Le PQ-PKP | « véritable rupture » au PQ !? Vraiment Louise Beaudoin ?

PQ-louise_beaudoin

Louise Beaudoin | Journal de Montréal | 2015 05 21 | Ce qui a changé

« … une véritable rupture avec ce qu’a été le Parti québécois depuis 1995, soit un parti qui proposait de gouverner d’abord, tout en tentant de réunir les «conditions gagnantes» pour tenir un référendum sur la souveraineté. » 

« PKP met résolument le cap sur l’indépendance et le PQ sera dorénavant un parti qui proposera de réaliser le projet de pays tout en mettant sur la table quelques idées pour gouverner la province « en attendant ». » 

Quelle est la différence entre « tenter de réunir les « conditions gagnantes » »  et « gouverner la province « en attendant » de « réaliser le projet de pays » » ? Où est la « véritable rupture » entre la politique du PQ sous PKP depuis le 15 mai 2015 et la politique du PQ depuis l’après-référendum de 1995 sous Lucien Bouchard, chef de janvier 1996 à mars 2001 ( Premier ministre de janvier 1996 à mars 2001 ), Bernard Landry, chef de mars 2001 à juin 2005 ( Premier ministre de mars 2001 à avril 2003 ), André Boisclair, chef de nov. 2005 à mai 2007 et Pauline Marois, cheffe de juin 2007 à avril 2014 ( Première ministre de sept. 2012 à avril 2014 ) ?

On pourra la chercher en vain longtemps cette différence pendant toute la durée du premier mandat de PKP si le PQ sous sa houlette obtient en 2018 une majorité relative ou absolue lui permettant de former un gouvernement du Québec en vertu de ces soi-disant nouveaux fondamentaux en rupture avec les précédents.

Comme celui de Pauline Marois ou comme celui de Jacques Parizeau, le gouvernement de PKP gouvernera en vertu d’une LÉGALITÉ canadian constituante ILLÉGITIME qui n’a pas le OUI référendaire des Québécois,es ; comme tous les gouvernements du PQ, celui de PKP va donc se trouver encore à NIER la primauté démocratique de la Souveraineté constituante du Peuple Souverain du Québec, non sans directement VALIDER les Actes constituants ILLÉGITIMES du Royaume de la Couronne canado-britannique ; va prendre des décisions qui vont mécontenter les uns et les autres, va gouverner comme si de rien n’était en appliquant son programme de gouvernance de centre droit, ou de centre gauche en mécontentant tout un chacun,e. Où est la rupture concrète ? NULLE PART !

Rompre avec la gouvernance collabo

La seule véritable rupture, il faut la chercher là où elle pourrait se trouver, à savoir, là où il est question de cesser de NIER la Souveraineté démocratique constituante des Québécois,es. Si la gouvernance collabo d’un État qui s’impose sans OUI par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple avait quelque chance d’être fertile, de Gaulle aurait joint le gouvernement PÉTAIN/Laval en juin 1940, en lieu et place d’inviter Le Peuple Souverain de France en terminant ses appels à la Libération de la France par VIVE la France LIBRE !

Il aurait fait comme un certain François Mitterrand qui a mis trois ans à comprendre que rien d’autre ne pouvait émerger de la collaboration que la négation de la souveraineté démocratique du Peuple ; que la négation de son indépendance démocratique. Il aurait participé au gouvernement de collaboration qui se gouvernait en conséquence d’une légalité illégitime qui s’imposait par-dessus la tête démocratique du Peuple Souverain de France.

Toutes choses égales par ailleurs, seul le fait de rompre avec la gouvernance collabo de l’État de clair déni démocratique canadian est en mesure d’opérer une rupture véritable avec ce que nous pourrions appeler le « souverainisme étatique historique péquiste » qui, sous prétexte de préparer la Souveraineté de l’État du Québec, a accepté de participer à la négation de la Souveraineté démocratique constituante du Peuple, du seul fait de former comme si de rien n’était, des gouvernements qui ont accepté de se gouverner en conséquence d’une loi Constituante impériale canadian qui n’était pas celle du Peuple et qui s’applique encore aujourd’hui sans le OUI du Peuple. 

Cette contradiction est irréductible et consubstantielle des déboires du PQ et du plafonnement de la cause souverainiste. L’Histoire a donné raison à De Gaulle et donné tort à René Lévesque. S’associer à un État de clair déni démocratique canadian sans d’abord appeler Le Peuple Souverain du Québec à l’INVALIDER au Québec est contradictoire, démocratiquement irrecevable. Cette contradiction n’a pas échappé pas au Peuple et ne lui échappe toujours pas. Notamment à Québec, ville de pouvoir et de gouvernements, sans rupture depuis 1608. 

Le mystère de Québec !?

À Québec on sait distinguer qui est le maître des lieux et qui s’agite en vain en prétendant l’être. « Il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre » À Québec, qu’on soit de la haute-ville ou de la basse-ville, qu’on vive dans les lustres et les Ors de la Couronne, ou qu’on fasse le ménage à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec, à moins que ce ne soit servir ministres et entourage de ministres à une bonne table du Vieux-Québec, on sait que le vrai POUVOIR est pour l’instant à Ottawa.

À Québec on sait que Le VRAI pouvoir sera à Ottawa tant et aussi longtemps qu’un nouveau de Gaulle ne surgira pas des fondamentaux de notre Histoire pour donner enfin l’occasion au Peuple Souverain du Québec de faire valoir La Majesté de Son Autorité démocratique suprême, quel que soit l’État qui s’impose ou se propose. À Québec on sait que cette Autorité suprême du Peuple ne saurait admettre que des gouvernements soi-disant libérateurs acceptent de gouverner Le Peuple alors que Le Gouvernement du Peuple consent à être gouverné par une Loi constituante qui n’est pas celle du Peuple. Ce n’est un mystère que pour quiconque n’a aucune compréhension de ce que représente le fait de comprendre ce qu’est Le Pouvoir et ce qu’engage son plein exercice Souverain.

Le Pouvoir à Québec, il défile triomphant dans ses rues fortifiées occupées par la Couronne britanno-canadian depuis la Conquête et sous loi martiale britannique dès les lendemains de la bataille du 13 septembre 1759, et ce, de la Citadelle britannisée à la base militaire de Valcartier Royal22ièmisé ; l’Empire britannique, aujourd’hui réduit à sa Couronne canado-britannique, y promène son bouc emblématique à chaque jour de Relève de la garde, et de temps à autres aussi, son prince héritier, comme si de rien n’était et quand bien même se forme à l’ANQ un gouvernement soi-disant souverainiste ; c’est tout dire, en un mot comme en une image.

Tout le reste n’est que littérature.

Empire-Kate-William-Jean-ch

Visite de Willliam et Kate à Québec du 3 juillet 2011 | La Presse | 2011 07 03

Batisse est le bouc qui sert de mascotte au Royal 22e Régiment depuis 1955. Il provient de la descendance du cheptel qui avait été donné à la reine Victoria en 1884 par le Shah de Perse. Le rôle de mascotte régimentaire se passe de père en fils depuis Batisse I. Le Batisse actuel, Batisse X, est aujourd’hui à la retraite. Il devrait passer le flambeau à son fils à sa mort. Cette mascotte régimentaire est un symbole de courage et d’esprit de famille. Elle est exhibée notamment à l’occasion de la Relève de la garde (cérémonie quotidienne à la Citadelle qui a lieu tout au long de la saison estivale), des défilés, des rassemblements et des fêtes du Régiment.

Source : Batisse, la mascotte du Royal 22e Régiment
IREPI | Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel

 

De Gaulle accueilli ici en héros libérateur en juillet 1967

Le seul qui a pu faire trembler le Régime de clair déni démocratique britanno-canadian depuis la Rébellion des Patriotes de 1837-38 et qui a été déclaré personna non grata au Canada, fut de Gaulle qui s’est écrié VIVE le Québec LIBRE, le pendant du cri qui terminait en juin 1940 ses appels à la LIBÉRATION de la France occupée. Il a été accueilli à Québec en héros libérateur qu’il était, débarquant d’un navire de guerre Français, le premier à mouiller dans le port de Québec depuis la Conquête. Sur le Chemin du Roy, « la première route carrossable construite entre 1731 et 1737 pour relier les villes de Québec, Trois-Rivières et Montréal, en Nouvelle-France », de Cap Tourmente près de Québec au balcon de l’Hôtel de Ville de Montréal, des millions de Québécois,es se sont massé,es sur le parcours de son cortège républicain. À Montréal seulement on rapporte qu’1M de personnes était au rendez-vous pour avoir la chance d’apercevoir de visu quelque seconde une fois dans sa vie ce qu’était le profil d’un libérateur de peuple.

À partir du moment où les Québécois,es de Québec ont compris que les gouvernements soi-disant souverainistes se contentaient de gouverner comme si de rien n’était sous la houlette d’un Régime qui NIE la primauté démocratique de la Souveraineté du Peuple, l’appui a décliné pour se réduire à peau de chagrin aujourd’hui, aucune différence entre le PQ et la CAQ, voire le PLQ, autant voter pour les partis qui sont conséquents et qui ne prétendent pas défendre cette primauté Souveraine irréductible.

Le jour où les Québécois,es comprendront qu’il est cette fois question de refuser de participer à la négation du Pouvoir Souverain du Peuple, le jour où il sera question de faire l’UNION de TOUTES ses forces DÉMOCRATIQUES citoyennes et politiques autour d’un même Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui refuse de gouverner Le Peuple quand le gouvernement est gouverné par une loi constituante qui n’est pas celle du Peuple, il pourra en être tout autrement à Québec. Mais pas avant. Et pour qu’une telle chose advienne il faudra que s’opère une « véritable rupture » en profondeur qui ne se contente pas de déclarations de principes de surface. Ce qui n’est pas le cas actuellement.

Paradoxalement, plus le PQ-PKP gagnera en popularité, plus croîtra l’idée qu’il peut former un gouvernement majoritaire en sièges, plus la formation d’une véritable force politique d’UNION sous Coalition MULTIPARTITE deviendra nécessaire à long terme pour afficher une pluralité démocratique républicaine que le seul PQ ne peut seul incarner, et qui seule permettrait de constituer une force capable de vaincre les forces fédérées de la minorité activiste canadianisatrice qui peut compter sur celles de l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité. ( Cf : La tentation UNITARISTE péquiste vs l’UNION multipartite ).

Une véritable et irréductible rupture !

Cette UNION multipartite de toutes les forces démocratiques citoyennes et politiques du Peuple Souverain du Québec de gauche à droite constituerait un POUVOIR conséquent en mesure de concurrencer le vrai POUVOIR illégitime actuel dont ne veulent pas les Québécois,es. Ce qui constituera vraiment une rupture irréductible.

À défaut, le VRAI pouvoir canadian d’Ottawa, aussi illégitime soit-il, aussi répudié qu’il soit, n’a aucune raison de craindre quoi que ce soit cependant qu’il occupe NOTRE Citadelle. Ce qui ne peut en aucun cas emporter l’adhésion des gens de Québec, maîtres es pouvoir !

, , , ,

À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

Voir tous les articles de Luc Archambault

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

#MaTouraine-Monts2015 |
Ensemble pour le bocage may... |
GAUCHE CITOYENNE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Droits humains pour tou-te-s !
| LADUCHE/LAFFITTE-LEFEBVRE: ...
| Pour une Moselle solidaire