Comment sortir de l’impasse Martine Ouellet ? Refuser de voter pour les partis qui refusent l’UNION démocrate multipartite

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Chronique de Gilbert Paquette | mercredi 10 août 2016 | 630 visites | 13 messages

 

Gilbert Paquette, qui appuie la candidate à la chefferie du PQ Martine Ouellet, conclut son analyse par ces mots.

La peur de perdre une élection a remplacé l’urgente nécessité de l’indépendance. On n’ose plus présenter des projets indépendantistes dont le Québec a besoin sur le plan de la démocratie, de la protection du climat, du Québec français, du développement économique intelligent, de la lutte à la pauvreté et à la précarité. On accrédite ainsi le discours des adversaires à l’effet que l’indépendance serait déconnectée des besoins de la population. Le résultat de ce cercle vicieux s’affiche dans les sondages. Bien que l’objectif de l’indépendance soit toujours appuyé par près de la moitié des francophones, très peu de gens maintenant croient à la volonté du Parti Québécois à la réaliser. Très peu pensent que l’indépendance se fera un jour. Il ne reste qu’à tuer l’espoir chez celles et ceux qui l’ont toujours.

***

Il faut maintenant un changement de cap, lancer un nouveau cycle décontaminant, mobilisant. Il faut une nouvelle phase dans l’histoire du PQ, celle d’un espoir renouvelé, d’une indépendance pleinement assumée, avant, pendant et après chacune des élections, jusqu’à ce que la population élise un gouvernement indépendantiste ayant demandé un mandat pour la réaliser et décidé à le faire.

Sans cela, ce parti, créé pour nous donner un pays, n’aurait plus beaucoup de raison d’être.

Certes…!

Mais pourquoi l’appel de Gilbert Paquette n’est-il pas entendu par les candidat,es à la chefferie du PQ, mis à part Martine Ouellet ?

J’opine que son argumentaire n’est pas suffisamment engageant. En effet, mettre de l’avant l’indépendance « jusqu’à ce ce que la population élise un gouvernement indépendantiste ayant demandé un mandat pour la réaliser et décidé à le faire » implique qu’on accepte de perdre les prochaines élections, suppose que c’est tout d’emblée gagnant, ce qui est non seulement déprimant, mais intolérable.

Ce qu’a bien compris Jean-François Lisée qui réplique, pour contrer cette intolérable avènement, qu’il importe d’abord de renverser les libéraux, quitte à former encore et encore des gouvernements collabos d’un État illégitime du Canada qui NIE l’existence et la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple Souverain du Québec.

Tel Ulysse dans son Odyssée sans fin, nous semblons condamnés à errer de Charybde en Scylla, comme s’il n’y avait comme seule alternative la peste et le choléra. Comme si, pour éviter le tourbillon référendaire on ne pouvait que précipiter la Nef des fous que nous sommes vers le récif d’un ROC canadian impavide soi-disant inexpugnable. Plus on évite le tourbillon, plus se brise sur le ROC canadian l’espoir d’un peuple, plus l’espoir est brisé, plus le tourbillon nous répugne, plus le tourbillon nous répugne, plus l’espoir se brise, ainsi, 30% des Québécois,es ne se déplace plus pour voter ; c’est 15% de voix souverainistes qui manquent aux souverainiste… c’est décisif puisqu’au moins la moitié de ce 30% qui ne vote plus est composé à majorité de souverainistes déprimé,es, désabusés, découragés par la division du mouvement souverainiste, par l’impuissance qu’elle engage. 

Cet abstentionnisme fait en sorte que 71% des électeur,trices n’a pas voté pour les Libéraux de Philippe Couillard.Ce qui est tout sauf glorieux pour la minorité canadinisatricce qui ne peut compter que sur la division du vote souverainiste pour espérer conserver le pouvoir.

Comment sortir de cette impasse débilitante ? Comment échapper à ce cercle vicieux sans perdre les prochaines élections au profit de la minorité canadianisatrice ? En formant une UNION multipartite seule capable de gagner les prochaines élections pour former autre chose qu’un gouvernement collabo provincialiste ? Mais comment la former ? Tout simplement en tablant sur le plus large dénominateur commun, la démocratie et ce qu’elle engage en matière de respect de la souveraineté constituante et politique du Peuple. Tout simplement en écartant tout ce qui peut diviser sur l’essentiel, et ce ne peut pas être sur la gouvernance de l’État, ce ne peut être que sur la Raison d’État démocratique, que sur ce qui transcende la gouvernance de gauche ou de droite. Ce ne peut être que sur un Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui s’engage à donner sans condition ni délai au Peuple l’occasion de trancher une fois pour toute non seulement qu’à à l’avenir, quant à l’État Souverain à venir, mais bien d’abord quant au présent, quant à l’État présent illégitime du Canada qui s’impose sans OUI puisque Le Peuple n’a jamais eu le loisir de se prononcer sur lui pour le VALIDER ou INVALIDER. C’est la base…

Ou bien l’État actuel est VALIDÉ par Le Peuple ou il est INVALIDÉ par Le Peuple. S’il est VALIDÉ par Le Peuple, tout le reste est superfétatoire. S’il est INVALIDÉ, tout le reste est crucial, nécessaire et s’impose donc. Le reste c’est l’État devant succéder à l’effondrement de l’État présent, du statu quo de blocage dont personne en veut au Québec. L’essentiel en tel cas, ce n’est pas le gouvernement, la gouvernance, mais bien l’État, l’État démocratique en l’occurrence et ce qui le constitue, fonde et qui gouverne les gouvernements qui gouvernent Le Peuple.

Un référendum gagnant

Les Québécois,es ne veulent pas d’un autre référendum nous disent les canadianisateurs et les autonomistes de la CAQ, voire aussi la gauche solidaire et les provincialistes du PQ. Or, rien n’est plus faux. Les Québécois,es ne veulent pas d’un référendum perdant ! Nuance ! Et elle est de taille.

Or, dans l’état actuel de division des forces souverainistes, comment penser pouvoir gagner un référendum ? Comment penser battre les Libéraux pour former un gouvernement majoritaire en mesure de tenir un référendum gagnant ?

En parlant d’indépendance ? Certainement pas… Voilà 50 ans qu’on en parle jusqu’à plus soif…

Comment donc ? En mettant de l’avant la démocratie VS l’État de clair déni autocrate canadian !

DÉMOCRATIE vs AUTOCRATIE

Pourquoi donc tenir à l’indépendance de l’État du Peuple Souverain du Québec, sinon pour rendre effective la Souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple ? Qu’est-ce que le maître mot, sinon Le Peuple ? Sinon la Souveraineté et l’indépendance du Peuple !?

Mais alors, si c’est la Souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple qui est en cause, pourquoi ne pas prévoir l’appeler à se prononcer sur l’État présent qui s’applique au Québec par-dessus la tête constituante du Peuple. Pourquoi continuer à priver Le Peuple de son droit de se prononcer sur l’État ACTUEL du Canada qui s’impose au Québec sans l’aval référendaire des Québécois,es. La très grande majorité des Québécois,es ne veut pas de l’État du Canada actuel. Les souverainistes n’en veulent pas, les autonomistes n’en veulent pas, les fédéralistes-rénovateurs n’en veulent pas, qui reste-t-il ? Une infime minorité, à telle enseigne que cette minorité s’est toujours bien gardé de soumettre à référendum les Actes constituants des États qui se sont succédé ici depuis la Conquête, ni après la Conquête, ni en 1867 après la Rébellion des Patriotes, ni en 1982 sous Pierre Elliott Trudeau avant le rapatriement de la Constitution à Ottawa, même au faîte de sa gloire il s’en est bien gardé, parce qu’il savait que s’il avait posé la question c’eut été NON…

Le référendum gagnant il est là… Comme un Brexit… On met aux voix l’État qui s’applique pour l’INVALIDER, pour le Proclamer INVALIDE au Québec, ce qui peut faire l’UNION de tous les démocrates, de gauches comme de droite. Ce qui crée une force irrésistible et gagnante. Ce qui ravive l’espoir dans le champ de la démission et du découragement. Ce qui brise le cercle vicieux du défaitisme, ce qui permet de forme une Coalition démocrate multipartite autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain qui rompt avec la gouvernance collabo qui NIE la suprématie de la Souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple ; ce qui nous fait sortir de l’impasse du défaitisme puisque Le Peuple a l’occasion d’user sans condition ni délai de ses pleins pouvoirs démocratiques constituants capable d’INVALIDER l’État dont il ne veut pas.

Quand donc Gilbert Paquette va-t-il comprendre que ça ne suffit pas de mettre de l’avant l’indépendance de l’État ? Quand donc comprendra-t-il qu’il faut mettre de l’avant d’abord l’indépendance du Peuple, puisque c’est LUI, qui a plein pouvoirs démocratique de fonder l’État qu’il désire fonder, selon son bon plaisir souverain ?

Un PQ pour l’UNION multipartite DÉMOCRATE !

OUI, il faut un changement de cap au PQ ! Il faut un changement de cap dans la politique québécoise, dans le mouvement souverainiste. Il faut mettre de l’avant la DÉMOCRATIE, et ce qu’elle engage en terme de respect de la souveraineté du Peuple. Il est grand temps de le dire. Il n’y a ni démocratie ni respect de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple quand on accepte de gouverner Le Peuple en vertu d’une loi constituante qui n’est pas celle du Peuple. Il faut donc disqualifier toute approche provincialiste et il faut dire qu’on va refuser d’adhérer à une politique AUTOCRATE qui va NIER la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple. Les démocrates devront quitter le PQ si les autocrates gagnent la chefferie du PQ. Il faut leur dire que les démocrates vont REFUSER de voter pour des partis qui REFUSENT l’UNION démocrate sous Coalition multipartite qui ROMPT avec la gouvernance collabo provincialiste. Ce qui va faire réfléchir les électoralistes de tous bords dans tous les partis, qui y perdront assurément leurs élections… 30% déjà ne vote plus… un faible pourcentage supplémentaire pourra faire la différence dans les comtés qui font et défont les gouvernements…

Une majorité démocrate peut surgir de tel sursaut de fierté démocrate mettant de l’avant la souveraineté et l’indépendance du Peuple.

Pour devenir cheffe du PQ Martine Ouellet doit proposer un modus operandi qui non seulement met de l’avant l’indépendance de l’État mais aussi et d’abord l’indépendance du Peuple, l’indépendance de son pouvoir constituant démocratique quant à l’État PRÉSENT du Canada pour l’INVALIDER au Québec puisqu’il s’impose sans OUI. C’est le seul référendum que l’on puisse espérer gagner sans problème, puisque les Québécois,es ne veulent pas de cet État imposé de force et d’autorité impériale de manière unilatérale et autocratique en 1982. Dans la foulée, Le Peuple se présente en force aux urnes électorale et référendaire pour faire valoir SES droits à lui et à lui seul… TOUS les États doivent respecter sa suprématie démocratique constituante, à défaut, ils sont INVALIDÉS au Québec, du seul fait pour Le Peuple de se prononcer à cet effet par l’expression référendaire de sa volonté libre.

Dans la foulée, Le Peuple ne voudra plus rien d’autre que fonder Son État à LUI… la 1ière République démocratique du Peuple Souverain du Québec

Voilà ce qui permet d’échapper à la fois au tourbillon de l’impuissance de la division et au récif de l’impuissance du statu quo. Voilà ce qui permettrait à Martine Ouellet d’emporter l’adhésion de tous les souverainistes puisqu’il serait question de les UNIR, par delà ce qui les divise, autour d’un mouvement irrésistible capable de gagner un référendum plébiscitaire haut la main, dès lors qu’il est question de mettra aux voix l’État présent du Canada sans OUI.

Dès lors, il n’est plus tant question d’indépendance de l’État Souverain abstrait à venir, mais bien question de la concrète indépendance constituante et politique du Peuple Souverain du Québec, c’est LUI qui décide, c’est Sa Majesté décisionnelle qui est mise de l’avant, quant à l’État PRÉSENT, quant au PRÉSENT. On ne s’occupe bien de l’à venir, que si et seulement si on a prise sur le présent. Le Présent État du Canada échappe au pouvoir souverain constituant du Peuple, qui n’a pas de prise sur lui. Il s’impose contre lui de force et d’autorité impériale sans JAMAIS avoir ni sollicité ni obtenu son clair OUI référendaire. Pour avoir prise sur lui suffit pour Le Peuple d’avoir l’occasion de se prononcer pour le Proclamer INVALIDE au Québec puisqu’il n’a pas le OUI du Peuple.

Le Brexit n’a pas fait autre chose. Le Peuple du Royaume-Uni a INVALIDÉ au Royaume-Uni l’État de l’Union Européenne qui s’appliquait au Royaume-Uni, ce n’est qu’après que peut se définir ce que le Royaume-Uni va devenir. La première étape étant de s’occuper de l’État présent, en l’occurrence pour l’INVALIDER. C’est Le Peuple qui décide. Ce qui change la donne. L’Écosse comme la Catalogne ferait bien d’en prendre la mesure. Soumettre à référendum l’État abstrait à venir sans d’abord mettre aux voix l’État concret présent qui s’applique donne à la force d’inertie un avantage indu qui permet à l’État présent de s’imposer sans jamais avoir obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire du Peuple.

Changer la donne

À défaut pour l’équipe de Martine Ouellet de changer la donne, ce sera la même logique habituelle qui s’appliquera, en l’occurrence, la même impuissance, la même division, la même impuissance de la division ; le même clivage Québec/Canada, la même dichotomie stérilisante gauche/droite, la même poutine débilitante. RAS, le calme plat. 15% de voix souverainistes découragées continueront à ne pas se déplacer ne serait-ce que pour voter, et encore moins pour militer, ce sera la même division dans les rangs souverainistes. Il ne suffira pas de parler d’indépendance pour changer ça. On en parle depuis 50 ans… Ne reste plus qu’à passer aux Actes, ne reste plus qu’à donner le pouvoir au Peuple, sans condition ni délai quant à l’État concret ACTUEL d’un Canada autocrate illégitime ; non pas seulement quant à l’État abstrait à venir.

Il faut donc opposer non plus Québec/Canada, gauche/droite, gouvernance progressiste/gouvernance conservatrice, identité québécoise/identité canadian, mais bien DÉMOCRATIE vs AUTOCRATIE !

La libération des peuples n’a pas pour fin l’indépendance de l’État, mais bien la Liberté du Peuple, la DÉMOCRATIE. La Révolution française s’est faite pour libérer Le Peuple de l’oppression autocrate, elle ne s’est pas fait pour fonder un État indépendant.

 

Cf : UNION démocrate multipartite autour d’un Programme COMMUN d’État démocratique républicain.

 

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