La division malsaine à la base VS l’UNION de la base au sommet

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Le confort et l’indifférence de la division

Après l’appel à l’UNION de PKP, pas étonnant que Le Soleil claironne que « les FORCES » souverainistes ( rien que ça ) sont ( TOUTES ) réfractaires à l’idée d’une coalition…

Le Soleil | 2015 05 16 | David Rémillard | Discours de Péladeau: les forces souverainistes réfractaires à l’idée d’une coalition

« Cet appel à l’unité est loin d’être suffisant pour séduire les troupes solidaires. « M. Péladeau, pour moi, reste figé dans une ancienne façon de faire de la politique. Il n’a pas réussi à parler à l’extérieur de l’électorat péquiste traditionnel. Il faut rallier plus large. Il ne suffit pas de parler d’une grande coalition, il faut une véritable discussion », a réagi Andrés Fontecilla, président et co-porte-parole de QS, en entrevue au Soleil. »

Pour répliquer, Stéphane Gobeil oppose la démonisation des « révolutionnaires » de la gauche solidaire…

JdM | 2015 06 17  | Stéphane Gobeil | Françoise David, la révolution et PKP

« Il faut tendre la main aux sympathisants de QS, qui pour une vaste majorité sont étrangers à la culture révolutionnaire de ses dirigeants. Il y a des dizaines de milliers d’électeurs de QS qui sont sincèrement souverainistes et désireux de se débarrasser du gouvernement libéral. Il faut leur parler directement et les inviter à rejoindre le seul parti capable de défaire les libéraux, former le gouvernement et réaliser l’indépendance.

Cependant que sur le terrain, les militant,es se désespèrent de voir les solidaires refuser l’UNION... et vice-versa… le climat est malsain, déprimant, désespérant…

 

UNION-Michel-Laurence-

Ressentiment profond, insultes disgracieuses, affrontements divisifs perpétuels, débilitants, de la base au sommet, du sommet à la base.

Pas d’UNION au sommet avec les partis !? Faisons l’UNION à la base… !? VRAIMENT !?

Or, que voilà une bien séduisante, mais si désespérante et conventionnelle stratégie…

Comme si l’UNION était d’emblée impossible au sommet comme à la base comme le claironne si vaillamment Le Soleil…

Or, ce ne sera pas au sommet seulement que la division va se déployer dans les prochains mois et dans les années à venir si l’UNION ne se fait pas au sommet, mais ce sera bien autant à la base quelle va contaminer tout débat, toute bataille, dans les tranchées internautiques militantes, comme dans tout forum public, tout lieu d’échange citoyen ; penser le contraire ne fait que démontrer son incapacité à mesurer et évaluer ce qui se passe sur le terrain, sur le champ de bataille. Si nos généraux ont quelque valeur, mérite et clairvoyance, leur faudra en tenir compte.

Il faut que nos états-majors péquistes en tiennent compte, à défaut, se lancer à nouveau dans quelque bataille que ce soit sans d’abord faire l’UNION de nos forces démocratiques citoyennes sur un même essentiel politique COMMUN ne pourra que nous la faire perdre ; comme le PQ a perdu au final la bataille de la Charte des valeurs et des droits collectifs des Québécois,es. Ce sera sans quartier… terrible, funeste. Comment gagner la guerre quand on perd toutes nos batailles ?

Et, ça ne date pas d’hier que nos états-majors pensent pouvoir vaincre sans d’abord faire l’UNION de toutes nos forces. L’Acte fondateur même de notre vie de Peuple Souverain neufrancien distinct du Peuple Souverain de France en est largement tributaire, du fait, pour le Général de Sa Majesté le Roy de France, Montcalm, de se présenter sans calme sur le champ de bataille un certain 13 septembre 1759, sans avoir d’abord avec calme RASSEMBLÉ toutes nos forces dispersées sur les battures de Beauport jusqu’à Cap-Rouge. Manque de communication et fatale confusion à la clé, contre l’avis du Chevalier de Lévis qui LUI, a su la faire cette UNION le printemps suivant, non sans gagner la bataille. S’il avait pu couper la retraite des Armées anglos et pu réinvestir Québec, la flotte anglaise se serait heurtée à une Bastille imprenable.

On ne peut refaire l’Histoire, mais on peut la faire. On peut la faire victorieuse… enfin… mais dans la seule mesure où nous cessons de faire confiance à des états-majors incompétents qui pensent vaincre en pensant que les mêmes causes pourront produire autre chose qu’un même un effet.

UNION de la base au sommet

Pour comprendre comment faire l’UNION il ne suffit pas de blâmer qui la refuse, il faut s’attaquer aux raisons qui motivent ce refus. Les raisons sont pourtant simples à cerner et comprendre. S’il est question de former un gouvernement ordinaire qui va gouverner le Québec comme si de rien n’était de l’État de clair déni démocratique canadian qui s’applique au Québec, QS et l’ON, voire aussi la CAQ n’ont aucune raison d’y participer, parce que la chose est impossible. On ne peut s’entendre sur la gouvernance de l’État plus à gauche ou plus à droite, c’est soit l’un soit l’autre, ça ne peut pas être les deux. Le centre, mécontente autant à gauche qu’à droite. Ça, on l’a fait depuis 47 ans… avec le résultat qu’on connaît.

QS ne disparaîtra pas, la CAQ non plus. Sur le terrain ce sera la guerre. De la base au sommet. Une guerre de tranchées désespérante que personne ne peut gagner. Ce qui n’encouragera certainement pas les forces démobilisées errant dans le champ de la démission militante et électorale, ± 30% des Québécois,es dont au moins 50% qui sont des souverainistes découragés pas la division de nos forces.

L’UNION est incontournable

Seule l’UNION de la basse au sommet des forces démocratiques citoyennes et politiques du Peuple Souverain du Québec pourra opposer une force de taille à affronter et vaincre la force d’inertie d’un État qui s’impose sans OUI au Québec depuis 257 ans. Les Québécois,es le savent, ce qui a donné le résultat qu’on connaît.

Pour faire l’UNION de la base au sommet, il faut choisir de mettre de l’avant ce qui seul peut la faire, en écartant tout ce qui s’oppose à elle. Ce qui s’oppose à l’UNION c’est le fait pour chacun,e de choisir une politique de gouvernance de gauche, ou au contraire de choisir une politique de gouvernance de droite, quand ce n’est pas un lénifiant et impraticable mélange des deux…

Rien ne sert de démoniser chacun chacune. C’est peine perdue. La division et l’apparence de division perdurent.

Seules l’UNION et l’apparence d’UNION est en mesure se présenter en force devant l’électorat du Québec. Seule une telle UNION est en mesure d’apparaître irrésistible, emportant l’adhésion des découragé,es, des démobilisé,es.

Sur quoi nous UNIR ?

PKP a promis dans cette campagne électorale à la chefferie du PQ, promesse qu’on trouve encore dans son site Internet de campagne au titre « SOUVERAINETÉ » au Point 02, « d’entreprendre un dialogue avec l’ensemble des partis, mouvements politiques et organisations de la société civile visant à élaborer les éléments d’une stratégie commune… »

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Dialoguer ce n’est pas blâmer l’autre. Dialoguer consiste à présenter des propositions acceptables par les parties en présence.

Ce qui est acceptable pour la gauche, comme pour la droite, ce n’est pas de mettre au point un programme de gouvernance au centre. Ça, c’est n’importe quoi. Il faut trouver autre chose.

Quoi d’autre que le plus grand dénominateur qui soit pour tout démocrate, à savoir, la Raison d’État DÉMOCRATIQUE ; à savoir, le respect de la DÉMOCRATIE elle-même et ce qu’elle engage en matière de souveraineté du Peuple démocratique. Celle qui se trouve à être concrètement foulée aux pieds par l’État actuel de clair déni démocratique canadian du seul fait pour lui de s’imposer au Québec de force et d’autorité impériale sans OUI référendaire, par-dessus la tête démocratique constituante des Québécois,es.

Nous pouvons nous entendre en tant que démocrates sur le fait que l’État actuel du Canada est démocratiquement ILLÉGITIME, puisqu’il s’impose sans avoir obtenu le clair OUI référendaire constituant des Québécois,es ; puisqu’il s’applique au Québec par-dessus la tête démocratique constituante des Québécois,es. Même les fédéralistes-rénovateurs démocrates peuvent en convenir. Le Canada du statu quo de blocage actuel est démocratiquement illégitime. Si le Canada est le plusse meilleur pays au monde, encore faudrait-il que les Québécois,es ait l’occasion de se prononcer sur les Actes qui le fondent, le constituent et le gouvernent, ce qui n’a jamais été le cas et qui n’est toujours pas le cas.

L’État du Canada s’applique au Québec. Le Peuple du Québec est Souverain ; il l’est par définition démocratique. Il a donc pleins pouvoirs et légitimité démocratique de se prononcer pour INVALIDER tout État qui n’a pas obtenu de lui son clair OUI référendaire alors qu’il prétend s’appliquer à bons droits démocratiques sur SON territoire national du Québec. On peut s’entendre entre démocrates pour mettre de l’avant une politique qui prévoit donner l’occasion historique aux Québécois,es de RENVERSER l’État du Canada dont les Québécois,es ne veulent pas.

Les Québécois,es n’en veulent pas de l’État illégitime canadian actuel. La minorité activiste canadianisatrice, malgré toute sa force, ses appuis médiatiques, économiques et financiers, est INCAPABLE d’obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es. Le Canada actuel ne passe pas au Québec. Les fédéralistes-rénovateurs n’en veulent pas, les autonomistes pas davantage et bien sûr les souverainistes non plus. Qui reste-t-il, une infime minorité activiste canadianisatrice, à peine 20% des Québécois,es. La MAJORITÉ n’en veut pas. Mais la minorité gagne sur division de la majorité. L’UNION est la seule alternative viable. L’UNION des forces démocratiques citoyennes et politiques des Québécois,es démocrates.

UNION des DÉMOCRATES contre les néo-AUTOCRATES canadian

Le plus grand dénominateur COMMUN, ce ne peut être ni la gauche, ni le centre, ni la droite ; ce ne peut être, devoir faire un choix entre gauche, centre, ou droite ; entre progressisme et conservatisme ; entre identité québécoise ou canadian ; entre fédéralisme et souverainisme ; entre souverainisme et indépendantisme ; entre nos valeurs électives du moment ; entre rêve et réalité ; entre statu quo et révolution, mais entre DÉMOCRATIE et AUTOCRATIE.

L’État du Canada s’impose de manière AUTOCRATE au Québec, puisqu’il n’a pas obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI démocratique référendaire des Québécois,es ; puisqu’il refuse de s’appliquer à lui-même la rigueur de se propre loi dite de la clarté. Le soi-disant néo-DÉMOCRATES ne le sont juste pas, puisqu’ils valident l’État AUTOCRATE du Canada. Mais pour les confronter à ce qu’engage le respect de la démocratie, encore faut-il que nous leur opposions ce qu’engage la DÉMOCRATIE, encore faut-il faire front COMMUN démocrate.

Nous pouvons faire front démocratique dès lors que nous faisons l’UNION de toutes nos forces démocratiques autour d’un même Programme COMMUN d’État démocratique républicain, avec QS, l’ON, voire aussi la CAQ, par delà nos divisions sur la gouvernance de l’État.

Nous pouvons nous entendre de gauche à droite sur un tel Programme COMMUN d’État parce qu’il n’est pas question de gouvernance de gauche ou de droite, mais bien d’État, et d’État démocratique, dans une démarche radicalement démocratique qui permet de confronter tous les canadianisateurs de gauche, de centre et de droite à ce qu’engage la démocratie, le respect de la démocratie ; permet de les dénoncer à gauche et à droite comme étant des partisans non pas d’un État démocratique du Canada qui n’existe pas, mais d’un État autocratique de basse exaction qui et tout sauf typique du « plusse meilleur pays au monde » ; tout sauf démocratique ; tout sauf bienfaisant ; tout sauf profitable.

L’équipe PQ/PKP a une obligation de résultat

Qui d’autre que le PQ de PKP doit mettre de l’avant ce qui seul peut permettre de constituer une UNION de gouvernement de Coalition multipartite de la majorité démocrate du Québec ? Qui d’autre que le PQ de PKP a la responsabilité historique de le faire ? L’ON, QS, la CAQ ? Rien ne les y oblige puisque sans le PQ, rien ne sera possible. Ce qui oblige le PQ, puisque sans UNION, il ne pourra pas faire émerger une force nécessaire irrésistible aux yeux des Québécois,es démobilisé,es par la politique politicienne de la division éternelle.

L’actuelle division à la base est déprimante, désespérante. Penser pouvoir se passer de l’UNION au sommet est tout aussi désespérant, malsain, démobilisant, au plus intime de chacun,e de nous, militant,es de la base. Se heurter sans cesse à la base parce que le sommet est irresponsable ne peut qu’encourager l’irresponsabilité coupable de tout un chacun,e.

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À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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