2017 : année propagande | une de plus…

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MBC | 2017 01 04 | 2017 : année propagande

M. Bock-Côté,

Excellent résumé, mais manque de manière explicite la mention d’un élément essentiel, à savoir, le fait que depuis la Conquête s’impose au Québec au sommet de l’État, la seule Couronne britanno-canadian ( aujourd’hui canado-britannique ), et ce, sans que jamais les Actes constituants des États qui se sont imposés ici n’aient sollicité et obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es ; ce qui est tout sauf démocratique puisque les gouvernements élus par Le Peuple Souverain du Québec ont été et sont toujours eux-mêmes gouvernés non pas par la Constitution de l’État du Peuple, mais bien par des lois constituantes autocratiques auto-proclamées unilatéralement et d’autorité impériale par la Couronne britannique sans jamais avoir obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es ; et ce, contrairement à l’Australie qui depuis 1901 dispose d’Actes constituants validés par référendum par Le Peuple Souverain d’Australie. La Couronne canado-britannique a disposé de 116 ans pour se constituer démocratiquement comme l’ont fait l’Australie en 1901, l’Islande en 1918, l’Irlande en 1937, la France depuis 1946, le Sénégal depuis 1958, etc… et plus près de nous comme l’a fait l’Égypte en 2011.

Nous étions Français,es

De plus, contrairement à ce que vous écrivez, nous n’avons jamais été « canadien,nes ». En effet, en Nouvelle-France, nous étions Français,es, vivant dans les « provinces » françaises d’Acadie, de Canada, des Pays-d’en-Haut ( Grands-Lacs ) et de Haute et Basse Louisiane ; un territoire s’étendant de Gaspé à Fort Bourbon, de Tadoussac à Bâton-Rouge ; du Golfe du fleuve-océan St-Laurent au Golfe du Mexique. Ce qui n’a rien à voir avec quelque Canada que ce soit ; ni avec celui de la Nouvelle-France, ni avec celui de la Couronne canado-britannique actuelle.

Après la Conquête, nous fûmes Québécois,es dans la Province of Quebec créée par Georges III en 1763, colonie britannique qui s’étendait du Labrador jusqu’aux Grands-Lacs incluant toute la Haute-Louisiane ; puis, en 1783, le Traité de Paris met fin à la guerre d’indépendance des États-Unis et fait perdre au Québec ses territoires au sud des Grands-Lacs au profit de ces nouveaux États-Unis d’Amérique ; ensuite, l’Acte constitutionnel du 10 juin 1791 adopté par le seul Parlement britannique de Westminster et signé par le même George III scinde la Province of Quebec en créant les Haut et Bas-Canada, dès lors, nous fûmes Bas-Canadien,nes jusqu’en 1840 quand l’Acte d’Union imposé par la Couronne britannique crée la Province of Canada pour minoriser la majorité d’origine neufrancienne ( Nouvelle-France ) accordant un nombre égal de députés au Canada de l’Est ( ex-Bas-Canada ) alors que la population d’origine neufrancienne ( 650k habitant,es )était plus d’une fois ½ plus nombreuse que celle du Canada de l’Ouest ( 400k : ex-Haut-Canada ), non sans faire de la langue de la minorité conquérante anglo la seule langue officielle du Canada-Uni au moment où nous étions devenu,es selon le quolibet anglo des French-canadians afin que les Canadians puissent s’affranchir de leurs origines écossaise, irlandaise, anglaise et états-unienne ; en 1867, l’AANB adopté par la seule députation du Parlement de Westminster par les députations du Royaume-Uni crée unilatéralement le Dominion of Canada sans que ni Le Peuple ni la députation du Peuple n’aient eu l’occasion de se prononcer… ( Cf : JFL | 1er juillet : pourquoi la fête est-elle si triste ? ) ; en 1982, la députation du Québec siégeant à l’ANQ | Assemblée nationale du Québec refuse de reconnaître la validité des Actes constituants du Canada votés par les Parlements de Westminster à Londres et du Canada à Ottawa ; comme de raison aucun référendum n’a été tenu pour donner l’occasion aux Québécois,es de se prononcer pour valider ou invalider tels Actes constituants qui gouvernent les gouvernements qui gouvernent Le Peuple Souverain du Québec sur son territoire national du Québec ; ce qui n’est juste pas démocratique.( Cf : Liste des États s’étant appliqués ici sans OUI après la Conquête )

Démocratie VS diktat autocrate

Ce qui va de soi dans un État dictatorial, mais qui est contraire à la lettre et à l’esprit de ce que doit être un État de droit démocratique. Pourquoi ? Pour la bonne et simple raison que si un référendum avait été tenu en 1867, comme en 1982, c’eut été NON. Ce qui aurait empêcher la constitution du Canada. Et il n’est toujours pas question qu’aujourd’hui encore que les partisans du Royaume de la Couronne canado-britannique se risquent à en tenir un puisqu’ils savent que ce serait encore et toujours NON. Ne reste aux souverainistes qu’à cesser de fouler aux pieds la souveraineté constituante démocratique des Québécois,es. Comment ? En donnant l’occasion historique au Peuple Souverain du Québec de se prononcer enfin quant à l’État concret présent, comme l’a fait le Brexit récemment, non pas seulement quant à l’État abstrait à venir devant succéder au renversement de l’État illégitime actuel du Canada.

Comment ? En tenant un référendum à double proclamation constituante afin de Proclamer invalide au Québec tout État qui n’a pas obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es et, dans la foulée et d’un même souffle, pour valider la Constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec qui aurait été adoptée par l’ANQ. Ce qui rendrait réciproque de qui est aujourd’hui unilatéral et asymétrique. Ce qui rendrait obligatoire à tous les États, actuel et à venir, le fait d’obtenir par référendum l’aval constituant des Québécois,es. Pour l’heure, le Canada s’auto-exempte en refusant de s’appliquer à lui-même la rigueur de sa propre loi dite de la clarté, ce qui est le comble de la forfaiture canadian partie intégrante de ce Régime illégitime et anti-démocratique du Canada qu’on ose même fêter en 2017 ; en tant que preuve concrète de l’ignoble subordination autocratique du Québec démocratique par les autocrates de la gauche et de la droite canadians unies par un même déni démocratique constituant. La Honte !

L’identité démocratique

Enfin, la propagande canadian est constante ; 2017 ne fera que reproduire celle qui prévaut chaque jour de chaque mois de chaque année depuis 258 ans, celle qui tente en vain de construire une identité canadian qui est tout sauf démocratique. L’antidote, c’est l’identité démocratique et ce qu’elle engage en terme de respect de la souveraineté constituante du Peuple. Un respect que foulent aux pieds nos élites soi-disant souverainistes du seul fait pour elles de former et de vouloir former des gouvernements du Québec qui acceptent d’être gouvernés par une loi constituante canadian illégitime qui n’est pas celle du Peuple en s’abstenant d’appeler Le Peuple à se prononcer quant à l’État concret présent du Canada illégitime actuel, non pas seulement qu’en à l’État abstrait d’un Québec démocratique à venir, perpétuellement à venir. Il faut pour cela suivre, toutes choses égales par ailleurs, l’exemple de De Gaulle et comme lui il faut enfin rompre avec la gouvernance collabo qui ne fait que valider la négation de la souveraineté constituante du Peuple, ce qui est antinomique quand on prétend défendre la souveraineté de l’État du Peuple. Cette irréductible contradiction n’échappe pas à l’intelligence du Peuple. Pas étonnant qu’il ne donne pas son appui à de si inconséquentes et irresponsables élites soi-disant libératrices qui de surcroit se divisent non seulement sur l’accessoire de la gouvernance mais aussi sur l’essentiel constituant un État démocratique, à savoir, le respect de la souveraineté constituante du Peuple.

Dès lors que les souverainistes partisan de la souveraineté de l’État du Québec se décident à l’être vraiment souverainistes, en cessant de valider la NÉGATION de la souveraineté constituante et politique du Peuple, Le Peuple Souverain du Québec saura reconnaître les siens… et tout devient possible…

Luc A.

Ce texte via démocratie101 : 2017 : année propagande | une de plus

P.S.

Ici-bas, dans le corps de votre texte, ce qui me semblerait devoir être ajouté à votre texte… de manière brève…

Documentation

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MBC | 2017 01 04 | 2017 : année propagande

Mes suggestions de modifications ou d’ajouts… en retrait à gauche et en italique

Mathieu Bock-Côté

Mercredi, 4 janvier 2017 05:00 MISE à JOUR Mercredi, 4 janvier 2017 05:00

Nous y sommes. Ottawa célébrera toute l’année les 150 ans du Canada. Nous aurons droit à une orgie de propagande à même les fonds publics pour nous vanter les merveilles du «meilleur pays au monde».

Justin Trudeau fera des phrases en bilingue pour chanter la fierté canadienne. Mélanie Joly se mettra de la partie aussi. Comme à l’habitude, elle torturera la langue française avec des discours incompréhensibles.

On voudra nous faire gober ce bobard exceptionnel: que le Canada illuminerait la planète. Il représenterait la prochaine étape dans l’histoire de l’humanité, avec son multiculturalisme joyeux et ses accommodements pseudo-raisonnables.

Histoire

Qu’on me comprenne bien: il est normal qu’un pays commémore ses grands anniversaires. Mais le problème, c’est qu’on vend aux Québécois un pays qui n’est pas le leur.

Un peu d’histoire: notre histoire comme nation ne commence pas en 1867 mais en 1608, avec la fondation de Québec. Nos vraies origines sont en Nouvelle-France.

Notre histoire bascule en 1763, avec le traité de Paris. Nous sommes alors arrachés à la France, notre mère-patrie, pour être soumis à la Grande-Bretagne.

Comme si un peuple pouvait être objet de Cession ? Il y a soumission parce qu’il y a contrainte. Jamais Le Peuple n’a dit OUI à la Couronne du Royaume-Uni.

Dès lors, notre destin sera lié à notre conquérant, qui finira par voler notre nom. Car à l’origine, les Canadiens, c’était nous. Au fil du temps, Ottawa nous volera aussi nos symboles et notre hymne national.

Dès lors, notre destin sera contré puisque soumis au bon vouloir impérial du Conquérant qui a anéanti la Nouvelle-France.

 Le Canada a cherché à nous assimiler. Nous avons défendu nos droits linguistiques, culturels et politiques.

On connaît les grands épisodes de cette résistance, quelquefois active, quelquefois passive: je pense au combat des Patriotes, je pense à celui contre l’assimilation prévue par le rapport Durham.

Je pense à celui d’Honoré Mercier pour que le Québec devienne vraiment l’État national des Canadiens-français.

Que représente 1867 dans tout cela? Pour le Canada anglais, c’est effectivement une naissance.

Mais ce n’est pas une naissance démocratique. Jamais les Actes constituants n’ont été soumis à l’aval du Peuple.

Pour le Québec, au mieux, c’est le moment où, après l’Acte d’Union de 1840, nous retrouvons un semblant de gouvernement, même si les vrais pouvoirs sont concentrés à Ottawa. Dans les frontières de la province, nous serons une majorité.

Il n’y a de gouvernement démocratique que dans un État démocratique aux Actes constituants validés par Le Peuple, jamais aussi clairement que par référendum.

À travers l’histoire, nous avons cherché à faire valoir notre différence, qui n’a jamais été reconnue. On nous accommode un peu quand on y est obligé. On ne nous traite jamais comme un peuple égal.

Comme un Peuple démocratique qui aspire à la démocratie.

Cette histoire n’est pas que du passé.

Cette histoire autocratique n’est pas du passé parce qu’elle se décline au présent de manière toujours aussi anti-démocratique.

Assimilation

Je parlais plus haut d’assimilation: avec le temps, elle a changé de visage.

Elle s’est faite plus douce, mais plus efficace. Il s’agit aujourd’hui de convaincre les Québécois qu’ils ne sont pas une nation à part entière. Qu’ils sont Canadiens d’abord et avant tout.

Or, les Québécois,es sont démocrates, ils ne veulent pas d’un Canada autocrate qui s’impose sans OUI au Québec.

Faut-il rappeler qu’en 1982, on nous a exclus de la constitution? Et qu’en 1990, on a refusé de nous reconnaître comme une simple société distincte?

Faut-il rappeler que le multiculturalisme canadien fait de nous non pas un peuple fondateur, mais une communauté parmi toutes les autres issues de l’immigration?

Faut-il rappeler que le Canada fragilise le français au Québec et favorise l’anglicisation des immigrants?

En 2017, les Québécois ne devraient pas avoir le cœur à la fête. Ce n’est pas la leur.

C’est celle des autocrates canadians qui foulent aux pieds la démocratie et de qu’elle engage !

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Artiste et citoyen

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