Le PQ enfin en faveur de la mise sur pieds d’une COALITION multipartite

 

OUI-Q-Convergence

ICI-RC | 2016 01 03 | David Gentile |

Les OUI Québec relancent les pourparlers sur la convergence souverainiste

Mesdames Carbonneau et Hivon,

Je suis bien heureux d’entendre que le PQ ne carbure plus au seul ralliement au PQ… c’est un bon début… On peut donc aujourd’hui parler d’une réelle volonté du PQ de former une vraie Coalition multipartite… c’est encourageant…

Or, QS par la voix de Andres Fontecilla décrit très clairement ce qui pour QS doit être pris en compte quand il est question d’UNION démocrate sous Coalition multipartite.

« Ça impliquerait presque la disparition de QS d’un grand nombre de comtés au Québec. Ce qui rend impossible, sur la base du système actuel, un partage des comtés. [...] Il faut s’entendre AVANT, sur un nombre important d’éléments, par exemple la question du déficit zéro, du développement pétrolier… »

— Andres Fontecilla, de Québec solidaire

En conséquence, forcément… un modus operandi de Coalition fondé sur un partage préalable des comtés n’est pas possible ; ni souhaitable du reste, en effet, ce serait priver les Québécois,es d’user de leur souveraineté démocratique électorale ; ce serait priver les partis de profiter du momentum électoral, souvent imprévisible. QS, à tort ou à raison ( à raison selon moi ), craint la disparition et ce n’est pas ni envisageable ni admissible. ( Cf UNION démocrate et… la proportionnelle ).

Un « Programme COMMUN de gouvernement » ordinaire, comme en évoque les contours M. Fontecilla, n’est pas non plus la solution, le nombre de questions susceptibles de diviser un tel gouvernement est trop grand pour qu’on espère en venir à une entente.

Il faut donc trouver autre chose…

… et ça tombe bien parce qu’il est justement question de former autre chose qu’un gouvernement ordinaire… ( s’il est bien sûr VRAIMENT question de fonder un pays… ) L’effort considérable consenti à mettre de l’avant l’UNION depuis des années, tant qu’à faire, ne consiste pas, ne doit pas consister à simplement mettre au pouvoir un gouvernement ordinaire

Il est plutôt question, il doit être plutôt question, de fonder un pays, question donc, de renverser démocratiquement l’État de clair déni démocratique canadian pour que lui succède soit un État du Québec souverain, soit un État du Canada qui s’est soumis à l’aval référendaire des Québécois,es pour avoir droit légitime de s’appliquer au Québec.

Cet État du Canada est actuellement illégitime puisqu’il s’impose au Québec depuis la Conquête sans jamais avoir obtenu le clair OUI référendaire constituant des Québécois,es ; ce qui se trouve ce faisant à NIER la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple ; c’est inadmissible ; il est donc maintenant question de rompre avec l’inadmissible NÉGATION de la souveraineté constituante des Québécois,es ; question de donner au Peuple Souverain du Québec l’occasion Historique jamais donnée, de rendre sans condition ni délai, une bonne fois pour toutes, effective sa souveraineté démocratique constituante afin que cette effectivité  fonde au Québec un État démocratique qui émane du Peuple et de son bon plaisir constituant Souverain, et non pas de la députation des Peuples du Royaume-Uni siégeant aux Parlements de Londres et de la députation siégeant à Ottawa, là où les Québécois,es n’ont pas de prise, ou pas de prise majoritaire. 

La DÉMOCRATIE

Le modus operandi électoral doit laisser la démocratie s’exprimer, un partage préalable des comtés ne le permet pas… Par contre, il faut que la Coalition démocrate multipartite se donne le moyen de contrer la distorsion entre le vote populaire et la représentation du Peuple à l’Assemblée nationale.

Tout cela est possible grâce à ce que nous pouvons nommer la « proportionnelle pragmatique » et ce, afin d’élire une majorité coalisée s’étant engagée à implanter un système électoral vraiment représentatif de la réalité du vote électoral des Québécois,es. La proportionnelle n’adviendra pas autrement… ( Cf UNION démocrate et… la proportionnelle ).

Tout cela est possible dès lors qu’il n’est pas question de former un simple et ordinaire gouvernement normal ; tout cela est possible dès lors qu’il est question de former un Gouvernement de Coalition multipartite de LIBÉRATION démocratique nationale ; tout cela est possible s’il est question de s’entendre sur un Programme COMMUN d’État démocratique républicain, et non pas sur « Programme COMMUN de gouvernance » ordinaire qui se trouve à gouverner Le Peuple en obéissant à une Loi constituante qui n’est pas celle du Peuple.

Rompre avec la « gouvernance collabo »

Tout cela est possible s’il est question de rompre avec la « gouvernance collabo » d’un État qui NIE la primauté démocratique de la Souveraineté du Peuple et qui a cours ici depuis la Conquête ; celle qui se trouve à valider l’État de clair déni démocratique canadian qui s’impose au Québec sans jamais avoir ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le Clair OUI référendaire des Québécois,es alors qu’il s’applique au Québec.Cette collaboration nous fut utile un temps, mais elle ne l’est plus maintenant que ce Peuple dispose de tout ce qu’il faut pour fonder un État qui émane de lui, maintenant qu’il dispose d’élites politiques, économiques, entrepreneuriales, intellectuelles et artistiques conséquentes pour remplacer celle qui avaient quitté après la Conquête ; maintenant qu’à la faveur de la Révolution tranquille, il s’est rapproprié son État du Québec, et près de 50% de son économie, de ses instruments collectifs de développement que sont Hydro Québec, la Caisse de dépôt, le Mouvement Desjardins, etc.

Maintenant ou jamais !

Le temps est compté, c’est maintenant ou jamais que la démocratie s’implante au Québec. Pourquoi attendre, pourquoi prolonger le supplice… C’est au Peuple à décider de la VALIDITÉ/INVALIDITÉ de l’État qui s’applique concrètement aujourd’hui au Québec, or, jamais l’État du Canada n’a été soumis à l’aval référendaire des Québécois,es. Ses partisans s’en sont toujours bien gardés… et pour cause, si la question avait été posée de la Conquête à 1982, c’eut été NON ; et si elle était posée, ce serait toujours NON. ( Cf : Histoire des États s’étant succédé au Québec depuis la Conquête ).

Ne reste plus qu’à nous entendre sur ce qui seul peut rendre possible la mise sur pieds d’une vraie Coalition multipartite, équitable pour tous les partis membres de cette UNION radicalement démocratique, à savoir, sur son modus operandi électoral via la « proportionnelle pragmatique » et sur un Programme COMMUN d’État démocratique républicain en mesure de transcender les concurrents Programmes de gouvernance concurrents des partis membres de la Coalition multipartite.

Luc A.

 

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Artiste et citoyen

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