Francine Pelletier et la dissociation cognitive multi-inter-culturaliste

LeDevoir-FrancinePelletier

Texte complémentaire |

Lettre à Edwy Plenel |

Réaction au texte de Francine Pelletier

Le Devoir | 14 septembre 2016 | Francine Pelletier | Multiculturaliste, moi? |

Si la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme a heureusement statué que « … la contribution des divers groupes ethniques à la société canadienne » devait être reconnue, cela n’engage pas pour autant la mise en abîme d’un fait incontournable : les Québécois,es forment un Peuple, non pas un « groupe ethnique » ; ce qui ne va pas sans conséquences.  Les Canadien,nes d’origine neufrancienne ( Nouvelle-France ) forment un Peuple, non pas un groupe ethnique ; et, les Québécois,es forment un Peuple.

Il n’y a pas une telle chose qu’un peuple italien au Canada, il n’y a que des canadien,nes d’origine italienne parties ou pas d’un groupe ethnique nommé italo-canadian ou italo-québécois. Le Peuple italien vit en Italie. Le Peuple Souverain du Québec n’a nulle part d’autre ou vivre qu’au Québec. Voilà ce que met en abîme le multiculturalisme canadian imposé au Québec de force et d’autorité coloniale impériale sans avoir obtenu ni le libre OUI de la députation du Peuple ni clair et libre OUI référendaire du Peuple Souverain du Québec ; ce qui n’est juste pas… démocratique. Ce qui ne va pas sans conséquences…

Quant à PET, il n’a pas que « … joué méchamment du coude lors de la Nuit des longs couteaux », il a fondé un État du Royaume de la Couronne canado-britannique et il l’a fondé par-dessus la tête constituante référendaire des Québécois,es sans jamais soumettre à référendum ses Actes constituants qui contenaient la disposition multiculturaliste qui se trouve à être la négation même de l’existence et de la souveraineté du Peuple Souverain du Québec, à savoir son ravalement à rang de simple communauté ethnique dans un Canada multiculturalisé de force et d’autorité impériale.

La négation de l’existence et de la souveraineté du Peuple

Le rapatriement unilatéral de la Constitution de 1982 sans OUI référendaire n’est pas qu’un « petit moment ténu de notre histoire »… n’est pas qu’un « petit moment » circonstanciel, accessoire, anecdotique et ponctuel ; c’est un Acte qui est tout sauf « ténu » ; c’est un Acte constituant… fondateur de l’État a-c-t-u-e-l qui s’impose a-c-t-u-e-l-l-e-m-e-n-t au Québec ; c’est le fait d’un État autocrate de clair déni démocratique constituant qui s’applique au présent, non pas au passé ; prétendre le contraire relève de la dissociation cognitive consubstantielle du délire autocrate canadian, celui qui affirme qu’il n’y a qu’Une Nation Canadian… et qu’il n’y a dans cette Nation que des « collectivités »…  la négation même non pas seulement de la souveraineté constituante du Peuple, mais la négation de l’existence même du Peuple Souverain du Québec lui-même, ce qui relève du nettoyage ethnique, celui que n’ont pu produire les politiques de la Couronne britannique mise de l’avant depuis la publication du Rapport Durham de Lord Durham en 1939 à Londres après l’écrasement de la Rébellion des Patriotes de 1837 et 1838 et que prolonge Brian Mulroney dans sa loi sur le multiculturalisme de 1988 :

«…  promouvoir la participation entière et équitable des individus et des collectivités de toutes origines à l’évolution de la nation ».

C’est sur cette mise en abîme de l’existence du Peuple Souverain du Québec que se fonde la doxa canadian de la multi-inter-culturalisation des cultures qui détruira à terme la diversité culturelle et raciale de l’Humanité de par une dissociation cognitive qui prend la partie pour le tout. Le Tout culturel et racial sapiens est pluriel puisque ses parties sont singulières. Si les parties deviennent plurielles, le tout n’est dès lors que singulier, il n’est plus pluriel.

Pour protéger la cultur-diversité sapienne il faut contrer ce qui pourrait uniformiser ses parties, notamment via la doxa de la mutli-inter-culturalisation des cultures. Cf : De l’oeco-culturalisme |

Démocratie et souveraineté du Peuple

« À aucun moment n’est-il question de « congédier la souveraineté populaire », comme le répète Mathieu Bock-Côté »

Ben voyons donc ! Comment peut-on affirmer une telle et si idiote chose. Depuis quand le fait d’imposer des Actes constituants par-dessus la tête référendaire du Peuple n’est pas « congédier la souveraineté  » du Peuple ? En vertu de quelle règle démocratique peut-on affirmer qu’il est démocratique de s’imposer au Peuple sans avoir obtenu le clair OUI référendaire du Peuple ? Dans quelle logique tordue vivent les partisan,es d’un tel État de clair déni démocratique ?

« Des études montrent, pourtant, que c’est en respectant les différentes cultures, plutôt qu’en les neutralisant, que les immigrants sont plus susceptibles de s’intégrer à la société d’accueil. »

Alors, pourquoi valider la « neutralisation » du Peuple Souverain du Québec en le privant de son droit démocratique de se prononcer sur les Actes constituants du Canada qui s’appliquent à son territoire national du Québec sans que n’ait jamais été ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es, alors même que dans ce même Commonwealth dont fait partie le Royaume de la Couronne canado-britannique Le Peuple Souverain d’Australie dispose d’Actes constituants validés par référendum depuis… 1901… ? Cf Liste des États disposant d’Actes constituants validés par référendum par Le Peuple |

Respecter les différentes cultures c’est bon, mais fouler aux pieds la souveraineté constituante et politique démocratique d’un peuple ça aussi c’est bon, c’est ça ?Vraiment !?

Documentation

REFUS d’un commentaire dans le Forum attenant au texte de Francine Pelletier

Je ne vois pas en quoi ce commentaire contredit la politique de participation aux commentaires du Devoir…

LeDevoir-Refus de publication-2016-09-14-F-Pelletier

Le Devoir | 14 septembre 2016 | Francine Pelletier | Multiculturaliste, moi? |

Multiculturaliste, moi?

Le Devoir 14 septembre 2016 |Francine Pelletier | Actualités en société | Chroniques

Parmi les choses qui distinguent le Québec, il y en a une qui ne cesse de m’étonner : le multiculturalisme est perçu ici comme un gros mot. « Arrêtez de dire que je suis un multiculturaliste ! » déplorait Alexandre Cloutier dans l’entrevue récemment accordée au Devoir. « J’ai dit sur toutes les tribunes que le multiculturalisme était un échec. » À la réaction épidermique de l’aspirant-chef, on comprend bien qu’il s’agit d’une insulte. Fédéraliste, c’est déjà pas beau, mais multiculturaliste ? Sors de ce corps, Satan.
 
Il y a des raisons historiques, bien sûr, à cette hantise du multiculturalisme. L’ex-premier ministre Pierre Trudeau s’en serait servi pour remettre le Québec à sa place lors du rapatriement de la Constitution en 1982. À cette occasion, le multiculturalisme s’est retrouvé renforcé et le Québec, lui, tenu à bout de bras, bafoué et humilié.
 
Je ne doute pas un instant que Trudeau père ait joué méchamment du coude lors de la Nuit des longs couteaux. Trudeau savait ce qu’il voulait et n’hésitait pas à forcer pour l’obtenir. A-t-il favorisé cette clause spécifiquement pour embêter le Québec ou plutôt, selon une autre version des faits, pour augmenter ses appuis ailleurs au pays ? Ou encore, tout simplement parce qu’il croyait que le multiculturalisme était la voie la plus prometteuse pour le Canada ? On pourrait en discuter longtemps. Le problème c’est que la perception du multiculturalisme au Québec est entièrement collée à ce petit moment ténu de notre histoire, sans tenir compte de ce qui s’est passé avant ou après.
 
Le multiculturalisme est né, non pas avec Trudeau, mais avec la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme au milieu des années 1960. Lors de ses audiences, la commission Laurendeau-Dunton doit reconnaître qu’il y a d’autres forces en présence que les seuls « éléments britanniques ou français ». Elle en fera une recommandation : « la reconnaissance de la contribution des divers groupes ethniques à la société canadienne ». En 1971, Trudeau, suivant les indications des commissaires, en fera une politique officielle. Dans son discours à la Chambre des communes, il déclare que le gouvernement accepte « la prétention des autres communautés culturelles qu’elles aussi sont des éléments essentiels au Canada ».
 
Sans Trudeau ni la déclaration officielle, sans René Lévesque ni le bras de fer constitutionnel, le Canada serait sans doute devenu « multiculturaliste » quand même. En prenant un peu plus de temps, c’est tout. En 1980, les immigrants de première et deuxième génération comptent pour plus de la moitié de la population canadienne, tout un changement en l’espace de deux générations. C’est d’ailleurs Brian Mulroney qui fera une loi sur le multiculturalisme (1988) afin de « promouvoir la participation entière et équitable des individus et des collectivités de toutes origines à l’évolution de la nation ».
 
Voilà pour la grande histoire. À aucun moment n’est-il question de « congédier la souveraineté populaire », comme le répète Mathieu Bock-Côté, d’abolir le « tronc commun » ou « d’inverser le devoir d’intégration ». Ce sont là des lubies entretenues par des nationalistes conservateurs.
 
Mieux : on a beau se targuer de faire de « l’interculturalisme » au Québec, rien n’indique, en fait, que notre façon d’aborder l’immigration est différente de celle du ROC. « Les chercheurs s’entendent pour dire que ce modèle a davantage été une déclaration d’intention qu’une véritable politique publique », dit Jocelyn Maclure dans Retrouver la raison. Depuis que le PQ a répudié, au début des années 1980, sa politique de « convergence culturelle » — perçue comme trop assimilatrice et portant le flanc à des accusations de nationalisme ethnique —, il n’y a pas de différences réelles entre la façon de concevoir l’immigration au Québec ou au Canada. Toutes les deux reposent sur un principe de réciprocité : « L’immigrant est invité à s’intégrer aux principales institutions et à apprendre la langue ou les langues officielles, à participer à la vie politique et à respecter les normes communes. »
 
Sous l’influence desdits conservateurs, de nombreux politiciens tentent aujourd’hui de revenir en arrière, c’est clair. Après la charte des valeurs, le « test des valeurs » proposé par François Legault et la « concordance culturelle » proposée par l’autre aspirant-chef, Jean-François Lisée, indiquent de nouvelles velléités assimilatrices vis-à-vis des immigrants.
 
Des études montrent, pourtant, que c’est en respectant les différentes cultures, plutôt qu’en les neutralisant, que les immigrants sont plus susceptibles de s’intégrer à la société d’accueil.
 
Veut-on vraiment cracher dans la soupe du multiculturalisme ?

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À propos de Luc Archambault

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