Le tandem Martine Ouellet / Gilbert Paquette = même impasse de la gouvernance collabo

 

Une élection provinciale ou nationale ?
Positions dé-missionnaires
Quelques réponses pour contrer la dé-mission du PQ

VIGILE.quebec | Chronique de Gilbert Paquette  | dimanche 3 juillet 2016

Gilbert Paquette persiste dans VIGILE.quebec à mettre de l’avant une politique constituante qui ne peut que nous confiner à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons déjà, alors même qu’il prétend mettre de l’avant ce qui permettrait d’en sortir.

Par contre, il met toute sa vaste expérience et expertise politique à contrer méthodiquement et efficacement les arguments des partisans de la gouvernance collabo qui aspirent à devenir chef du PQ. Or, il appuie Martine Ouellet, qui refuse elle aussi de rompre avec la gouvernance collabo… Quoi qu’il advienne donc, si la tendance se maintient, le PQ élira un,e chef,fe qui va mettre de l’avant une gouvernance étatique carburant à la négation de la souveraineté constituante et politique du Peuple.

Comme quoi, mettre de l’avant l’indépendance de l’État ne fait pas foi et ne nous sort pas de l’impasse.

Ce pourquoi je persiste et signe… il nous faut remettre sur le métier notre ouvrage… Gilbert Paquette et Martine Ouellet aussi, va sans dire.

Je persiste et signe parce que je crois encore possible un renversement paradigmatique salutaire. Celui qui suivrait l’exemple récent du Brexit, à savoir, d’abord mettre aux voix l’État présent qui s’applique, pour l’INVALIDER. ( Cf : Le Brexit : la démocratie en marche )

La dernière phrase du plus récent texte de Gilbert Paquette me fait craindre le pire…

« … la démarche constituante au cours d’un premier mandat d’un gouvernement indépendantiste par laquelle le peuple québécois définira son projet de pays. »

Engager sous dictature d’occupation canadian un processus populaire constituant ne pourra qu’être saboté par les partisans de l’État illégitime du Canada, puisque rien n’aura été engagé pour INVALIDER l’État du Canada illégitime actuel qui s’applique dans OUI au Québec. Il en sera de ce processus comme il en a été de celui qui devait faire de la Charte des valeurs le Cheval de Troie devant nous nous procurer la plus éclatante des victoires. On connait la suite.

Comme si nous étions incapables de tirer les leçons de cet épisode marquant de la dernière campagne électorale.

« le plan vers l’indépendance que Martine Ouellet vient de présenter hier n’est ni « référendiste », ni suicidaire. C’est une bouffée d’air frais. On y propose une montée en puissance progressive de l’appui à l’indépendance au cours des six prochaines années, jusqu’à la réalisation du Québec pays. »

On souhaite une « montée progressive en puissance », et parce qu’on la souhaite, on prétend qu’elle s’avèrera… dans le futur proche… six ans… en comptant les deux années qui précèdent l’élection de 2018 et les quatre années que compte le mandat électoral. C’est donc qu’on va encore gouverner le Québec pendant 4 ans en NIANT la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple puisque le gouvernement acceptera de gouverner Le Peuple en vertu d’une loi constituante canadian qui n’est pas celle du Peuple, non sans mettre de l’avant la même « gouvernance collabo » qui a cours ici depuis la Conquête et qui nous confine à l’impasse dans laquelle nous nous trouvons ce faisant.

Quelle est donc la différence avec ce que propose Jean-François Lisée si la « réalisation du Québec pays » n’intervient qu’après 2022, au terme du mandat électoral ? Bien mince…

Ce n’est pas au terme du mandat électoral qu’il faut rendre effective la souveraineté constituante et politique du Peuple quand l’on prétend la mettre de l’avant la souveraineté du Peuple, mais bien au début du mandat… pour disposer ensuite de 3 ans pour que s’implante le nouvel État. À défaut, faire coïncider l’incertitude consubstantielle à la mise en place d’un nouvel État Souverain à l’incertitude électorale est tout sauf favorable à la stabilité nécessaire à la fondation d’un nouvel État. C’est en tout début de mandat électoral qu’il faut que soit fondée la 1re République du Québec… Ni à la fin ni même à mi-mandat, mais bien en tout début de mandat et au plus tard un an après le début du mandat comme l’a organisé Jacques Parizeau, pour disposer ensuite de 3 ans pour implanter le nouvel État.

Un gouvernement sérieux et avisé implante dès la première année de son mandat les mesures les plus difficiles à implanter, pour pouvoir ensuite préparer sa réélection dans des conditions les plus favorables. Pourquoi faudrait-il qu’il en soit autrement s’il est question de fonder et d’implanter un nouvel État ?

Nous disposons donc de 3 ans pour faire ce qu’il faut pour donner l’occasion au Peuple Souverain du Québec de rendre effective sa Souveraineté démocratique constituante. Qu’est-ce qui est en mesure de lui donner l’occasion de le faire, sinon, prévoir lui donner cette occasion dès après l’élection d’une députation majoritaire s’étant engagée à lui donner cette occasion ?

Le Canada ne passe pas au Québec

Les Québécois,es ne veulent pas du Canada illégitime actuel. Voilà ce qu’il faut comprendre. Si les Québécois,es sont partagés quant au fait de fonder l’État souverain, il,elles ne le sont pas quant au statu quo actuel ; les Québécois,es ne veulent pas du statu quo ; même les fédéralistes-rénovateurs et les autonomistes n’en veulent pas ; qui reste-t-il ?

L’exemple du Brexit

Les Britanniques ont bien compris ce qu’il faut faire… il faut donner l’occasion au Peuple de se prononcer sur l’État qui s’applique. Si l’État qui s’applique est validé, il s’applique… tout le reste ne sert à rien… S’il ne l’est pas validé, il ne peut plus s’appliquer en l’état… tel que… Il doit soit changer, soit ne plus s’appliquer… C’est la première étape. Le Peuple dispose de l’État actuel.

Les Britanniques n’ont pas été appeléf,es à rédiger la Constitution d’un Royaume-Uni hors l’Europe… mais bien à se prononcer sur le fait qu’elle s’applique ou pas au Royaume-Uni. Le reste découle de cette première décision à prendre.

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Toutes choses égales par ailleurs, on applique la même logique en permettant aux Québécois,es pour la première fois de leur Histoire de se prononcer sur l’État actuel qui s’APPLIQUE au Québec sans jamais avoir consenti à se soumettre à l’aval du Peuple. C’est de démocratie et d’État démocratique qu’il est question. Il est question de choisir entre État démocratique et État autocratique autoproclamé par-dessus la tête du Peuple.

Nul besoin « de montée en puissance de l’appui à l’indépendance ». Seulement prévoir donner l’occasion au Peuple Souverain du Québec de se prononcer pour DÉCIDER : ou bien il approuve le fait de vivre dans un État autocrate canadian qui s’impose au Québec sans avoir obtenu le clair OUI référendaire des Québécoise,s ; ou bien il INVALIDE au Québec TOUT État autocrate autoproclamé qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es. Le Peuple oblige le Canada à sortir du Québec ; comme l’ont fait les Britanniques… obliger l’Europe à sortir du Royaume-Uni ; du moins à revoir le fait que l’UE s’applique comme si de rien n’était au Royaume-Uni.

Dans la foulée d’un plébiscite à double proclamation constituante, les Québécois,es sont invité,es à Proclamer SEULE VALIDE au Québec, la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec ; quitte à ce qu’un jour, telle 1re République du Québec adhérent un jour démocratiquement et par référendum à quelque nouvelle vraie fédération Québéco-Canadian… si tant était que Le Peuple dise OUI à ses Actes constituants…

Reste ensuite à mettre de l’avant de grands pans du Programme de Martine Ouellet…

Mobilisation

« Le Plan Ouellet 2018 est consacré principalement à la mobilisation de toutes les personnes et de toutes les organisations (partis, groupes et mouvements) qui appuient … » la démocratie, la primauté démocratique de la souveraineté constituante du Peuple. Les DÉMOCRATES se mobilisent de gauche à droite…

UNION

« Il vise l’élection, en octobre 2018, d’une majorité de députés s’engageant à réaliser l’indépendance dans les quatre années de leur mandat. » Une majorité multipartite sous Coalition de plusieurs partis endossant le même Programme COMMUN d’État démocratique républician.

Programme d’État

« Une deuxième partie du plan sera publiée d’ici quelques jours, portant sur la démarche constituante au cours d’un premier mandat d’un gouvernement indépendantiste par laquelle le peuple québécois définira son projet de pays. »

La démarche constituante digne de ce nom consiste à rompre avec la gouvernance collabo en donnant l’occasion aux Québécois,es de se prononcer sur deux Actes constituants fondamentaux portant premièrement sur l’État illégitime actuel du Canada et portant sur l’État devant succéder démocratiquement à l’effondrement de l’État illégitime autocrate du Canada.

 Luc A.

 

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Artiste et citoyen

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