L’ON, QS, PQ, CAQ et la démarche constituante du Peuple Souverain du Québec

 Michel David

 

SolZanetti-Oléoduc

Puisque toute comparaison cloche… celle qui compare la mouche du coche au soi-disant moustique ON sonne particulièrement creux puisqu’elle ne tient pas compte du fait que si l’appui électoral à l’ON se situe bel et bien au niveau de la marge d’erreur des sondages, il s’avère que la différence entre victoire et défaite dans bien des comtés chaudement disputés ne tient justement qu’à une fraction lilliputienne de pourcentage égal à la marge d’erreur dans les sondages ; ce qui donne électoralement à la mouche ON une importance effective que n’a pas la mouche du coche quant à la victoire des chevaux du coche, et ce, non pas seulement dans la côte des comtés mais aussi dans celle qui permet de former ou pas des gouvernements.

Cela dit… OUI, je suis d’accord avec l’analyse de Michel David. Mettre de l’avant la formation d’une constituante sans prévoir d’abord donner l’occasion aux Québécois,es d’invalider de leur main référendaire au Québec l’actuelle constitution du Canada qui s’applique au Québec alors même que ses partisans canadianisateurs n’ont jamais ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es est effectivement tout sauf fertile, viable ou même propitiatoire. S’il y a un risque à prendre, puisque l’ON en fait un point de bascule, c’est celui qui consiste non pas à priver Le Peuple de ses droits constituants comme le propose l’ON, mais plutôt, comme d’aucun,es le proposent, à lui donner l’occasion historique de se prononcer sur la validité/invalidité de l’État concret actuel du Canada qui s’applique au Québec de manière parfaitement illégitime, pour ensuite, dans la foulée d’un référendum à double question constituante, valider la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec. C’est le beau risque de la démocratie !

Il s’avère à défaut, qu’un processus constituant mal engagé sous dictature, se trouve à priver les Québécois,es de leurs droits démocratiques constituants en les convoquant, comme l’ON et QS veulent le faire, à de grands travaux constituants qui devront se tenir sous les auspices d’un État du Royaume de la Couronne canado-britannique qui les nie et les foule aux pieds ce droits constituants puisque ses Actes constituants s’imposent au Québec sans jamais avoir obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es. On ne peut à la fois célébrer les droits constituants du peuple et les nier ou participer à leur négation… C’est soit l’un, soit l’autre. Or, pour cesser de les nier ces droits démocratiques constituants du Peuple, il faut donner sans délai ni condition au peuple l’occasion de renverser démocratiquement l’État illégitime du Canada et valider ensuite la Constitution primordiale d’un État valide devant succéder à l’effondrement de l’État présent déclaré illégitime par Le Peuple. Il ne sert à rien d’engager un large processus constituant si Le Peuple valide l’État illégitime actuel. Ce n’est que parce que l’État actuel est invalidé par Le Peuple qu’il est justifié d’ouvrir, sous république, un large processus constituant populaire. Un processus constituant tenu sous les auspices d’un État démocratiquement illégitime laisse libre cours à l’illégitimité des coups portés à ce processus et visant à le saboter, comme on a pu le constater quand il a été question de la Charte des valeurs du Québec.

Renverser la dictature d’occupation canadian

Quand un État illégitime s’applique de force et d’autorité impériale sur le territoire d’un Peuple, il faut d’abord donner l’occasion au Peuple de renverser démocratiquement un tel État d’illégitimité démocratique ; à défaut, on se trouve à participer à la négation de la souveraineté démocratique constituante du Peuple ; à défaut, on se trouve nier au peuple son propre pouvoir constituant ; à défaut on se trouve, par défaut, à valider l’invalidité de l’État illégitime actuel qui foule aux pieds la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple.

La loyale opposition de sa Majesté doit certes forcer le gouvernement en place à rendre des comptes, mais à partir du moment où il est question de cesser de valider l’État de clair déni démocratique du Royaume canadian de la Couronne canado-britannique, ce n’est tant le gouvernement qu’il faut forcer à rendre des comptes mais le Régime tout entier lui-même ; à commencer par rendre des comptes… démocratiques, à savoir, devoir se soumettre sans condition ni délai à la libre volonté démocratique constituante référendaire du Peuple. Tous les États doivent obtenir le clair OUI référendaire des Québécois,es ; l’État illégitime du Canada a choisi depuis 256 ans de ne jamais se soumettre à la volonté libre référendaire des Québécois,es, pas davantage qu’à la rigueur de sa propre loi dite de la Clarté, c’est tout sauf admissible…

OUI, dès lors qu’on met de l’avant la démocratie, on se trouve en campagne pré-référendaire et c’est l’impéritie démocratique de l’État illégitime du Canada qui est en cause ; on renverse le fardeau de la preuve ; le Canada doit lui aussi fédérer les OUI, non pas seulement les NON ; facile de fédérer les NON, suffit d’un argument contre le OUI ; pour fédérer les OUI il faut avoir contré tous les NON… et qui en décide : personne d’autre que Le Peuple lui-même, par l’expression de se voix référendaires.

Dès lors, c’est le Régime tout entier et ses gouvernements qui doivent rendre comptes radicalement démocratiques ; que le gouvernement soit compétent ou pas ne compte plus ; dès lors que l’État, lui, est démocratiquement incompétent, il faut donner l’occasion au peuple de l’invalider sans condition ni délai.

Ça passe ou ça casse…

Ou bien Le Peuple Souverain du Québec INVALIDE l’État illégitime du Canada sans OUI actuel, ou bien il s’en satisfait et le valide. Il faut que les démocrates s’unissent pour prendre le pouvoir sous Coalition multipartite de libération démocratique nationale afin de le remettre entre les mains du Peuple sitôt élue une députation démocrate majoritaire à l’Assemblée nationale du Québec.

Pour cela, il faut faire l’UNION des démocrates contre les autocrates et néo-autocrates canadians qui valident l’État sans OUI du Canada. Cela ne peut se faire que sur la base d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui non seulement rompt avec la gouvernance collabo qui a cours ici depuis la Conquête, mais qui s’engage aussi et surtout à rendre effectifs sans condition ni délai les pouvoirs constituants du Peuple Souverain du Québec non pas seulement quant à l’État Souverain abstrait à venir, mais aussi et surtout, d’abord, quant à l’illégitime État présent du Canada, et ce, pour l’invalider au Québec puisqu’il s’impose sans OUI en niant la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple que nous sommes.

Et OUI, autant QS que l’ON devront cesser de mettre de l’avant un processus constituant qui participe de la négation du pouvoir constituant du Peuple Souverain du Québec. Mais cela peut se faire aisément d’ici les prochaines élections à tenir à Québec, puisqu’il est question de rendre effective la démocratie et la souveraineté démocratique constituante du Peuple.

Luc A.

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