Les 14 travaux de PKP | d’après Josée Legault

 

Les 14 travaux de PKP (3ième partie)

CA_Josee-Legault


Josée Legault
Journal de Montréal | Jeudi, 21 mai 2015 
PKP-ANQ-01-T

En adoptant a contrario cette nomenclature de défis pensée par Josée Legault, commençons par le 14e et dernier défi : contrer la force d’inertie développée par la nomenklatura péquiste !

14e SE DISTINGUER DE L’ESTABLISHMENT PÉQUISTE
13e SE POSITIONNER FACE AUX PARTIS POLITIQUES FÉDÉRAUX
12e PKP & QUÉBECOR
11e LE RÔLE DE CHEF DE L’OPPOSITION OFFICIELLE
10e LA COMMUNICATION
09e LES RÉGIONS
08e SE RÉAPPROPRIER LA QUESTION LINGUISTIQUE
07e LES COMMUNAUTÉS CULTURELLES
06e LES «JEUNES»
05e RANIMER LA MILITANCE AU PQ
04e RALLIER LA GAUCHE ET LA DROITE?
03e RAPAILLER LA «DIASPORA» SOUVERAINISTE
02e BÂTIR ET SOUDER SON ÉQUIPE
01e RECONSTRUIRE

Comment contrer la force d’inertie développée depuis 47 ans par les apparatchiks péquistes ; celle qui s’applique au PQ depuis le lancement du MSA | Mouvement souveraineté-association par René Lévesque en novembre 1967, en tournant le dos à De Gaulle trois mois après qu’il se fut écrié le 24 juillet de la même année VIVE le Québec LIBRE ! ? Inertie paralysante qui a mené le parti et la cause qu’il prétend défendre dans l’impasse qui est la leur aujourd’hui…

Tout part de là et aboutit à ce goulot d’étranglement politique incontournable-là. Effectivement la question est tout sauf anodine.

Pauline Marois était par trop lié à ce sérail, a néanmoins eu le génie – et la modestie – d’accueillir un PKP extérieur aux intriques du Palais péquiste. Elle espérait pouvoir néanmoins avoir le temps d’imprimer plus durablement sa marque, mais les Québécois,es ont préféré la démettre, pour avoir accès immédiat à PKP… une immédiateté décalée certes, mais qui lui permet de faire ses armes en toute tranquillité, et qui force le PQ à remettre sur le métier son ouvrage. Si Pauline Marois avait été porté au pouvoir, la nomenklatura du PQ n’aurait aucune nécessité aujourd’hui de revoir ses plans. La nécessité fait loi aujourd’hui puisque la nomenklatura n’est pas au pouvoir ; puisque sa politique a été défaite. PKP dispose donc de toute la marge de manœuvre nécessaire.

Dépend de lui seul le fait d’oxygéner la serre chaude péquiste. Comment ? En accueillant de nouvelles idées, en remettant en question ce qui a été fait ( ou pas ), comme nous invitait à le faire Jacques Parizeau dans son discours historique du 6 juin 2009 ( Jacques Parizeau | Discours de clôture des IPSO ). 

La composition de l’équipe responsable de l’Institut qu’il veut fonder est cruciale à cet égard. Il lui faudra y intégrer de véritable créateur,trices ( artistes ), non pas seulement des technocrates et artisans habituels. Il devra s’assurer que ni les technocrates, ni les artisans, ni les artistes ne prennent le dessus sur les autres. Toutes les idées doivent être admises et discutées. Y compris celles qui mettent de l’avant un renversement paradigmatique sans précédent qui questionne ce que nous pourrions nommer le « souverainisme étatique historique péquiste unitariste ».

Il faudra que l’idée de « Coalition multipartite » fasse partie de la discussion. Il faudra pour cela discuter le contenu d’un « Programme commun d’État démocratique républicain » capable d’obtenir l’adhésion de gauche à droite, par delà les divisions sur la gouvernance de L’État plus à gauche ou plus à droite. Un Programme d’État peut être COMMUN de gauche à droite parce que la gouvernance est subsidiaire, prime, doit primer, la Raison d’État démocratique VS l’État de clair déni démocratique canadian qui s’impose sans OUI au Québec, par-dessus la tête démocratique constituante des Québécois,es.

Tout le reste suivra, dès lors que les apparatchiks du PQ acceptent de remettre sur leur métier leur ouvrage et acceptent de comprendre qu’il faut rompre avec ce qui a causé l’effet qui nous fait être dans une impasse dont il faut sortir.

Mettre de l’avant la DÉMOCRATIE vaut autant pour les jeunes ( 6e défi ) que pour les néo-Québécois,es démocrates ( 7e défi ) VS les néo-AUTOCRATES de la gauche et de la droite Libérale, Conservatrice ou NPIDI canadian officiant à Ottawa (13e défi | Se positionner faxe à OTTAWA) ou à Québec au PLQ ( 11e défi | Être Chef de l’opposition officielle).

Dès lors qu’il est question de mettre de l’avant la DÉMOCRATIE et ce qu’elle engage quant à l’État présent de clair déni démocratique canadian, dès lors que c’est bien de cela qu’il faut parler, la communication ( 10e défi ), devient fluide et respectueuse des démocrates et de la démocratie, mais féroce contre les néo-AUTOCRATES partisan d’un État du Canada qui s’impose sans OUI au Québec, de force et d’autorité impériale, par-dessus la tête démocratique du Peuple Souverain du Québec.

Dès lors qu’il est question de faire l’UNION de toutes nos forces démocratiques citoyennes et politiques sous Coalition multipartite, peuvent se rallier la gauche et la droite ( 4e défi ), non pas pour gouverner, pour former un gouvernement ordinaire qui va gouverner au centre en déplaisant à la gauche et à la droite, mais pour mettre au pouvoir constituant nul autre que Le Peuple, au sommet de SON État, pour qu’il détermine la nature et le contenu des Actes constituants de l’État devant s’appliquer à SON territoire national du Québec et disposant pour cela du OUI référendaire constituant des Québécois,es.

Une telle Coalition multipartite « rapaille la « diaspora souverainiste » » ( 3e défi ) et « ranime la militance au PQ » ( 5e défi ) qui ne pourra avoir de place prépondérante dans cette Coalition que si le PQ est vivant et en mesure de mobiliser le plus grand nombre de Québécois,es autour d’une équipe péquiste désormais soudée ( 2e défi ). Pareil dans tous les partis membres de la Coalition. La mobilisation des un,es dopant et stimulant la mobilisation des autres.

Quant aux régions ( 9e défi ), outre l’enjeu démocratique qui vaut pour tout le Québec, outre l’idée d’unir nos forces qui vaut aussi pour les forces de nos régions, il est question de remettre en question l’État de clair déni démocratique canadian et ses institutions qui n’ont que faire des régions du Québec qui est pris d’un bloc solidaire ; à moins qu’il soit question aussi de couper le Québec en deux, pour le partitionner, en conservant non pas l’Ouest de Montréal mais bien toute l’Île de Montréal, puisqu’on s’évertue à montréaliser le Québec et ses flux immigratoires. 46 000 immigrant,es/an à Montréal pour une population de 2M de personnes ; ce qui donne un taux de 2,30, plus de 7 fois le taux en France et aux États-Unis. Pour la France 66M d’habitants 211 000 immigré,es/an = 0,32

Il est question donc dans la République du Québec à venir, de démontréaliser le Québec politique, médiatique, économique, culturel et immigratoire, notamment en prévoyant créer la Chambre de régions, un sénat élu qui rapatrie à Québec la députation élue actuellement à Ottawa 75 député,es, où chaque région dispose du même nombre d’élu et a droit de veto sur les lois votées par l’ANQ. Un signal fort pour les régions du Québec et notamment pour la Capitale-Nationale du Québec.

Quant à la question linguistique ( 8e défi ), elle est consubstantielle de la démontréalisation du Québec immigratoire et de la re-québécisation de Montréal immigratoire ; consubstantielle de la démocratisation du Québec et de la défense de la cultur-diversité de l’Humanité partie de la démocratisation culturelle du Québec.

Ce qui permet de RECONSTRUIRE le PQ ( 1er défi ), en s’attaquant d’abord à l’inertie structurelle de la nomenklatura péquiste parlementaire et technocratique, pour que la créativité des artistes et artisans ne soit plus étouffée par les fonctionnaires de la souveraineté.

Reste la question de Québecor VS PKP ( 12e défi ). Elle ne se pose pas dès lors que PKP parvient à démontrer qu’il est là pour mettre de l’avant la DÉMOCRATIE et ce qu’elle engage contre l’AUTOCRATIE canadianisatrice qui s’impose sans OUI au Québec contre la volonté libre constituante des Québécois,es démocrates ; dès lors que PKP prouve qu’il est le mieux placé pour contrer l’inertie technocratique unitariste péquiste qui a jusqu’ici empêché qu’advienne l’UNION de toutes les forces DÉMOCRATIQUES citoyennes et politiques du Peuple Souverain du Québec par delà nos clivages idéologiques débilitant de gauche et de droite.

PKP dispose de ± 2ans½  pour ce faire, mais seulement quelques mois pour lancer l’idée de la formation d’un BLOC DÉMOCRATIQUE québécois,es trans-partisan, et trans-idéologique à temps pour élire à Ottawa une députation d’un Bloc démocratique québécois majoritaire au Québec autour de Mario Beulieu. C’est le défi le plus grand, et qui fera foi du reste. Pour cela, il est nécessaire d’attacher tous les fils de l’UNION à faire autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain digne de ce nom, sans pour autant couler dans le béton l’ensemble des dispositifs utiles qui pourront disposer de ± 2 ans pour être mis au point. 5 mois en plein été, c’est court… il faudra agir vite et bien… pas évident… 

Ce qui nous amène à questionner à rebours les diagnostics de Josée Legault .

Les 14 travaux de PKP (1ière partie) | diagnostics

Son diagnostic fort pertinent quant aux causes et à la nature de la maladie dont souffrirait le PQ fait cependant impasse sur une donnée essentielle, à savoir, l’appui manquant à « l’indépendance ». Elle réduit l’analyse de la situation à une seule partie de la donne ; elle raisonne comme si le PQ avait déjà détenu tout ce qu’il fallait pour convaincre les Québécois,es du bien fondé de la Souveraineté de l’État du Québec et qu’il suffisait de contrer l’effet des ruptures qu’elle identifie pour emporter l’adhésion des Québécois,es en faveur de « l’indépendance » ; comme s’il suffisait de renouer avec ce qu’aurait déjà été le PQ pour obtenir ce qu’il n’a pourtant jamais obtenu.

D’autant que, QS ne disparaîtra pas, pas davantage la CAQ ( voire aussi l’ON ). 

Il faut donc creuser la question du diagnostic plus avant, comme en convenait Jacques Parizeau dans son impressionnant et historique discours de clôture des IPSO du 6 juin 2009.

Comment creuser la question ? En posant la question du pourquoi les Québécois,es n’ont jamais appuyé de manière largement majoritaire le fait de fonder leur État Souverain du Québec.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est-ce qu’on a fait – ou qu’on a pas fait – pour que ça ne fonctionne pas, comme l’a formulé Jacques Parizeau le 6 juin 2009 ? 

Ce qu’on a fait : on a demandé aux Québécois,es de se prononcer sur une démarche constituante menant à la fondation de l’État abstrait du Québec à venir… sans leur donner l’occasion de se prononcer d’abord sur l’État concret présent qui s’applique sans OUI au Québec – par-dessus la tête constituante référendaire démocratique du Peuple Souverain du Québec – pour l’INVALIDER au Québec, comme tout État qui n’a pas obtenu le clair OUI des Québécois,es. Tous les États doivent respecter la même règle.

Ce qu’on a fait : c’est former, en attendant les conditions gagnantes, des gouvernements qui ont accepté de gouverner Le Peuple en vertu de lois constituantes qui n’étaient pas celles du Peuple ; ce qui nie sa Souveraineté démocratique.

On ne peut faire une chose et son contraire sans plomber l’appui à la chose qu’on célèbre en même temps qu’on la nie.

On ne peut nier la Souveraineté du Peuple sous prétexte qu’on prépare la Souveraineté de l’État du Peuple.

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À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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