Véronique Hivon et PKP | PQ et convergence souverainiste | … du chemin à faire…

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« Austérité, iniquité sociale, amateurisme économique, démantèlement du modèle québécois, manque de vision et insensibilité du premier ministre à l’égard de notre réalité culturelle : depuis deux ans, le Québec est engagé dans une voie de garage. Nous assistons à une déconstruction tranquille, lente et insidieuse.

Plus que jamais, nous croyons que le moment est venu de nous unir, leaders et organismes des régions, groupes de la société civile, formations politiques et, au premier chef, les citoyennes et les citoyens, héritiers de notre fierté et de notre réussite collectives, qui rêvent de mieux pour le Québec. Le moment est venu de nous mobiliser et de travailler ensemble pour mettre un terme à cet hiver sans fin dans lequel les politiques du gouvernement libéral nous emprisonnent et, par-dessus tout, de construire ensemble un véritable projet de société, pour bâtir ce pays que nous voulons voir advenir. »

Le Devoir | 2016 04 23 | Véronique Hivon et PKP |

PQ et convergence souverainiste Une nouvelle route à défricher

 

Gouvernance provincialiste collabo

Ces deux premiers paragraphesdu « manifeste » Hivon/PKP et publié dans Le Devoir du samedi 23 avril 2016 ne concernent en rien la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple foulée aux pieds par l’État illégitime du Canada qui s’impose au Québec depuis la Conquête sans jamais avoir obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es. Il est plutôt exclusivement question de gouvernance provincialiste

« Austérité, iniquité sociale, amateurisme économique, démantèlement du modèle québécois, manque de vision et insensibilité du premier ministre à l’égard de notre réalité culturelle »

Comme si c’étaient « le gouvernement libéral » et ses politiques qui nous emprisonnaient ; comme si ce n’était pas plutôt le fait que s’impose au Québec un État du Canada parfaitement illégitime démocratiquement puisqu’il nie la primauté démocratique de la souveraineté démocratique constituante des Québécois,es en s’abstenant de soumettre ses Actes constituants au verdict référendaire des Québécois,es.

Autrement dit, il est encore et toujours question de former un autre gouvernement collabo de l’État de clair déni démocratique canadian qui va gouverner Le Peuple alors que le gouvernement accepte d’être gouverné par une loi constituante canadian qui n’est pas celle du Peuple Souverain du Québec, ce qui se trouve à nier la primauté de la souveraineté démocratique du Peuple.

On ne peut « construire ensemble un véritable projet de société » démocratique quand on est complice de la négation de la souveraineté démocratique constituante et politique des Québécois,es. On ne fait que perpétuer la négation de la souveraineté du Peuple qui seule peut rendre effective la souveraineté de l’État du Peuple.

Des points de convergence, il y en a…

Mais dans la nomenclature qui est faite, on ne lit nulle part le mot démocratie, ni donc le fait que le point de convergence essentiel et crucial doit être, pour les démocrates que nous sommes, rien d’autre que la démocratie ; la démocratie et ce qu’elle engage dans un État du Canada illégitime qui la foule aux pieds en s’imposant au Québec de force et d’autorité impériale par-dessus la tête constituante des Québécois,es.

À quoi bon engager un processus de rédaction constituante comme on s’y engage, si l’on fait impasse sur la réalité constituante canadian qui foule aux pieds le pouvoir constituant des Québécois,es. Le premier Acte constituant démocratique à poser quand Le Peuple vit dans un État de clair déni démocratique est de lui donner l’occasion de renverser tel État vexatoire et usurpateur ; du seul fait pour lui de se prononcer par référendum pour Proclamer INVALIDE au Québec tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, s’impose au Québec sans avoir ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es.

Le programme de gouvernance du PQ

« La révision du programme du PQ, qui se concrétisera au Congrès de juin 2017, pourra, et nous l’espérons, être influencée par nos collègues des autres partis et par les acteurs de la société civile. Ce sera une occasion exceptionnelle de redéfinir notre vision politique afin qu’elle soit au diapason des priorités des Québécoises et des Québécois. »

Que le PQ s’inspire des suggestions des un,es et des autres ne concerne que lui, et aucunement le Programme COMMUN d’État à mettre de l’avant par tous les partis membres d’une éventuelle Coalition MULTIPARTITE seule capable de mettre la MAJORITÉ démocratique au pouvoir pour que gouverne un gouvernement majoritaire de libération démocratique républicaine.

Quid du Programme COMMUN d’État démocratique républicain ?

Tant et aussi longtemps que le PQ refusera de mettre de l’avant la mise au point d’un tel Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui transcende nos différences quant à la gouvernance de l’État, plus à gauche ou plus à droite, et qui rompt avec la gouvernance collabo qui a cours ici depuis la Conquête, il n’y aura pas une telle chose que la convergence, il n’y aura que des concurrents programmes de gouvernance et aucun gouvernement de Coalition multipartite.

Autrement dit, ce que nous présentent Véronique Hivon et PKP, ce n’est qu’une parodie de convergence qui n’a rien de multipartite… Le PQ ne fait que se servir de la démarche convergente pour se cuisiner un petit festin domestique électoraliste en mesure d’attirer le maximum d’amateur, sans jamais vraiment envisager la mise sur pied d’une vraie Coalition multipartite… N’importe quoi et son contraire… !

« … la prochaine avancée que nous souhaitons faire ensemble, soit de travailler sur une feuille de route commune, est emballante. »

Avancée !? Emballante !? Je peux comprendre, du point de vue partisan péquiste… surtout s’il n’est question pour le PQ que de s’en servir des « discussions de fond » pour faire cavalier seul… pour former un autre gouvernement collabo comme les autres… qui va accepter de gouverner Le Peuple alors que le gouvernement accepte d’être gouverné par une loi constituante qui n’est pas celle du Peuple et qui le NIE, de sa propre existence jusqu’à l’expression du moindre de ses pouvoirs constituants démocratiques et souverains… à commencer par le principal, celui qui lui donne le droit de DÉCIDER de la validité/invalidité de l’État qui s’applique à SON territoire national, ce qui n’a jamais été le cas quant aux États s’étant appliqués au Québec depuis la Conquête… ( cf Liste des États s’étant appliqués au Québec depuis la Conquête )

Si la feuille de route commune ne consiste qu’à former un autre gouvernement comme les autres… pour remplacer le LIBÉRAL, comme l’engage l’introduction de ce texte ici mis en cause.. on ne fera encore et encore que participer à la négation de la souveraineté constituante et politique du Peuple Souverain du Québec, rien d’autre, rien d’inspirant, ni d’emballant…

Parler pour rien dire

« … les contours de ce projet de pays que nous voulons présenter aux Québécoises et aux Québécois.  »

Il faut cesser de parler pour parler… Tout a été dit, il faut maintenant cesser de tolérer le fait que le Canada s’impose au Québec sans OUI… sans jamais avoir été soumis à référendum. Cette tolérance collabo fait en sorte de nous faire complices de la négation de la souveraineté démocratique du Peuple… On parle souveraineté de l’État tout en participant à la négation de la souveraineté du Peuple !? Où est la logique !? 

La messe est dite. Tous les États doivent respecter les mêmes règles ; à savoir, obtenir pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es. Ne reste plus qu’à cesser de jaser… Ne reste plus qu’à s’engager à donner la parole au Peuple ; LUI SEUL peut DÉCIDER… il décide dès lors qu’il a l’occasion historique de se prononcer par référendum sur la validité/invalidité de l’État concret présent qui s’applique au Québec sans le OUI des Québécois,es, pour le Proclamer INVALIDE au Québec, puisqu’il s’impose sans OUI ; Le Peuple décide dès lors qu’il a l’occasion de se prononcer non pas seulement sur l’État abstrait à venir, perpétuellement à venir, mais aussi et d’abord sur l’État concret très présent du Canada, pour le Proclamer INVALIDE au Québec, parce qu’il s’impose sans le clair OUI des Québécois,es.

Le manifeste Hivon/PKP : l’espoir… ( malgré tout )

Nonobstant ce qui précède, malgré donc l’impasse faite sur la mise sur pied d’une VRAIE Coalition multipartite autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain conséquent qui rompt avec la gouvernance collabo de l’État autocrate illégitime du Canada, reste que cet engagement de la direction du PQ quant à la mise au point d’une feuille de route COMMUNE n’est pas rien non plus… on avance… sauf que, sans engagements clairs concernant la mise sur pied d’une Coalition multipartite, sans engagements clairs qui ROMPENT avec la gouvernance collabo qui a cours ici depuis la Conquête, on parle dans le vide… et c’est de plein démocratique qu’il nous faut,  nons pas de vide… de vide autocrate canadian…

La réaction de Québec solidaire : à l’avenant…

«Je prends note, mais en même temps, il y a quelques semaines, M. Péladeau ouvrait ses bras à la Coalition avenir Québec. Ce n’est pas clair pour le monde en général, d’ouvrir les bras à la CAQ et là, tout à coup, de dire: oui, notre programme sera progressif

La députée [ Mme Massé ] y voit un flou politique difficilement soutenable.

«Qu’est-ce qu’il faut comprendre ? Qu’il n’y a plus de droite et de gauche ?», s’interroge-t-elle.

La Presse | 20016 04 23 | Québec Solidaire dubitatif devant l’ouverture manifestée par le PQ

Non pas ! La gauche et la droite existent encore… de même que la gouvernance de gauche et la gouvernance de droite… Or, s’il n’est question que de Programme COMMUN de gouvernance, il ne peut être à la fois de gauche et de droite, il ne peut qu’être… on ne sait pas vraiment où… Par contre, s’il est question de Programme COMMUN d’État démocratique républicain, c’est autre chose… L’État n’est ni de droite ni de gauche… la Raison d’État démocratique n’est ni de droite ni de gauche, puisqu’existent une gauche et une droite démocrate…

Tant et aussi longtemps que ne sera pas mise sur la table par le PQ, la mise au point d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain transcendant, dépassant, la division sur la gouvernance de droite ou de gauche, le « flou politique difficilement soutenable » sera de la partie pour empêcher toute avancée conséquente.

La société civile | les OUI | Québec

Alliances électorales, proportionnelle pragmatique, etc… toutes choses consubstantielles de la formation d’une Coalition multipartite

« C’est une piste qui est certainement regardée, mais il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Les premiers débats doivent servir à échanger sur des idées, sur le fond», a insisté Claudette Carbonneau [  présidente des OUI-Québec | organisations unies pour l’indépendance du Québec ]

Échanger sur le fond !? Et le fond c’est quoi sinon la formation d’une Coalition MULTIPARTITE de gouvernement MAJORITAIRE en sièges et si possible en voix ? Soyons sérieux…

… il y a du chemin à faire… et cela doit venir des partis… seuls les partis peuvent la mettre sur pied cette Coalition multipartite. La société civile quant à elle peut et doit parler du fond… à savoir : un Programme COMMUN d’État démocratique républicain devant être endossé par les partis, par delà leurs respectifs et concurrents Programmes de gouvernance, plus à gauche ou plus à droite…

 

Lire aussi :

Guy Roy | Programme de QS !?

Quel programme !? De gouvernance collabo ou d’État démocratique !?

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À propos de Luc Archambault

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