Comment battre les libéraux?

 

Journal de Québec | 2016 07 13 | | Comment battre les libéraux?


Mon commentaire suit le texte de MBC

 PLQ-PhilippeCouillard
photo agence qmi, maxime deland
MBC-JdQ
Mathieu Bock-Côté

Mercredi, 13 juillet 2016 05:00 MISE à JOUR Mercredi, 13 juillet 2016 05:00

C’est l’été, et le commun des mortels n’a pas trop la tête à la politique. On se baigne, on essaie de ne pas suffoquer quand il fait trop chaud et on multiplie les grillades sur le BBQ. C’est très bien.

Et pourtant, dans une galaxie près de chez vous, se poursuit la course à la chefferie du Parti québécois.

Quoi qu’on en pense, et même si elle ne passionne pas grand monde, elle est importante.

Les péquistes choisissent le chef de l’opposition­­ officielle et celui qui essaiera de devenir premier ministre aux prochaines élections.

Comme d’habitude, lorsque les péquistes se parlent, ils parlent de souveraineté. C’est normal. C’est la raison d’être du parti. Et ce n’est pas insensé­­: il y a quelque chose d’absurde­­ à ce que le Québec ne soit toujours pas indépendant.

Souveraineté

Mais on sait ce que les Québécois en pensent pour l’instant: ils ne veulent pas en entendre parler.

Les péquistes ont beau répéter qu’elle est nécessaire, la grande majorité a les oreilles bouchées. C’est triste, mais c’est ainsi.

Au moins deux des trois partis devraient chercher un compromis politique.

 

Et il n’y a pas vraiment de recette magique pour exciter le désir souverainiste. Voilà pourquoi la plupart des souverainistes sont aujourd’hui déprimés.

Aux prochaines élections, les électeurs nationalistes ne se demanderont pas «comment reprendre la marche vers la souveraineté», mais «comment se débarrasser du gouvernement libéral», en poste depuis 2003, mis à part un intermède péquiste de septembre 2012 à avril 2014.

En d’autres mots, s’il y a un désir bien présent dans l’électorat nationaliste, c’est moins celui d’une reprise du combat indépendantiste qu’une volonté bien réelle d’en finir avec un Parti libéral toxique, hostile à notre identité.

Mais un problème se pose: le vote nationaliste est divisé en trois parts inégales.

On en retrouve évidemment une grosse partie au PQ. On en retrouve une autre à la CAQ. On en retrouve une dernière, petite, mais pas insignifiante, à Québec solidaire. Évidemment, ces trois partis ne sont pas appelés­­ à s’entendre.

Le PQ croit à la souveraineté, mais sait qu’il ne la fera pas à court ou moyen terme.

La moitié de la CAQ n’y croit plus et l’autre moitié s’y oppose.

Enfin, Québec solidaire croit au socialisme­­ et à un univers parallèle qui, pour la grande majorité de la population­­, serait un enfer bureaucratique politiquement correct sous-oxygéné.

Compromis

Il faudrait un programme commun nationaliste. Au moins deux des trois partis devraient chercher un compromis politique.

Le terrain d’entente est difficile à trouver.

Résultat: les libéraux se croient installés au gouvernement pour l’éternité.

Ils maltraitent la langue française, préparent l’augmentation des seuils d’immigration et sifflotent gaiement quand les sièges sociaux s’en vont.

Mais qu’importe: les partis d’opposition refusent de se parler. Chacun veut prendre le pouvoir seul.

Alors en 2018, si la tendance se maintient, nous aurons droit à la réélection du Parti libéral. Jusqu’en 2022. Cela fera presque vingt ans.

N’en doutons pas, si les nationalistes continuent de faire la politique en amateurs, les libéraux se rendront à trente.

________________________

Les journalistes et les sociologues observent le réel et tentent d’en rendre compte, de l’analyser. Il,elles n’inventent rien et ne doivent rien inventer… ce pourquoi il ne faut pas se fier aux journalistes et aux sociologues pour observer des pistes de solutions qui pourraient dénouer l’impasse qu’ils observent, décrivent, et analysent.

Tant et aussi longtemps qu’une partie en présence ne présente pas de projets ou de politiques qui s’attaquent aux causes du problème décrit par les observateur,trices, ce ne sont pas ceux et celles-là qui vont proposer quoi que ce soit.

Sans attendre tel avènement, osons proposer quelques pistes de solutions à cette impasse dans laquelle nous confine l’analyse de MBC. 

La Souveraineté ( sous-entendu la souveraineté de l’État )

 « … on sait ce que les Québécois en pensent pour l’instant: ils ne veulent pas en entendre parler. »

Voilà une soi-disant vérité révélée qui est répétée sans cesse sans autre formalité. Admettons ! Les Québécois,es ne veulent pas entendre parler de la Souveraineté de l’État. Est-ce à dire qu’il ne veulent pas entendre parler de la Souveraineté du Peuple, à savoir, le principe premier de la Démocratie. Est-ce à dire que les Québécois,es ne veulent pas entendre parler de démocratie ?

Soyons sérieux ! Mais admettons que les Québécois,es ne veulent pas entendre parler ni de référendum, ni de souveraineté de l’État du Québec, alors, la question qu’il faut se poser c’est : pourquoi donc ? La réponse est simple, c’est parce que les Québécois,es ne veulent pas d’un autre référendum qui dirait encore NON à l’État Souverain ; les Québécois,es ne veulent pas d’un autre référendum perdant. Selon cette hypothèse, Le Peuple Souverain du Québec estimerait, avec raison selon moi, que l’état des forces démocratiques citoyennes et politiques du Québec est dans tel état de division et de découragement, qu’il est impensable de croire possible la constitution et le développement d’une force en mesure de battre la force d’inertie du Régime et de son statu quo de blocage. Un Régime qui parvient à masquer toute source d’irritation en mesure de susciter un mouvement de rejet conséquent, comme celui qu’on observe en Europe contre l’Union européenne | UE, comme on l’a pu en observer la confirmation au Royaume-Uni dernièrement avec le référendum sur le Brexit, contre toute attente. Les pro statu quo étaient convaincus que la force d’inertie battrait le Brexit.

Rien de tel au Québec pour l’instant. Le Régime parvient à s’imposer de force et d’autorité impériale sans jamais avoir ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es et décourage le recours au référendum parce qu’il craint par-dessus tout le référendum qui INVALIDERAIT le statu quo dont les souverainistes de veulent pas, dont les autonomiste ne veulent pas, dont même les fédéralistes rénovateurs ne veulent pas. Qui reste-t-il ? Une infime minorité de blocage qui s’impose par défaut sur la majorité divisée qui ne refuse de s’UNIR.

Mais qu’est-ce donc qui pourrait faire l’UNION qu’on ne parvient pas à faire ?

La Souveraineté du Peuple | la démocratie

Quand on table sur le compromis des uns et des autres, on est mal barré. Qui fera le compromis à gauche et à droite ? Qu’est-ce qui distingue le compromis de la compromission ?

On peut mettre de côté et la compromission et le compromis en cessant de tabler sur le compromis. Comment !? En évacuant de l’équation ce qui est objet de compromis ; en mettant de l’avant ce qui est endossé par toutes les parties. La Démocratie est bel et bien endossée autant par les souverainistes que par les fédéralistes-rénovateurs et les autonomistes ; autant par la gauche souverainiste que par la droite autonomiste ou fédéraliste-rénovatrice.

Qu’est-ce qu’engage la démocratie pour les démocrates ? Le respect de la Souveraineté démocratique et constituante du Peuple… c’est la base, le dénominateur COMMUN. Or, ce respect est bafoué par l’État illégitime actuel du Canada qui s’impose au Québec de force et d’autorité impériale par-dessus la tête constituante référendaire des Québécois,es sans jamais avoir ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es, ce qui foule aux pieds la Souveraineté démocratique constituante du Peuple, ce qui n’est pas admissible pour un démocrate, pour tous les démocrates.

Or, les Libéraux n’ont aucun scrupule à former des gouvernements qui acceptent de gouverner Le Peuple en vertu d’Actes constituants canadian qui ne sont pas ceux du Peuple, qui n’ont jamais été approuvés par Le Peuple, qui n’ont jamais obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es.

Conséquence logique : il faut cesser de former des gouvernements qui acceptent de gouverner Le Peuple en vertu d’une Loi constituante canadian qui n’a pas été validée par Le Peuple. En cela, et toutes choses égales par ailleurs, il faut suivre l’exemple de De Gaulle qui a refusé en juin 1940 de participer à la formation d’un gouvernement de collaboration avec un État qui s’imposait au Peuple Souverain de France, de force et d’autorité autocrate impériale sans jamais avoir obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire du Peuple Souverain de France.

Il faut donc former un Gouvernement de Coalition démocratique multipartite qui rompt avec la gouvernance collabo qui a cours ici depuis la Conquête ; un gouvernement qui va refuser de gouverner comme si de rien n’était Le Peuple Souverain du Québec alors que le gouvernement accepte d’être lui-même gouverné par une Loi constituante canadian illégitime qui refuse de se soumettre à la rigueur de sa propre loi dite de la Clarté.

Un tel gouvernement est formé après les prochaines élections à tenir à Québec au plus tard le 1er octobre 2018. C’est un Gouvernement de Libération démocratique nationale. Un gouvernement de Coalition multipartite radicalement démocratique formé par le PQ, la CAQ, QS, l’ON, les Verts. Un gouvernement majoritaire en siège et tout probablement en voix, qui applique le Programme COMMUN d’État démocratique républicain de la Coalition.

Il ne gouverne pas comme d’habitude, comme si de rien n’était de l’État illégitime du Canada… en mettant en place son programme de gouvernement ou d’autres mesures qui plaisent au gouvernement élu, comme les Libéraux l’ont fait en mettant en application une austérité idéologique qui n’avait fait l’objet d’aucune espèce d’engagement électoral.

Le Gouvernement de LIBÉRATION démocratique nationale applique le Programme COMMUN d’État qui avait été endossé par les partis membres de la Coalition démocrate multipartite qui a gagné les élections et qui a été présenté tel que pendant la campagne électorale. Cette fois, aucune surprise… c’est ce pourquoi la députation a été élue qui est mis en place. À savoir, la convocation immédiate de l’ANQ | Assemblée nationale du Québec qui étudie et adopte 2 Actes constituants fondamentaux qui prennent effet dès après l’obtention d’un clair OUI référendaire ( 50% +1 voix ) lors de la tenue d’un plébiscite à double Proclamation constituante.

  • NOUS, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons INVALIDE au Québec tout État qui, tel l’État illégitime du Canada actuel, n’a pas obtenu nommément pour ses Actes constituants le clair OUI des Québécois,es ( 50% + 1 voix ). OUI / NON
  • NOUS, Le Peuple Souverain du Québec, Proclamons seule VALIDE au Québec la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec adoptée par la députation du Peuple élue par Le Peuple dans ce but et siégeant actuellement à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec. OUI / NON

L’UNION des DÉMOCRATES !

Un tel Programme COMMUN d’État démocratique républicain est en mesure de faire l’UNION de tous,tes les démocrates du Québec, de gauche à droite en passant par le centre parce qu’il n’est pas question d’appliquer un programme de gouvernance, un programme de gouvernement habituel, qui sera plus à gauche ou plus à droite. S’il est plus à droite, la gauche ne pourra pas l’appuyer ; s’il est trop à gauche, la droite ne pourra ni ne voudra l’appuyer. Ici, il n’est pas question de gouvernance de gauche ou de droite, mais de Programme d’État démocratique qui permet aux Québécois,es de se prononcer sur l’État du Canada qui s’applique actuellement au Québec de force et d’autorité autocrate impériale, ce qui n’est jamais survenu depuis la Conquête ( Cf : Liste des États s’étant appliqué sans OUI aux Québec depuis la Conquête de la Nouvelle-France  )

Une telle UNION est irrésistible ! Elle a tout ce qu’il faut pour déployer une force politique considérable en mesure de vaincre facilement la force d’inertie du Régime qui n’a pu survivre qu’en refusant de se soumettre à la Volonté libre constituante du Peuple. Ce qui ne peut manquer de faire basculer l’opinion publique qui craint avec raison de voir à nouveau battu le OUI à l’État Souverain. Non seulement parce que c’est l’État actuel qui est d’abord mis aux voix dans un premier temps, mais parce qu’il est question non pas d’abord de valider l’État de l’un contre l’État de l’autre, mais de valider la DÉMOCRATIE elle-même ; question de rendre effective la primauté démocratique du Peuple du seul fait pour lui d’INVALIDER un État qui s’impose de manière autocrate en passant par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple. Ce qui change tout.

Quand c’est Le Peuple qui est au centre du débat, ça change tout. Quand il est question de donner l’occasion au Peuple de se poser, dans l’État, en tant que seule autorité démocratique suprême devant trôner au sommet de l’État du Peuple, ça change tout. Quand il est question de donner l’occasion au Peuple de Proclamer INVALIDE au Québec tout État qui n’a pas, tel l’État illégitime du Canada, ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es, ça change tout.

Ce n’est pas l’État qui est en cause, ce n’est pas l’État plus ceci ou moins cela qui est en cause, mais bien Le Peuple, celui qui est le seul valide fondateur de l’État du Peuple. Il a l’occasion pour la première fois de son histoire de se poser dans l’État en tant que seule autorité démocratique suprême sur Son territoire national du Québec. Les menaces de représailles contre l’État à venir tombent dès lors dans le vide, puisque l’État à venir devant succéder à l’État illégitime autocrate actuel n’est pas en cause, d’autant qu’il pourra être ce que Le Peuple voudra bien qu’il soit… puisque c’est LUI qui commande, du seul fait pour lui de mettre à genoux l’Empire et son indigne et illégitime Couronne canado-britannique qui s’impose sans OUI au Québec depuis la Conquête ; du seul fait pour lui de se prononcer pour dire OUI à la Suprématie démocratique constituante et politique du Peuple sur Son territoire national du Québec, contre l’usurpatrice suprématie d’une Couronne qui n’a jamais ni voulu ni osé se soumettre à la démocratique volonté constituante du Peuple, comme si Le Peuple était sa chose, son objet ; comme si un Peuple pouvait être un objet, comme s’il avait pu être objet de Cession !?

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( …à suivre, texte en construction | rafraichir la page de temps à autres pour lire la suite )

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