S’unir pour INVALIDER au Québec l’État illégitime du Canada

 

 

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50 ans du Parti Québécois: bon gouvernement et|ou Indépendance?

Martine Ouellet | Journal de Québec | Samedi, 13 octobre 2018
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« S’unir pour créer un pays » ! nous dit Martine Ouellet…

 
Certes, mais là question est ? Comment obtenir un clair OUI à ce pays abstrait à venir perpétuellement à venir ? Comment se fait-il que ce clair OUI nous apparaisse si hasardeux, si incertain, voire inatteignable ? Jacques Parizeau s’est posé la question dans son discours historique de clôture du Colloque des IPSO du 6 juin 2009.
 
« Nous qui pensons appartenir à l’élite des… souverainistes, qu’est-ce qu’on doit changer dans NOTRE façon de faire ? Puisque le monde ordinaire est où on veut qu’il soit, pourquoi est-ce qu’ils ne croient pas en nous ? Qu’est-ce qu’on fait de croche là ? » Jacques Parizeau | Cf : Ma singulière rencontre du 6 juin 2009 avec Jacques Parizeau
 
En somme, qu’est-ce qui n’a pas marché ? Qu’est qu’on a fait ou pas fait qui n’a pas marché ? Où est-ce qu’on a erré ? Il faut se poser la question et surtout, il faut trouver la réponse.
 

Je prétends que René Lévesque a dès les débuts, malheureusement et en toute bonne foi, erré. En quoi ? En tournant le dos à De Gaulle dès lors qu’il décide de lancer le mouvement MSA | Mouvement souveraineté-association 4 mois après que l’illustre général ait été accueilli ici en héros libérateur non sans s’écrier VIVE le Québec LIBRE ! le pendant du cri qui terminait ses appels à la libération de juin 1940, Vive la France LIBRE !

S’associer à un État illégitime qui s’impose au Québec de force et d’autorité impériale sans prévoir d’abord le renverser c’est penser fertile de faire l’économie du nécessaire renversement de l’État qu’on répudie, qu’on désavoue, qu’on veut remplacer, à savoir, la dictature d’occupation autocrate autoproclamée canadian. Or, il n’en a résulté aucune économie et certainement pas en terme de temps. Or, l’Histoire a donné raison à De Gaulle et a donné tort à René Lévesque. 50 ans plus tard, faute d’avoir appelé Le Peuple à se prononcer sur l’État illégitime canadian actuel en 1980, puis en 1982, puis en 1995, il s’impose toujours, sans jamais avoir ni sollicité ni obtenu le clair OUI référendaire des Québécois,es, sans donc, s’être appliqué à lui-même la rigueur de sa propre loi dite de la Clarté. Et tout va très bien madame la Marquise !

Renverser le fardeau de la preuve

En assumant l’exigence référendaire dès 1975, le Parti québécois a fait l’erreur de ne pas exiger ce faisant la pareille de l’État illégitime actuel autocrate canadian. Cette même erreur s’est répétée en 1982, puis en 1995. Et elle se perpétue en 2018. Or, nous le savons maintenant, cette asymétrie est fatale. Tous les États doivent respecter la même règle, à défaut, l’État actuel peut s’imposer sans avoir à faire la preuve qu’il est bel et bien validé par Le Peuple. Ce qui lui procure un avantage non seulement indu, mais illégitime, démocratiquement inadmissible. C’est son talon d’Achille, mais on n’en tient pas compte.

Or, cette asymétrie a fait en sorte et fait toujours en sorte que seul,es les indépendantistes assument le fardeau de la preuve démocratique constituante en s’obligeant sans symétrique contrepartie à obtenir un OUI à l’État abstrait à venir. Ainsi l’État concret n’a qu’à fédérer les NON à tel État abstrait. Facile, suffit d’un seul NON pour voter NON, alors que pour voter OUI il faut avoir écarté le moindre NON.

Cette asymétrie s’est avérée fatale pour les démocrates indépendantistes, et ce, autant au Québec, qu’en Écosse et qu’en Catalogne. Il faut en prendre acte et cesser d’accepter que les règles ne soient pas les mêmes pour tous les États en cause. À défaut, comment s’étonner que son but soit plein de rondelles si on respecte la règle d’une seule rondelle pour deux équipes alors qu’on sait que l’équipe adverse donne une rondelle à chaque joueur sur la glace !?

Cela dit, on ne peut obliger le Canada à quoi que ce soit, par contre, nous pouvons appeler Le Peuple à se prononcer pour établir des règles devant être respectées par tous les États en cause, non seulement par l’État abstrait à venir, mais aussi et d’abord par l’État actuel.

On ne peut obliger les partisans du Canada à tenir un référendum sur la Constitution du Canada, mais nous pouvons cesser de faire ce que font les partisans du Canada illégitime actuel ; nous pouvons cesser de tenir Le Peuple à l’écart du sommet de l’État comme s’emploient à le faire les autocrates Brits et Canadians depuis la Conquête.

Comment ? En appelant Le Peuple à invalider sur son territoire national tout État qui n’a pas obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire du Peuple ( 50% +1 ). Ce qui change tout.

Un OUI gagnant au Québec

Un référendum gagnant pour les démocrates, c’est celui que n’ont jamais oser tenir les partisans Québécois,es de l’État du Royaume de la Couronne illégitime canado-britannique, celui que même Pierre Elliott Trudeau n’a pas osé tenir même au faîte de sa gloire parce qu’il savait que s’il avait été tenu, c’eut été NON et ce, pour la bonne et simple raison que son charisme, sa rouerie, son habileté, n’y pouvait rien… et pas davantage la puissance et la Majesté de la Couronne qu’il validait, ni ses pompes, ni son fric et ses oeuvres, puisque non seulement les souverainistes ne voulaient pas de cet État illégitime du rapatriement unilatéral de la constitution, mais aussi, et surtout parce que les autonomistes aussi n’en voulaient pas, et pas davantage que les fédéralistes-rénovateurs. Qui restait-il ? Une infime minorité qui s’impose de tout temps sur la majorité grâce à la division de la majorité qui n’a jamais eu l’occasion de se prononcer sur l’État du statu quo illégitime actuel canadian.

Suivre l’exemple de De Gaulle

Il est grand temps de suivre maintenant l’exemple de De Gaulle, toutes choses égales par ailleurs, va sans dire. Lui a appelé en juin 1940 à renverser l’État d’exception Pétain/Laval par les armes ; nous, qui sommes seuls au monde face à l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité, nous ne pouvons que nous réclamer de la démocratie et de ce qu’elle engage ; nous pouvons donc appeler Le Peuple à le faire pacifiquement du seul fait pour Le Peuple d’user de ses droits démocratiques de décider tout bonnement et selon son bon plaisir souverain quel État a droit ou pas de s’appliquer à son territoire national du Québec.

Ce qu’on doit retenir de l’action de De Gaulle et de nos 50 dernières années de lutte de libération, c’est qu’on ne peut pas à la fois mettre de l’avant la souveraineté de l’État et à la fois former un gouvernement provincial comme les autres qui obéit à une loi constituante canadian qui n’est pas celle du Peuple Souverain du Québec. C’est soit l’un, soit l’autre parce que ces deux choix sont aussi incompatibles que contradictoires.

Ça ne peut pas être les deux. Soit on valide l’État illégitime actuel en prêtant serment à la Reine et en obéissant à ses lois qui n’ont jamais été validées par Le Peuple ( ce qui foule aux pieds la souveraineté démocratique constituante du Peuple ) ; soit on prend fait et cause pour la démocratie et pour la souveraineté constituante et politique du Peuple et on cesse de former des gouvernements provinciaux comme les autres. On forme un gouvernement de coalition démocratique nationale multipartite qui n’a qu’un seul programme d’action, un programme commun d’État démocratique républicain.

Ce qu’a très bien compris Le Peuple Souverain du Québec en se détournant du PQ/Lisée qui pensait utile de former un autre gouvernement collabo provincialiste de plus, en pure perte. JFL a erré, comme a erré le PQ tout entier en le choisissant comme chef du PQ ; comme a erré la députation tout entière du PQ qui s’en trouve fortement diminuée, comme le fut celle d’un Bloc pareillement erratique. Nos élites citoyennes et politiques soi-disant souverainistes et progressistes n’ont pas compris que l’effondrement du Bloc était un signal d’avertissement pour un changement paradigmatique qui n’est jamais venu.

Le Peuple Souverain du Québec, dans sa grande sagesse, n’a pas voulu que le PQ se compromette une fois de plus à fouler aux pieds une fois de plus la souveraineté démocratique constituante du Peuple. Le PQ et sa politique provincialiste a été rejetée et il nous faut le comprendre pour revenir avec une autre politique radicalement démocratique cette fois, et qui cesse de nier la souveraineté démocratique constituante du Peuple puisqu’il n’a jamais eu l’occasion de se prononcer sur les Actes constituants de l’État illégitime du Canada qui s’impose au Québec de force et d’autorité impériale par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple, ce qui n’est pas démocratique.

Comment renverser le fardeau de la preuve constituante ?

Les partisans de l’État illégitime du Canada ne veulent pas mettre aux voix la Constitution du Canada de peur d’obtenir un NON, ce qui ferait s’effondrer à la face du monde libre l’État illégitime du Canada. Ce qui serait funeste pour le Canada. Le Peuple parviendrait par le fait même de faire mettre à genoux l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité.

Mais, de leur côté, les souverainistes ne peuvent pas demander aux Québécois,es de se prononcer sur des Actes constituants du Canada qu’il,elles désavouent. Par contre, il,elles peuvent appeler Le Peuple à se poser dans l’État en tant que seule et suprême autorité démocratique valide seule capable de décider quel État à droit de s’appliquer à son territoire national du Québec. Ce qui cesse de priver Le Peuple de son droit démocratique de trôner au Sommet de l’État du Peuple.

En appelant Le Peuple à se prononcer d’abord sur l’État illégitime actuel du Canada pour l’invalider au Québec puisqu’il n’a jamais obtenu le clair OUI des Québécois,es, on opère un renversement paradigmatique sans précédent. Or, un OUI à cette proclamation démocratique du Peuple fait s’effondrer l’État illégitime du Canada à la face du monde libre. Un OUI oblige désormais tous les États à obéir à la même règle ; qu’ils soient anciens ou à venir, tous les États doivent désormais obtenir le clair OUI du Peuple pour avoir droit de s’appliquer au Québec à bons droits démocratiques. Un OUI fait en sorte que le Canada actuel ne peut plus tout simplement s’appliquer au Québec. Ses partisans n’ont plus aucune espèce de légitimité démocratique.  Le Canada doit changer le contenu de ses Actes constituants et doit ensuite obtenir le clair OUI des Québécois,es pour avoir droit légitime de Cité libre. Ce qui change tout. 

Un plébiscite constituant révocatoire

Plusieurs États permettent « à des citoyens la possibilité de décider de la révocation d’un élu ou d’un agent public ayant failli à ses engagements. » ( Cf. : Référendum révocatoire | Wikipédia ). L’idée ici consiste à appliquer le même principe à l’État lui-même.

L’État illégitime canadian s’applique au Québec, mais il se trouve, de l’avis du Peuple, en porte à faux avec ses obligations démocratiques, à savoir, respecter la même règle que celle que respectent les souverainistes. Pire, le Canada refuse de s’appliquer à lui-même la rigueur de sa propre loi dite de la Clarté mise en place par Stéphane Dion, à savoir, obtenir le clair OUI du Peuple à une question claire, ce qui est tout sauf symétrique et démocratique.

Le Peuple est donc invité cette fois à se prononcer. On cesse de le tenir à l’écart du sommet de l’État, sous prétexte qu’on prépare l’avènement du pays abstrait à venir, perpétuellement à venir, faute de soumettre à la même règle l’État concret actuel ; faute de croire utile de faire l’économie du renversement de l’État actuel ; faute de tourner le dos à De Gaulle.

Le Peuple invalide au Québec l’État illégitime du Canada dont la très grande majorité des Québécois,es ne veut pas. Ce qui confirme le vide d’État démocratique valide au Québec. La nature ayant horreur du vide, il faut combler ce vide. On peut  le faire grâce à un plébiscite constituant à double proclamation constituante. Une première dispose de l’État actuel, une deuxième valide la constitution primordiale de la République démocratique du Peuple Souverain du Québec.

Une constitution primordiale qui stipule qu’elle transporte à Québec sous République ce qui se trouve actuellement à Ottawa sous monarchie. On rapatrie la Constitution du Québec au Québec. On sort le Canada du Québec, puisqu’il s’impose au Québec sans le OUI du Québec et des Québécois,es. On donne corps au refus unanime de la députation du Québec de reconnaître comme valide la constitution autocrate unilatérale du Canada de 1982.

Une constitution primordiale qui ne s’occupe que de l’essentiel, fonder la1ière République du Québec. Dès après les premières élections à la présidence de la République et l’élection des membres de la Chambre des régions, un sénat élu au suffrage universel proportionnel, s’ouvre un large processus constituant populaire pour que Le Peuple dispose lui-même de ce qui aura été hérité de 410 ans d’Histoire en continu, et 257 ans de dictature d’occupation brit et canado-brit.

Union des démocrates

Démocratie VS autocratie canadian

Il n’est plus question d’opposer Québec et Canada, identité québécoise et identité canadian ; il n’est plus question d’opposer deux nations distinctes, deux peuples, mais question d’opposer démocratie et autocratie ; d’opposer deux conceptions adverses de la légitimité démocratique de l’État ; d’un côté l’État canadian autoproclamé unilatéralement par-dessus la tête constituante des Peuples Souverains du Canada et de l’autre, un État radicalement démocratique qui n’a de droit que s’il obtient pour ses Actes constituants la réciprocité dans le respect de la loi dite de la Clarté canadian, que s’il obtient pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire des Québécois,es.

Dès lors que ce sont les principes mêmes de la démocratie constituante qui sont en cause, tout change, et y compris pour les jeunes générations qui, en partie, n’ont que faire des vieux débats nationalistes, qui n’ont que faire de l’histoire de leurs aïeux dominés par les Anglais. Dès lors que la démocratie est en cause, au début, au centre et à la fin de nos engagements citoyens, tout change. Les néo-québécois,es démocrates se sentent d’emblée concerné,es, voire aussi les Anglos, dont les néo-démocrates, qui se trouvent dénoncé,es quand il,elles appuient le statu quo illégitime canadian. Du coup, les néo-démocrates pourraient être inspiré,es par ce mouvement radicalement démocratique qui met Le Peuple au pouvoir pour réclamer au nom des Canadians démocrates une République démocratique du Canada non sans appuyer désormais la démarche démocratique du Peuple Souverain du Québec.

Dès lors que la démocratie s’impose comme l’enjeu premier, parce que le PQ décide de le mettre d’emblée de l’avant, il n’est plus question d’opposer une gouvernance de gauche à une gouvernance de droite ( non sans tenter désespérément de se faire une place au centre ) ; il n’est plus question de gouvernance de l’État tout court, mais question de respecter la volonté libre constituante du Peuple ; question de respecter la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple. Ce qui est un enjeu qui dépasse la simple gouvernance de l’État, ce qui dépasse ce qu’il est convenu de nommer les ressorts identitaires ou ethniques. Ce qui change tout.

S’il y a une identité à défendre c’est l’identité démocratique. Le choix de la démocratie contre la dictature de l’autocratie irresponsable canadian, incapable d’obtenir le clair OUI des Québécois,es.

Ce qui change tout. Ce qui donne un référendum gagnant. Ce qui change tout.

Luc Archambault, artiste et citoyen

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