Le référendum perdu d’avance | un mythe propagé par les collabos | renverser le fardeau de la preuve

12 mai 2016

Introduction

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Concernant : Le Devoir | 12 mai 2016 | Michel David | La question qui tue |

Le degré zéro de la symétrie référendaire

Le référendum perdu d’avance et un mythe patenté par les partisans opportunistes de la gouvernance collabo provincialiste qui viennent de trouver en Jean-François Lisée une nouvelle Sirène. Toutes choses égales par ailleurs c’est comme si de Gaulle en juin 1940 avait rejoint le gouvernement d’exception PÉTAIN/Laval pour… préparer la libération de la France… un non sens logique, un non sens politique, un non sens historique, un non sens tout court qui n’échappe pas à l’intelligence du Peuple. On ne peut à la fois prétendre une chose et faire le contraire. On ne peut à la fois mettre de l’avant la souveraineté de l’État et à la fois fouler aux pieds la souveraineté du Peuple. 

Les partisans de l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique ne se sont jamais embarrassés de tenir un référendum au Québec pour que s’appliquent au Québec de force et d’autorité impériale les Actes constituants de cette Couronne contrôlée par le seul Parlement de Westminster depuis la Conquête jusqu’en 1982. En 1982, même Pierre Elliott Trudeau, au faîte de sa gloire, ne s’est pas risqué à tenir un référendum qui aurait réglé la question une fois pour toutes ; et ce, pour la bonne et simple raison qu’il savait que s’il avait posé la question… c’eut été NON ; sinon, et c’est la question qui tue : pourquoi diable se serait-il privé d’un clair OUI à SON Canada ?

La question qui tue, tue aussi les canadianisateurs… sauf que… rien pour l’instant ne tue qui que ce soit puisque personne ne leur a posé la question qui tue…

Renverser le fardeau de la preuve !

À savoir : quand donc se tiendra-t-il un référendum au Québec permettant aux Québécois,es de se prononcer librement et démocratiquement sur la validité/invalidité au Québec des Actes constituants du Canada ? Quand donc les canadianisateurs accepteront-ils de se soumettre à la rigueur de leur propre loi dite de la clarté ? Quand donc en somme le Canada cessera-t-il d’être un État autocrate autoproclamé valide alors qu’il nie la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple Souverain du Québec ? Quand donc l’État du Canada cessera-t-il d’être un État voyou de clair déni démocratique qui s’impose sans OUI au Québec de force et d’autorité impériale ?

Aujourd’hui encore, même s’il y a songé un temps, Philippe Couillard se garde bien de ne serait-ce qu’envisager la chose, il sait que s’il posait la question, ce serait NON. On fêtera donc les 150 ans de l’Acte d’Amérique du Nord britannique en 2007, sans que le Québec n’y a adhéré librement et nommément, jamais aussi clairement que par référendum.

Or, si les canadianisateurs se tiennent loin d’un référendum perdant, ils ont tout le loisir de le faire que parce que les soi-disant souverainistes se gardent bien de renverser le fardeau de la preuve en leur faveur… Ce qui est absolument stupide de la part de ces soi-disant souverainistes qui ne voient rien de mal à fouler aux pieds la souveraineté constituante du Peuple sous prétexte de mettre de l’avant la souveraineté de l’État du Peuple.

Si de vrais souverainistes se levaient pour le renverser ce fardeau de la preuve, toute la question d’un référendum perdant serait désormais non plus leur problème, mais celui des partisans du Canada.

On ne peut forcer le Canada à tenir au Québec un référendum portant sur la validité/invalidité de la Constitution actuelle du Canada ayant force de loi illégitime, mais ce qu’on peut faire c’est donner l’occasion aux Québécois,es de se prononcer non pas seulement sur l’État abstrait à venir, mais aussi, et d’abord sur l’État présent concret du Cda, pour l’invalider, puisqu’il s’impose sans OUI… c’est un fait, c’est une réalité objective incontestable : le Canada n’a pas ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es et il se trouve à fouler aux pieds sinon la lettre, au moins l’esprit de sa propre loi dite de la clarté.

Suivre l’exemple de De Gaulle

En somme, il est question d’être congruent. Si les canadianisateurs ont peur d’un NON, pourquoi ne posons-nous pas nous-mêmes la question puisqu’ils ne la poseront jamais tant et aussi longtemps que ce Canada-là ne passera pas au Québec ? Si c’est NON au Canada, c’est donc que le statu quo ne peut perdurer… c’est donc à l’avantage des honnêtes fédéralistes-rénovateurs. Pour l’heure ils sont bloqués… un clair OUI à l’invalidité du Canada oblige le Canada à négocier, à se commettre, à cesser de se contenter de fédérer les NON à la souveraineté de l’État…

Un référendum gagnant

Une fois que ce référendum portant sur l’État réel, sur l’État concret, sur l’État présent, pour l’INVALIDER, est tenu pour gagnant puisqu’il rejette le statu quo, puisqu’il INVALIDE tout État qui tel l’État illégitime du Canada n’a pas le clair OUI des Québécois,es, tout est possible… Le Peuple parvient à faire mettre genoux à terre à l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité… dans la foulée, va-t-il se contenter de se soumettre encore à la volonté de l’Empire où ne va-t-il pas en profiter pour s’affranchir définitivement en choisissant la démocratie, la souveraineté du Peuple, et donc aussi la Souveraineté de l’État du Peuple, une République démocratique par et pour Le Peuple…

Il faut rompre avec la fatalité de la défaite… Pour cela, il faut renverser le fardeau de la preuve… la question qui tue… tue le Canada tel qu’il est… pourquoi s’en priver… ?

Luc A.

Cf : UNION des forces démocratiques du Peuple Souverain du Québec autour d’un même Programme COMMUN d’État démocratique républicain.

 




Le Devoir | 12 mai 2016 | Michel David | La question qui tue |

S’il y a une chose sur laquelle tout le monde au PQ s’entendait au lendemain de l’élection d’avril 2014, c’était bien qu’il ne devait plus jamais se présenter devant l’électorat sans une position claire sur le référendum. Durant toute la campagne, les déclarations confuses de Pauline Marois ont torpillé la campagne péquiste en inquiétant aussi bien les souverainistes que les fédéralistes.
 
Véronique Hivon ne peut pas être naïve au point de s’être réellement imaginée qu’elle pourrait s’en tenir au pourquoi de la souveraineté en faisant abstraction du comment et du quand. Ses futurs adversaires dans la course à direction ont été les premiers à la sommer de préciser ses intentions.
 
Parce qu’il était perçu comme un véritable sauveur dont la détermination à faire l’indépendance ne pouvait être mise en doute, M. Péladeau a réussi à traverser la course de l’an dernier sans se commettre. Ceux qui, à l’instar de Bernard Drainville, voulaient le forcer à clarifier ses intentions étaient presque accusés de lèse-majesté. On voit mal comment l’un ou l’autre des simples mortels qui briguent sa succession pourrait bénéficier de la même indulgence.
 
Le PQ ne peut s’en prendre qu’à lui-même. À force de s’entredéchirer à propos de l’article 1 de son programme, il a lui-même contribué à faire de l’échéancier référendaire l’inévitable piège qu’il est devenu. Si tout n’est pas absolument clair lors du déclenchement de la prochaine élection, les libéraux ne passeront pas une journée sans poser la question qui tue : un gouvernement péquiste tiendrait-il un référendum dans un premier mandat, oui ou non ? Toute tentative de l’éluder fera revivre au prochain chef du PQ le même calvaire qu’en 2014.
 
« En 2018, il va falloir être très clair », a finalement reconnu Mme Hivon. Surtout que dans son cas, l’ambiguïté est double. Non seulement elle est soupçonnée d’être de ceux qui estiment plus urgent de battre les libéraux que de tenir un référendum, mais elle a également laissé entendre que la « mécanique » pourrait être différente de celle du référendum classique, telle qu’expérimentée en 1980 et en 1995.

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La députée de Joliette compte développer sa position en fonction des discussions avec les autres partis souverainistes qu’elle avait déjà entreprises à la demande de Pierre Karl Péladeau. À cet égard, la nouvelle course tombe particulièrement mal. Comment sera-t-il possible pour Mme Hivon, ou pour tout autre candidat, de développer une position compatible avec un « plan d’accession à l’indépendance commun » que tout le monde souhaite, mais qui reste à négocier ?
 
Dans l’actuel climat de méfiance, il faudra sans doute beaucoup de doigté pour convaincre les membres de Québec solidaire de conclure une quelconque alliance, mais la « convergence » ne peut pas servir de prétexte pour entretenir le flou. Surtout qu’il y a une divergence de vues fondamentale sur la composition et le rôle d’une éventuelle assemblée constituante qui serait chargée de rédiger la constitution d’un Québec souverain.
 
Le programme actuel du PQ propose une assemblée formée de représentants des divers secteurs de la société québécoise, des régions et des Premières Nations. Cette implication de la société civile pourrait créer une certaine effervescence autour du projet souverainiste, comme l’avaient fait les commissions régionales de 1995. Le référendum ne porterait cependant pas sur un projet de constitution, mais sur la souveraineté elle-même.
 
Dans le cas de QS, l’assemblée constituante serait élue au suffrage universel et le référendum porterait sur le projet de constitution qui en serait issu. La formule soulève de sérieuses questions. Le rejet du projet de constitution signifierait-il le rejet de la souveraineté elle-même ? Qu’arriverait-il si une majorité de fédéralistes étaient élus à l’assemblée constituante ? Et si les électeurs fédéralistes la boycottaient, quelle légitimité aurait-elle ?

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Les membres de QS se réuniront en congrès à la fin de mai, mais il paraît hautement improbable qu’ils reviennent sur le principe de la constituante élue au suffrage universel. Alexandre Cloutier semble avoir abandonné son projet de tenir un référendum si un million de personnes le réclament, mais serait-il disposé pour autant à le faire porter sur autre chose que la souveraineté ? L’an dernier, Martine Ouellet proposait qu’une assemblée constituante non élue rédige un projet de constitution transitoire d’ici 2018, mais le référendum qu’elle voulait tenir dès le premier mandat portait sur l’indépendance.
 
Jean-François Lisée a certainement des idées sur le sujet. « Si je décidais d’être candidat, c’est parce que je déciderais avec les gens qui me parlent que j’ai quelque chose à apporter, comme chef du Parti québécois, que les autres n’apportent pas », a-t-il déclaré. Sérieusement, comment M. Lisée pourrait-il penser un seul instant qu’il n’a rien à apporter ?

À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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