÉ de tout État qui s’impose sans OUI au Québec.

Dès lors, les partisans de la Couronne canado-britannique ne peuvent plus se contenter de fédérer les NON à la Souveraineté de l’État, mais doivent faire comme nous, fédérer les OUI à leur État de clair déni démocratique, ce qui change tout, ce qui est pas mal moins aisé. Facile de fédérer les NON, difficile de fédérer les OUI. Pour obtenir un NON suffit d’adhérer à un seul argument en faveur du NON ; pour obtenir un OUI, il faut avoir écarté tous les NON.

OUI au RESPECT de la DÉMOCRATIE

Ce OUI au respect de la démocratie de la part de TOUS les États, présents et futurs, règle la question de manière neutre qui transcende l’identité culturelle, ethnique. On est pour ou contre la démocratie, de quelqu’ascendance que nous soyons. Si on est pour la DÉMOCRATIE, on Proclame INVALIDE tous les États sans OUI, parce qu’un État n’est démocratique que s’il émane du Peuple, que si ses Actes constituants sont validés par Le Peuple. Tous devront obtenir le OUI du Peuple, autant l’État présent que TOUS les États à venir. Ce qui rassure les démocrates, ce qui confond les néo-AUTOCRATES.

Ce qui permet de cesser de ruminer notre frein, de cesser de nous diviser sur l’accessoire, sur la comptabilité identitaire ethnique. Ce n’est dès lors plus une question éthique ethnique, mais une question éthique démocratique. Ce qui change tout. Ce n’est pas une question de viabilité oeconomique, mais de viabilité démocratique. Qu’est-ce qu’une économie libre dans un État autocrate qui ne l’est pas, qui est inféodé à des élites qui foulent aux pieds la souveraineté démocratique du Peuple, bien peu de choses, qui est à l’opposé de la prétention civilisatrice de l’Empire et de la Couronne canado-britannique.

Luc A.

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À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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