De Gaulle et JFL | … paradoxe québécois !? PANTOUTE! Plutôt : paradoxe indépendantiste

DeGaulle

Dans sont texte publié dans la page Idées du Devoir du 25 juillet 2017 et intitulé Et si de Gaulle revenait? Jean-François Lisée se penche sur la situation actuelle et se demande comment réagirait de Gaulle 50 ans plus tard en constatant que l’indépendance du Québec qu’il appelait de ses voeux n’est encore pas advenue. JFL conclut : « de Gaulle serait sidéré de constater le paradoxe québécois ».

Or, il n’y a pas une telle chose qu’un « paradoxe québécois » quand on observe les choses sous l’angle de De Gaulle ; s’il y a paradoxe au Québec, c’est le « paradoxe indépendantiste »… à savoir, à la fois célébrer de Gaulle, mais ce faisant, à la fois s’abstenir de suivre ses traces en lui tournant le dos ; à savoir, prétendre à la souveraineté de l’État, tout en validant ce qui la foule aux pieds non sans valider ce faisant la négation de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple.

Le paradoxe indépendantiste

De Gaulle l’a sûrement compris en voyant René Lévesque lui tourner publiquement le dos en novembre 1967 quand il a lancé le MSA | Mouvement souveraineté-association : à savoir, s’associer à une dictature d’occupation qui s’impose au Québec sans OUI référendaire sans prévoir d’abord donner l’occasion au Peuple de la renverser démocratiquement ; à savoir, s’abstenir de comprendre que de Gaulle a en quelque sorte affirmé à la face du Monde libre le 24 juillet 1967 que l’État du Royaume de la Couronne britanno-canadian était – quand il s’impose au Québec de force arbitraire unilatérale et d’autorité impériale décatie – de même nature autocrate et dictatoriale ( qui dicte ) que ne l’était, toutes choses égales par ailleurs, l’État d’exception PÉTAIN/Lavail qu’il appelait à renverser dès sa formation en juin 1940, non sans terminer ses appels à la résistance et à la libération par un cri de même nature et de même facture : VIVE la France LIBRE !

De Gaulle & Papineau, même combat radicalement démocratique

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En cela, De Gaulle et Louis-Joseph Papineau s’entendent sur l’essentiel ; pour qu’un État soit à bons droits démocratiques tenu pour légitime, ses Actes constituants doivent obtenir l’assentiment du Peuple et pour de Gaulle, cela n’est jamais aussi clairement et directement exprimé par Le Peuple que dans la tenue d’un référendum. Or, au Canada, quand donc l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique a-t-il soumis ses Actes constituants à l’aval référendaire du Peuple ? En 1900, comme l’a fait l’Australie pour fonder le Royaume d’Australie ? Non pas ! En 1982 quand Le Parlement de Westminster à créé de toutes pièces absentes la Couronne canado-britannique ? Non plus… Par voie de conséquence, autant de l’avis de Louis-Joseph Papineau, que de l’avis de Charles de Gaulle, l’État du Royaume de la Couronne canado-britannique n’a donc aucune légitimité démocratique.

De Gaulle a refusé de reconnaitre comme légitime et valide l’État d’exception sans OUI référendaire de PÉTAIN/Laval, et cela, dès sa formation et bien avant que tel État illégitime ne produise ses ignobles exactions racistes, antidémocratiques et antipatriotiques. Elles n’auraient pas eu cours que cela n’aurait pas changé la donne quant au refus de la gouvernance collabo de De Gaulle. En toute congruence, de Gaulle n’accordait avec raison aucune légitimité démocratique à l’État illégitime du Canada.

Pourquoi ? Parce que pour de Gaulle c’était une question de principes radicalement démocratiques que de refuser la gouvernance collabo d’un État autocrate, auto-constitué par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple; parce qu’il n’était pour lui pas admissible de faire partie d’un gouvernement quand ce gouvernement accepte d’être gouverné par une Loi d’exception constituante arbitraire et unilatérale qui n’a pas été soumise à l’approbation démocratique du Peuple.

La conséquence obligée de ce refus ? Donner sans condition ni délai l’occasion et les moyens au Peuple de renverser l’État de clair déni démocratique qui s’imposait sur lui et sur Son territoire national sans avoir ni sollicité ni obtenu son clair OUI. Mener donc avec lui la lutte dans l’indispensable et irréductible union multipartite de toutes ses forces démocratiques citoyennes et politiques – de gauche à droite – et ce, jusqu’à la victoire finale du Peuple.

Lui et son Peuple l’ont pu faire par la lutte armée. Et l’Histoire leur a donné raison ; a donné raison au refus de la gouvernance collabo.

Le paradoxe indépendantiste qui célèbre de Gaulle tout en s’abstenant de suivre son exemple en carburant encore et encore à la gouvernance collabo provincialiste qui ne fait que valider la négation de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple fait en sorte que ce Peuple ne peut accorder sa pleine confiance à de si inconséquentes élites soi-disant libératrices.

Le plus grand des paradoxes, c’est que les indépendantistes s’en étonnent, omettant de comprendre ce qui est la cause des causes du blocage actuel, à savoir, leur propre contradiction et impéritie pourtant dénoncée par De Gaulle et son action, qu’ils célèbrent par ailleurs.

Dissociation cognitive ? Aveuglement ? Syndrome des Habits de l’Empereur ? Syndrome de Stockholm ? Toutes ces réponses ? Cherchez l’erreur !

L’Union démocrate multipartite

Parce qu’il avait su refuser la gouvernance collabo, de Gaulle a su et pu faire l’UNION de toutes les forces démocratiques citoyennes et politiques du Peuple Souverain de France autour d’un même Programme COMMUN d’État démocratique républicain, et ce, de l’extrême gauche communiste stalinienne internationaliste athée à l’extrême droite monarchiste catholique de droite affairiste, en passant par l’extrême centre socialiste de la gauche autant pain sec que caviar… Sans telle union multipartite, jamais Le Peuple Souverain de France n’aurait pu libérer Paris puis la France. Comment penser libérer le Québec sans qu’elle advienne telle Union démocrate ?

Mais ici, aujourd’hui, comment la faire l’union des démocrates ? Comment la faire de gauche à droite quand les indépendantistes prévoient encore participer à la négation de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple en carburant à la gouvernance collabo provincialiste ? On ne le peut pas.

Ainsi, de Gaulle ne verrait sans doute aucun paradoxe à ce que Le Peuple Souverain du Québec n’adhère pas à ce que mettent de l’avant des indépendantistes divisé,es qui toutes et tous refusent de rompre, à l’instar inverse de De Gaulle, avec la gouvernance collabo provincialiste. Toutes et tous… ? J’ose croire que non…

Si l’auguste et sage général n’avait pas voulu laisser nos élites déterminer elles-mêmes ce qui leur convenait, quitte à les voir commettre de fatidiques erreurs, de Gaulle aurait, 50 ans après avoir tenté de changer le cours de l’Histoire, dénoncé telle impéritie et il aurait j’en suis sûr, tenté d’influer à nouveau le cours de l’Histoire en interpellant les démocrates souverainistes, avant qu’il ne soit trop tard. 50 ans d’errance doivent cesser ! Fines les folies !

À défaut, ne reste au Peuple Souverain du Québec qu’à continuer à travailler et à cheminer afin de sécréter enfin de nouvelles des élites propres conséquentes et décidées cette fois à suivre enfin – toutes choses égales par ailleurs – l’exemple de De Gaulle, en lieu et place de lui tourner le dos tout en disant l’admirer.

Nous pouvons le faire pacifiquement en donnant l’occasion au Peuple Souverain du Québec de renverser l’État de clair déni démocratique canadian actuel, du seul fait pour lui d’avoir l’occasion de se nommément prononcer démocratiquement sur l’État illégitime actuel du Canada – non pas seulement sur l’État abstrait à venir, pour ce la perpétuellement à venir ; du seul fait pour lui de dire OUI à la Proclamation de l’invalidité au Québec tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es.

Un OUI majoritaire à cette proclamation fait d’un coup s’effondrer à la face du monde libre la prétention démocratique d’un État de la Couronne britanno-canadian qui, sans rupture, s’impose sans OUI au Québec depuis la Conquête ; depuis l’occupation militaire sous loi martiale de la ville de Québec bombardée, incendiée, ravagée affamée, aux lendemains funestes de la bataille du 13 septembre 1759.

VIVE le Québec LIBRE !

Luc Archambault | Lévis | 2017 07 25

DOCUMENTATION

Programme COMMUN d’État démocratique républicain

Plébiscite constituant révocatoire |
D’abord INVALIDER l’État ILLÉGITIME du Canada !
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25 juin 2017

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