Lettre à Emilie Nicolas : de la démocratie et de l’inculture raciste anglo-nègre-cdian (néglo).

Liberté | ART & politique

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Lévis, 2020 06 09

Madame Emilie NICOLAS

Aujourd’hui, tard valant mieux que jamais, j’ai lu avec stupéfaction votre texte intitulé Maîtres chez l’Autre qui a reçu le 15 mai 2020 un prix d’excellence de la SODEP | Société de développement des périodiques culturels québécois

J’en tremblais…

Concurrence des mémoires.

Vous vous êtes lancé avec un succès certain dans une hasardeuse entreprise de concurrence victimaire des plus infertiles qui soient alors même que vos intentions semblent pourtant fort louables, à savoir, venir à bout de la xénophobie, de l’inégalité sexuelle et du racisme débilitant qui nous blessent tous et toutes autant que nous sommes, nous qui tous et toutes en sommes ± victimes, que l’on soit anglophone, allophone ou francophone ; hommes, femmes ou trans ; blanc,hes, brun,es, noir,es, des Premières nations ou métis,ses.

D’ici qu’on en vienne à bout, le mieux à faire est d’exprimer ses doléances, sa compréhension des choses ; écouter l’expression des  Autres ; tenter d’identifier les irritants et les empêchements afin de bâtir des ponts.

L’un de ces irritants, nonobstant la douleur et la souffrance des un,es et des autres, c’est la concurrence victimaire, ou la concurrence des souffrances. Les unes seraient plus graves que les autres et pour cela devrait s’imposer sur les autres, devrait structurer l’ensemble de ce qui doit se dire du réel de soi et de celui de l’Autre.

Or, chaque souffrance mérite d’être entendue au tribunal de l’Histoire et aucune n’a plus de poids, de valeur, de primauté ou de préséance puisque chacune concerne l’Humanité tout entière. La Shoah ne blesse pas que les juif,ves, mais chaque Humain,e ; d’autant que cette machine à exterminer les juif,ves s’accompagne de l’extermination des gays, des impotents, des handicapés, des malades mentaux, des anarchistes et communistes, des opposant,es et résistant,es de tous ordres et j’en passe.

L’esclavagisme et la traite négrière ne blessent pas que les Slaves, que les noir,es, que les Africain,es noir,es, que les afro-états-unien,nes, que les afro-américain,es de toutes les Amériques, mais blesse aussi toute l’Humanité souffrante.

Vous écrivez…

Les richesses des Antilles ont joué un rôle capital dans l’ascension de la
France comme puissance européenne coloniale, et les liens commerciaux,
politiques, et les transactions d’esclaves entre Saint-Domingue et la Nouvelle-France
existaient dès le XVIIe siècle. Je le dis parce que, quand je vois des Québécois exprimer
une espèce de nostalgie de cette époque, je ne sais jamais trop que penser.

De un, aucune époque, aucun régime, aucune civilisation, aucune culture, aucun peuple, n’est un bloc monolithique. Chacun chacune a ses travers, sa part d’ombre(s). Prétendre péremptoirement et sans appel qu’aucun Québécois,es d’ascendance neufrancienne ou pas ne saurait décemment éprouver quelque fierté que ce soit avoir eu des aïeux ayant vécus à l’époque de la Nouvelle-France, sous prétexte qu’il y avait en 1759, 95 esclaves noir,es pour une population de ± 70k habitant,es, est l’un de ces irritants qu’il faut cesser de mettre de l’avant.

On peut être à bon droit nostalgique de la Nouvelle-France, du fait d’y vivre loin des métropoles et de sa proximité du nombre, au grand air, avec de l’espace à revendre, un monde à bâtir, un continent à arpenter, une culture à réinventer à la source de celle des Premières nations. À commencer par avoir accès à des femmes libres, à un ordre matrilinéaire défaisant l’ordre patriarcale millénaire européen. À commencer par pouvoir goûter ce que produit l’égalité des sexes sur des terres de roches. Ce qui fait qu’aujourd’hui il n’y a pas de culture plus égalitaire que celle du Québec, pour cette raison de métissage culturel mais aussi parce que nous avons été Conquis. Blessés dans notre orgueil mâle. Mais en quelque sorte sauvé par la résilience des femmes fortes de l’évangile des Premières nations habituées au mépris des hommes patriarcaliste, s’en battant comme de l’an mil… Ce qui participe de notre résilience, de notre capacité à déjouer ce qui a été conçu et implanté pour nous faire disparaître de la Terre mère…

 Et, il ne faudrait pas être nostalgique de cette Nouvelle-France là ? Détruite par la Conquête. Vraiment !?

De deux, si c’était vrai, quiconque, des Premières nations ou pas, se trouvant nostalgique de la vie précolombienne dans les Amériques serait à blâmer puisque les Premières nations y pratiquaient la guerre, la torture, les sévices corporels, la peine de mort, les exécutions sous la torture, la traite de personnes et l’esclavagisme. Et s’il y eut ± 4k esclaves des Premières nations pendant les 150 ans de Régime français en Nouvelle-France pour une population de ± 100k personnes, pourquoi? Parce qu’il a été question de respecter les us et coutumes civils et guerriers des Premières nations alliées des Neufrancien,nes que nous étions.

Quand Samuel de Champlain a fondé Québec en 1608, nous ne sommes pas arrivé,es ici avec nos esclaves. Nous n’avions pas d’esclaves. Nous n’avons jamais fait commerce d’esclave de la France à la Nouvelle-France. Mais OUI, les Premières nations allié,es pratiquaient l’esclavage, en faisant des prisonniers lors des conflits guerriers, ces prisonniers étaient soit torturé,es et exécuté,es, soient intégré,es à la nation, sous esclavage ou pas… Et, nos autorités ont choisi de n’y rien changer. Voire aussi d’échanger ces esclaves contre d’autres biens et services. Cela ne rend pas ni les Premières nations, ni la Nouvelle-France, ni la France, ni cette époque, paria de l’Humanité.

Ce fait d’esclavagisme est certes à proscrire, à blâmer, mais pas tout le reste pour autant, ex cathedra. On peut donc être à bon droit nostalgique de la vie d’avant et pendant l’avènement de la Nouvelle-France sans pour autant démériter de tout ; être nostalgique de la vie de coureurs des bois, des découvreurs de continent, de ces marcheur,euses de rivière et de fleuve-océan ; de ces chasseurs, bûcherons, agriculteur,trices, bâtisseur,ses en bois debout et en pierre couchées, de ces pourfendeur,euses de vents d’hiver, de ces partisan,nes de tous métissages, amant,es de liberté et d’égalité sexuelle, de doigts d’honneur aux curés et Roy en tous genres, de langues apprises à pelletées, de contacts utiles pour ramer de Gaspé aux confins des Grands Lacs, et de Tadoussac au Golfe du Mexique, et j’en passe pour bâtir une France NEUVE, Nouvelle, faite de la rencontre entre deux civilisations complémentaires réunies dans la Paix des braves partout en Amérique.

J’en tremble.

Décréter qu’être ne serait-ce que nostalgique de la Nouvelle-France ( et pas de l’Amérique précolombienne | avant l’arrivée des Européen,es ), est tout sauf avisé, raisonnable et fertile. Comme s’il était de toute première instance de disqualifier le passé des Québécois,es, leur nationalisme actuel, chacun devant être co-responsable du sort de la traite négrière pratiquée par l’amère patrie française qui n’était plus la nôtre depuis l’abdication de fait de Louis XV le soir du 13 septembre 1759 ayant omis de remplir son devoir premier de Souverain incarnant de manière personnelle et charnelle la Souveraineté du Peuple, à savoir, le protéger contre l’envahisseur, une lignée monarchique indigne heureusement écourtée à la faveur de la Révolution française et qui s’est permis avant elle de céder la Nouvelle-France au Roy d’Angleterre. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession, pouvait n’être qu’en tant qu’un simple objet, non pas un être social vivant…

Que la France ait fait fortune avec la culture et le commerce du sucre des Antilles largement tributaire de l’infâme traite négrière ne concerne en rien la Nouvelle-France qui elle ne s’est absolument pas développée sur de telles bases contrairement à ce que vous prétendez.

Vous comparez outrageusement, en vous remémorant votre prime jeunesse, des pommes et des oranges comme si de rien n’était en comparant non pas les Québécois,es des années soixante aux afro-états-uniens et caribéens de la même période, mais en les comparant aux esclaves de la traite négrière monarchique et napoléonienne. Un procédé sophistique digne du grand épouvantail.

Or, si l’on remonte dans l’Histoire, il faut le faire pour les deux groupes comparés. Ainsi on peut remonter dans l’Histoire non pas seulement aux années 60, mais à la Conquête et à la déportation des Neufrancien,nes d’Acadie et ses milliers de morts dans de semblables cales de navires transbahutant les misérables d’Acadie en Louisiane en les livrant aux plus mauvais traitements et au massacre ; à la Conquête et aux ravages des campagnes de Gaspé à Québec sur les côtes Nord et Sud du St-Laurent, a coup d’exécutions, de viols, d’incendie des récoltes et de l’abattage du bétail.

On peut remonter aussi à l’époque de l’après Conquête qui a affamé le Québec au point de produire une expatriation en Nouvelle-Angleterre qui ravalait les Québécois,es au rang le plus bas de la société équivalant à de l’esclavagisme de soi-disant bonne tenue, de la Nouvelle-Angleterre à la Louisiane, là où nègres et nègres blancs étaient des frères de chants, sinon de sang métissé. 

Nègres blancs d’Amérique

… quand je vois des Québécois exprimer une espèce de nostalgie
de cette époque, je ne sais jamais trop que penser.

OUI, il y eut pendant les 150 ans du Régime français ± 323 esclaves noirs sur une population totale de moins de 100k Neufrancien,nes ( pour ±70k Neufrancien,nes en 1759 on en compte 95 venus ici avec des Français venus des Antilles ). Après la Conquête on en compte ± 1700 majoritairement la propriété de Britanniques. Cf : Deux siècles d’esclavage au Québec de Marcel Trudel

Sans minimiser la chose, l’esclavage en Nouvelle-France est plus que marginal, on est loin et beaucoup s’en faut de Saint-Domingue, à tous égards, autant en termes de nombre qu’en termes de conditions de vie et de traitement… Le fait que des Français venus des Antilles en Nouvelle-France aient pratiqué l’esclavage de noirs en Nouvelle-France justifierait qu’il faille s’abstenir de nous dire Nègres blancs d’Amérique !? Vraiment !? Mais en vertu de quoi donc ? De la pureté de quelle race noire ?

Je découvrais que Napoléon Bonaparte, en souhaitant rétablir l’esclavage aboli quelques années auparavant lors de la Révolution française, avait souhaité l’extermination de tous les Noirs « gâtés » par leur courte expérience de la liberté.

J’avais décidé de commencer un chapitre du mémoire avec cette citation de l’historien
haïtien Jean Fouchard : « Saint-Domingue fut un moulin à broyer les nègres autant que la canne et le principal tombeau de la Traite. »

C’est ce Saint-Domingue-là que Michèle Lalonde, et tous les nationalistes québécois qui ont applaudi l’auteure de Speak White, jugeaient juste de comparer à Saint-Henri, quartier populaire du sud-ouest de Montréal.

Napoléon !? Et puis quoi encore ? Hitler !?

Qu’est-ce donc que le Saint-Domingue de Bonaparte a à voir avec le quartier de Saint-Henri de Montréal au Québec en 1970 ? À quoi donc vous employez-vous sinon à tout mélanger afin de de broyer du noir sur le dos des Québécois,es dont vous êtes pourtant partie intégrante ?

N’êtes-vous pas une nègre blanche d’Amérique par excellence en tant que métis moitié d’ascendance haïtienne et moitié neufrancienne ? Si les blancs étaient négriers, à qui d’autres achetaient-ils leurs esclaves sinon à des négriers noirs d’Afrique.

Il n’y a eu de traite négrière européenne massive de l’Afrique à l’Amérique colombienne que parce que seuls des négriers noirs d’Afrique, vos demi-aïeux, leur ont permis de se les procurer en sillonnant l’Afrique entière ; vos demis-ancêtres l’ont donc été à la fois négrier et esclaves, qu’est-ce que cela dit de vous et de vos demi-aïeux ?

Moi mes aïeux n’ont jamais été négriers. Venu,es de France, il,elles sont arrivé,es en Nouvelle-France 1645 sans esclaves avant que ne commence vraiment la traite négrière française dans les Antilles françaises ( 1642, Louis XVI autorise la traite des Noirs ).

 J’ai toujours été horrifié, scandalisé, révolté, enragé, indigné, écœuré, dégoûté par la traite des personnes, par celle des noir,es comme celle des autres races; par les conditions de transports, de vie de ces populations ; par les exactions commises par les esclavagistes ; par l’ignoble sentiment de supériorité sous-jacent à telles si ignobles pratiques.

Nègres blancs d’Amérique est un cri du coeur qui réussit l’exploit de faire nôtres les noir,es des États-Unis, et voire aussi celles et ceux des Antilles et des autres Amériques, alors que nous sommes blancs, le comble de l’anti-racisme donc. Nous nous disons nègres. Égaux, frères et sœurs. Et ça, ce serait ignoble. Vraiment!?

J’en tremble…

Nous les faisions nôtres en tant que frères et soeurs de souffrance, toutes choses égales par ailleurs. Et pourquoi donc, sinon parce que les Québécois,es de l’époque étaient d’emblée scandalisé,es par le sort des afro-états-unien,nes et étaient clairement de leur côté, y compris du côté des noirs d’ici, souvent bagagistes, porteurs et portiers dans les gares et les hôtels possédés par les Anglos blancs, comme nous l’étions nous aussi. Leur mépris à notre encontre était différent qu’à l’encontre des noir,es!? Vraiment!? Il y avait une dose de mépris acceptable et une dose inacceptable, c’est ça!?

Nous dire Nègres, c’était l’exact et très précis contraire du mépris raciste. C’était là exprimer notre solidarité résolument anti-raciste et ce, non sans déplorer le sort des noir,es de Montréal comme nous le faisions le soir venu dans les boîtes de nuit faisant la part belle au jazz noir dans un Montréal des cadenas de la soi-disant Grande noirceur duplessiste.
C’était une manière de faire en sorte qu’on reconnaisse nous-mêmes, le sort qui était le nôtre, celui qui consiste à avoir subi le racisme, la disqualification, la répression, le Grand dérangement, la Conquête et tout ce qui s’en est suivi qui nous a fait être victime de nettoyage ethnique caractérisé depuis la Conquête. Ce qui n’allait pas de soi puisque nous avions eu la chance d’être sauvé,es de la Couronne de France par celle d’Angleterre, si civilisée face à une France soi-disant si barbare… Vous ne trouvez rien de mieux que d’abonder en en rajoutant une couche napoléonienne qui n’a rien à voir avec nous.

Nettoyage ethnique

Souffrance pour souffrance… le nettoyage ethnique qui nous marginalise ne vaut rien à la bourse du malheur humain à vos yeux !?

Vous savez pourtant que vivent en Amérique du Nord plus de 15M de personnes d’ascendance neufrancienne ( Nouvelle-France ) parfaitement anglicisé,es dont Madona, Justin Bieber, Angelina Jolie, Beyoncé, Lady Gaga et… Hillary Clinton. N’eût été cette volonté systématique impériale britannique de nous exterminer et de nous faire disparaître de manière systémique depuis la Conquête jusqu’à aujourd’hui, n’eût été cette volonté impériale canado-brit systématique et systémique de nous priver de terres en refusant de créer ici de nouvelles seigneuries, et en nous interdisant de nous implanter sur les terres de Métis de l’Ouest, et ce, pour nous forcer à l’expatriation aux États-Unis et nous livrer à l’assimilation non sans offrir exclusivement et à grand renfort d’avantages et de subsides spéciaux à l’immigration européenne les terres volées aux Métis de l’Ouest après l’écrasement de leur Rébellion et la pendaison de Louis Riel, nous serions non pas seulement 8M au Québec en 2020, mais ±22M. Manquent à l’appel ±15M de Québécois,es… nettoyage ethnique oblige… 15M… près du double de notre nombre actuel. Près des 2/3 du nombre que nous serions si ce 2/3 ne manquait pas à l’appel, dans le silence de l’Histoire des grandes disparitions.

Mais ça, ça ne compte pas dans la concurrence des souffrances victimaires, celles des noir,es devant prévaloir, même si l’esclavagisme est d’abord le fait de noirs africains réduisant d’autres noirs à l’esclavage afin d’en faire un lucratif commerce autant avec l’Afrique du Nord qu’avec le Moyen-Orient et les Amériques en passant par les nations coloniales d’Europe occidentale. He non, ça n’a jamais compté, ça ne compte pas et ça ne comptera jamais. On vous ampute des 2/3 de votre descendance, mais ça ne compte pas.

Nègres blancs d’Amérique, n’avait pas pour objet en 1968 la défense des quelques milliers de noir,es vivant au Québec à cette époque, mais pour objet la défense des Québécois,es d’origine neufrancienne et de tout Québécois,es ravalé au statut de quantité négligeable, INCLUANT les nègres du Québec, les Pollacks, les Ritals, et autres Chin tok, toutes origines confondues. Quel est le problème ? On parle d’une communauté noire de ± 2 000 personnes venues essentiellement d’Haïti à partir de 1957 « Après l’établissement de la dictature Duvalier » Cf Haïti en Québec | Le Devoir 2016 10 31. Ce n’est qu’après l’installation de la dictature Duvalier fils en 1970 qu’une seconde vague survient, après donc 1968.

Quand donc les noir,es se sont-ils mis à déplorer le sort des Neufrancien,nes Conquis dans leurs revendications à l’égalité raciale ? Pourquoi faudrait-il porter non seulement le poids de notre propre souffrance, mais aussi celui du monde entier pour avoir droit d’exister sans blâmes ?

J’ai pris mon courage à deux mains et tenté d’expliquer au professeur et à quelques amis, avec les mots que je pouvais avoir à dix-huit ans, pourquoi comparer la situation des francophones du Québec à celle des victimes de Saint-Domingue, mais aussi du Vietnam, du Congo, de l’Allemagne nazie, de l’Algérie et des États-Unis de Jim Crow – et de faire de ce poème comparatif un cri de ralliement politique – me semblait étaler à la face du monde une incompréhension totale de l’horreur de ces régimes.

Ben voyons! Nous sommes idiots au point de ne savoir pas faire la différence entre la Shoah, la traite négrière, le sort des noir,es aux États-Unis et notre propre sort… Et qu’en est-il du « poète  martiniquais Aimé Césaire qui définira plus tard la négritude comme n’ayant rien à voir avec la couleur de peau se dit d’abord surpris par la comparaison effectuée par Vallières, mais déclarera dans les années 1990 que Vallières avait compris en profondeur la négritude. » Nègres blancs d’Amérique Wikipédia

Se dire Nègres blancs d’Amérique c’est comme se dire aujourd’hui, et toutes choses égales par ailleurs, Je suis Charlie. C’est manifester sa solidarité intime au point de la dire sienne, soi. Aurait-il fallu s’abstenir ? Pourquoi donc ? Pourquoi ce clair refus de jeter des ponts ? Ce refus est le signe de quel enfermement raciste censé banaliser la malheur des autres ? Comme si s’accorder à soi quelque chose enlevait quelque chose à l’autre ? D’où vient cette peur de perdre quelque chose ?

OUI, la traite négrière, l’esclavage, aussi peu développés aient-il,elle été en Nouvelle-France et au Québec, est une honte sans nom, mais qui en aucun cas ne saurait invalider, néantiser, ni la Conquête, ni le nettoyage ethnique dont nous avons été et sommes toujours victimes, ni le sous-développement systémique qui nous a trop longtemps coupé les jambes à coup de revanche des berceaux qui a fait naître 17 enfants vivants du ventre de la mère de la mère de ma compagne, comme si c’était volontaire et librement consenti, joyeux, innocent. Et pourquoi donc tant de cruauté assumée, sinon pour survivre au sort affreux qui était le nôtre. Être irrémédiablement voué à portion congrue, à l’assimilation, au nettoyage ethnique, qui détruit la diversité culturelle de l’Humanité ; et ça, ça ne vaut rien !?

Se sentir solidaire des nègres d’Amérique du Nord, des juifs sous Shoah nazi, des Vietcongs et de l’Algérie ne dit rien qui ne soit pas sensible à leurs différents vécus respectifs qui nous a vus nous aussi être victimes d’exactions épouvantables, comme si, en se disant solidaires on ne savait pas pour autant faire les distinctions qui s’imposent, de Saint-Henri à Saint-Domingue.

En quoi la Shoah est-elle plus horrible que la traite négrière millénaire en Afrique, en Europe, en Asie et dans les Amériques des Premières nations et celles de l’époque colombienne ; ou vice-versa ? À la criée de la bourse des souffrances humaines, laquelle a plus de valeur ? En quoi s’occuper de l’une de ces souffrances dévalue l’autre, la diminue, la banalise ?

En quoi le fait de se dire nègres blancs est si offensant pour un,e nègre blanche, ou pour des métis,ses moitié,es d’origine haïtienne et moitié d’ascendance neufrancienne ? Pourquoi la part haïtienne noire de vous haït tant sa part blanche neufrancienne comme il semble dans votre réquisitoire ?

Pourquoi exiger des Québécois,es qu’ils s’emparent du combat des noir,es avant d’accorder à leur juste lutte de libération valeur exemplaire indiscutable ? Quand donc les mouvements noirs états-uniens ont-ils manifesté leur solidarité avec les Québécois,es ? Parce qu’ils étaient blancs et francophones les disqualifiait ? Il est où le racisme ?

Le plus souvent, on explique l’absence de « diversité » dans les
institutions, les représentations culturelles, le récit historique
officiel et les mouvements sociaux les plus visibles par la
thèse de la naïveté.

He NON, elle s’explique par le fait que les Premières nations après la Conquête ont été réduites à l’État de pupille de la Couronne d’Angleterre, échappant à leur statut de personne libre en Nouvelle-France, esclaves ou pas. Les Québécois,es n’ont rien eu à dire.

En fait, quoi qu’il,elles disent, la Couronne Brit a fait à sa guise, même en accordant le gouvernement responsable, puisqu’elle s’assurait de ne jamais laisser les Actes constituants de l’État entre les mains du Peuple. En 1867, c’est de par la seule députation du Royaume-Uni siégeant à Londres au Palais de Westminster que s’est fondé l’État du Royaume de la Couronne du Canada britannique de par l’adoption de l’AANB. Aucun parlement du Canada n’a été appelé à se prononcer. Qu’on soit blanc,hes ou noir,es n’y change rien. La Couronne a gardé par devers elle le POUVOIR ABSOLU de décider unilatéralement de quoi serait constitué l’État devant s’appliquer de force et d’autorité impériale autocrate au territoire national du Peuple Souverain du Québec.

Au grand désespoir démocratique égalitariste anti-raciste républicain de Louis-Joseph Papineau qui a aussi clairement déploré l’esclavagisme débilitant ayant cours dans cette république des É-U qu’il admirait par ailleurs. Le Devoir 2016 05 06 | Michel Lapierre | Histoire – L’écartèlement de Papineau

De la diversité ethnique médiatique et autres

De qui relève Radio-Canada, phare dans la nuit culturelle du Québec ? De Québec ? Non pas, d’Ottawa. Ottawa a implanté un régime d’apartheid culturel et ethnique en créant deux entités distinctes. Une anglophone et une francophone. Une anglophone diversifiée, et une francophone largement nono-ethnique. Qui a fait ça. Le Québec ? NON pas ; Ottawa, Canada. Le reste est à l’avenant.

Qui est responsable de l’Immigration ? Québec ? Non pas. Ottawa. Qui est responsable de la montréalisation des flux migratoires et de la formation de ghettos ethniques à Montréal ? Ottawa, et son parlement contrôlé par d’Autres que nous, et qui est responsable de l’immigration.

Nettoyage ethnique

90% du 55k immigrant,es/an admis au Québec s’installe à Montréal dans ses divers ghettos ethniques. 40K immigrant,es/an pour 2M de personnes dont la ½ n’est plus d’origine neufrancienne. Faites vos jeux… Rien ne va plus…

Faites le calcul. 40k pour 1M équivaut à 14 fois le flux migratoire en France et aux États-Unis.14 fois. Ce qui relève d’un clair et systémique nettoyage ethnique ayant des visées politiques évidentes. Se donner une assurance partition de Montréal en cas d’indépendance du Québec. Et c’est nous qui sommes naïfs…

Que cette partition puisse se faire effectivement ne compte pas, ce qui compte c’est le contrôle de Montréal, et la menace qui découle de ce contrôle, et donc, le contrôle du Québec tout entier puisque le Québec politique, technocratique, économique, mercatique, médiatique, artistique, culturel, sportif, universitaire, scientifique, etc, est systématiquement  montréalisé, concentré à Montréal, et ce, même si Montréal n’est rien en termes de puissance économique sans les matières premières ligneuses, minières, agricoles, carnés ( marines et terrestre ), techniques et technocratiques, prélevées dans tout le Québec, y compris ses ressources humaines.

En faisant en sorte que maintenant les Québécois,es d’origine neufrancienne soient minoritaires à Montréal, l’assimilation et le métissage des populations immigrantes devient impossible à Montréal, faute de masse critique suffisante.

Le nettoyage ethnique est patent, tant et tellement que même Charles Taylor, champion de la multi-inter-culturalisation des cultures, a demandé dès 2015 que soient démontréalisés les flux migratoires du Québec.

La Presse Canadienne | 2015 02 01 | Charles Taylor: Québec devrait inciter les immigrants à s’installer en région

En 2020 on est encore loin du compte. La seule chose qui sauve le Québec du nettoyage ethnique à Montréal, malgré tous les efforts et toutes les ressources consenties à cet effort, c’est le faible indice de rétention du flux migratoire. En effet, les immigrant,es se servent en masse du Qc, comme d’une simple porte d’entrée pour émigrer au Canada et aux États-Unis. Ce qui permet au Canada de protéger partout au Canada ses frontières étanches, sauf au Québec… ouverture oblige soi-disant… Diversité culturelle en moins, nettoyage ethnique systématique en plus, une clé de plus à la clé du trousseau systémique.

Vous qui déplorez le sort que les Québécois,es ont fait subir et font toujours subir aux noir,es du Québec, comment se fait-il que ce soit le Québec qui donne à l’Académie française le seul québécois qui y soit admis dans toute son histoire littéraire, de Philippe Aubert de Gaspé jusqu’à Anaïs Barbeau-Lavalette, de François-Xavier Garneau à Marie-Claire Blais, de Gaston Miron à Louky Bersianik, de Réjean Ducharme à Nelly Arcand, de Michel Tremblay à Gabrielle Roy, et j’en passe. Et… J’en tremble.

C’est comme pour la femme noire. Il a fallu qu’un noir passe avant une blanche à la Maison-Blanche… quant à la femme noire… ce n’est pas demain la veille…

Il a fallu qu’un Québécois d’adoption, noir de préférence, passe avant un Québécois pure laine neufrancienne… à savoir, homme noir né en Haïti…nègre blanc d’Amérique, à la grande fierté de l’ensemble de Québécois,es. Comme exemple d’intégration raciale, comment faire mieux. Et c’est nous, blancs d’ascendance neufrancienne qui sommes naïvement racistes…!? Vraiment !? Nous serions de sombres naïfs impérialistes coloniaux… !?

La seule chose qu’on peut déduire, c’est le l’antiracisme systémique a permis de propulser un noir du Québec, de Montréal à Paris en tant qu’immortel de l’Académie française… devant un,e Québécois,es d’origine neufrancienne. Pour le reste, les Québécois,es d’ascendance neufrancienne n’ont qu’à mourir, qui s’en soucie…

Nous sommes les oubliés de l’Histoire, seul,es au monde. Personne ne viendra à notre secours, nous le savons, et surtout pas la France impériale, colonisée à l’os par la crispation anglo-mono-maniaque et son image postcoloniale. Il fallait un peu de couleur à l’Académie… et de l’exotisme… Michel Tremblay… 0 exotique…

Nous sommes seul,es au monde, et on ne compte pas sur les noir,es, ni sur leur sympathie, leur solidarité pour que NOUS nous libérions ensemble des anglos. Ils sont trop occupés à nous blâmer…

Nous sommes seul,es au monde et on le sait depuis le printemps 1760, quand on n’a vu les pavillons des bateaux à l’horizon du fleuve-océan au large de Québec, ils étaient anglais, non pas ceux française du Roy de France, ce couillon nous avait lâché. Le Roy de France avait bel et bien abdiqué son devoir premier de protéger son peuple contre l’envahisseur. Le 13 septembre 1759 nous étions devenus Peuple sans Souverain. Peuple Souverain donc distinct du Peuple de France et de tout autre. 15 ans avant la Révolution états-unienne et 30 ans avant la française.

J’en tremble… Mois aussi je peux trembler…

Le suprématisme noir

Pourquoi votre partie noire prend-elle le pas sur votre partie blanche ? Parce qu’elle est supérieure, ou bêtement plus visible ? Parce que cette visibilité masque à vos propres yeux votre ascendance neufrancienne blanche ? Pourquoi passer sous silence le projet de Samuel de Champlain de rendre conviviaux et égalitaires nos rapports avec les Premières nations qui a fait de nous ce que nous sommes alors qu’en Nouvelle-Angleterre l’échange de fluides corporels avec les membres des Premières nations était punissable de la peine de mort ? ( Je l’ai lu quelque part, mais ne trouve plus la référence ). Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de populations métis conséquentes en Nouvelle-Angleterre, voire aussi aux États-Unis. Ce qui explique que les populations métisses soient essentiellement d’ascendance neufrancienne. Il n’y a pas la pareille en Nouvelle-Angleterre. Les Premières nations ont été là, exterminées. Mais pas en Nouvelle-France, de l’Acadie aux Grands Lacs, de Tadoussac au Golfe du Mexique, grâce chaque fois, aux alliances avec des Premières nations alliées, allant et venant librement sans réserve en Nouvelle-France. Sauf que, il se trouve que quelques Français,es venu,es des Antilles ont fait en sorte d’amener leurs esclaves domestiques en Nouvelle-France, ce qui a fait en sorte qu’il y a eu des esclaves noir,es en Nouvelle-France. 95 esclaves pour 70k personnes à la Conquête…

Liberté, Égalité & Fraternité

La jeune fille qui a confondu France et Nouvelle-France a toute ma sympathie. L’adulte diplômée qui s’en réclame sans distance, m’insulte, m’irrite. Non pas tant parce qu’elle erre selon moi, mais parce que cette errance nous éloigne d’un nécessaire rapprochement devant pacifier le Québec pour qu’il puisse survivre au nettoyage ethnique qui est organisé contre lui depuis la Conquête de manière autant systématique que systémique. Pas parce que ce Peuple encore majoritairement d’origine neufrancienne est mieux qu’un autre, mais parce qu’il en va de la protection de la diversité culturelle de l’Humanité. Ce nettoyage ethnique doit cesser et cela passe par l’intégration des nouveaux arrivants et l’assimilation de leur descendance comme nous l’avons fait depuis plus de 400 ans avec les Johnson, Curzi et autres Pallascio, Charles et Péan.

Cela passe par la démocratie ; par le refus de la sujétion autocrate canadian qui s’impose au Québec sans jamais avoir obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI référendaire démocratique des Québécois,es. La démocratie c’est le respect de la primauté démocratique de la souveraineté constituante et politique du Peuple. La démocratie c’est le respect de la majorité. Elle n’est pas respectée cette majorité. Sa volonté constituante démocratique n’est pas respectée. Ce manque de respect est systémique autant que systématique.

La mémoire des minorités doit pouvoir s’exprimer. Mais il n’y a pas de raison pour que cette expression nivèle par le bas le vécu des Québécois,es de la majorité. Ce n’est que dans la synergie des oublié,es de l’Histoire que peut surgir la démocratie, à savoir, la Liberté, l’Égalité, la Fraternité.

Nous sommes des oublié,es de l’Histoire, seul,es au monde. Nous sommes des nègres blancs d’Amérique, frères et soeurs de tous les nègres de toutes les Amériques et de toutes les Afrique.

De Saint-Henri à Saint-Domingue

De Saint à Saint. Martyrisés donc. D’égal à égal. Solidaires de la souffrance de l’Autre, quelle qu’elle soit.

Speak WHITE. Ici sous Couronne canado-brit. En Haïti dans les années 60 toujours sous la botte anglo-mono-maniaque des États-Unis impériaux.

C’est de la poésie… J’en  tremble…

C’est ce Saint-Domingue-là que Michèle Lalonde, et tous
les nationalistes québécois qui ont applaudi l’auteure de
Speak White
, jugeait juste de comparer à Saint-Henri, quartier

populaire du sud-ouest de Montréal.

He OUI, c’était juste et ça l’est toujours… parce que c’était et c’est d’évidence, toutes choses égales par ailleurs…

donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
Qu’est-ce que n’inclut pas cette référence à la traite négrière à Saint-Domingue ?

Qui ne sait pas faire la différence entre la mort effective à l’ouvrage de tant des nôtres dans les usines ou les maternités du Canada et des États-Unis et celle donnée à tant d’esclaves noir,es des Antilles ? Quelle mort dévalue celle de l’Autre au juste dans ce poème ?

J’en tremble.

Et qu’il serait important de s’intéresser aux
survivants de ces régimes pour qui ils sont, et non seulement
en tant que métaphore de nos propres doléances.
L’identité et le vécu identitaire des personnes, des groupes ethniques, des nations, des peuples concentrent, dans l’ADN d’une même unité de lieu et de temps, le théâtre d’innombrables actions qui se trouvent à n’être que la somme agglomérée, concaténée, fusionnée, des non moins innombrables espaces/temps parties de l’Histoire d’une lignée, d’un Peuple, d’une nation, d’un groupe ethnique, non sans contenir aussi toute l’Histoire des possibles à venir pour cette même lignée, métissée ou pas, dans le passé, le présent ou l’à venir…

OUI, nous avons eu en Nouvelle-France un passé impérialiste. Sauf que, ce n’est pas celui des autres, c’est le nôtre, et, il se trouve que le nôtre n’est pas le même que celui des autres, et ce, avant, pendant et après la Conquête, avant, pendant et après la déportation des Neufrancien,nes d’Acadie, le nettoyage ethnique systémique systématique des nôtres.

Il se trouve que grâce à Samuel de Champlain, il est différent des autres parce qu’il aurait vu de ses yeux vus ce qu’a donné le massacre des Premières nations en Amérique du Sud. Il a voulu et a pu implanter ici une autre culture qui était fondée sur autre chose que l’impérialisme commercial, politique et culturel. Il a voulu une France NOUVELLE, différente de l’autre. C’est NOMMÉ, voulu, pensé, réalisé.  

En a découlé autre chose qu’ailleurs. D’autant qu’il se trouve que nous n’avons pris la place de personne à Port-Royal, puis à Québec et enfin à Montréal. Nous n’avons délogé personne. Contrairement en Nouvelle-Angleterre par exemple, là où on a exterminé des Premières nations pour prendre leur place sur le territoire. Ce n’est pas notre cas. On ne peut pas faire comme si ce n’était pas le cas.

Ce qui change bien des choses, notamment pour des personnes qui s’abreuvent à la source anglo-mono-maniaque de Wikipédia anglo-états-uniens ou aux groupes de revendications des Premières nations et de noir,es des États-Unis et du Canada. Je ne dis pas que c’est votre cas… ;-) , mais quand même, il y a un peu de ça dans votre charge anti-nationaliste.

Mais je sais qu’autour de moi,à l’époque, les personnes qui étaient les plus friandes du champ lexical de la négritude pour parler des francophones au Canada étaient le plus souvent celles qui se moquaient de mon propre  intérêt pour l’Histoire des Noirs, et cherchaient à banaliser l’esclavage et le racisme, ici comme ailleurs. Eux devaient se souvenir. Moi, je devais « en revenir ».

Admettons ! Admettons que les personnes peu friandes du champ lexical en cause se soient le plus souvent intéressées à votre intérêt pour l’Histoire des Noirs, et admettons que celles-là ne cherchaient pas à banaliser l’esclavage et le racisme, ici, comme ailleurs au contraire de tous les autres friand de ce chant lexical négrier. Sauf que… à partir du moment où vous tremblez quand vous lisez Speak white parce que vous supposez que TOUTES les personnes du Québec qui goûtent l’identification à la souffrance nègre ne s’intéressent pas au sort des noir,es, comment voir dans cette oxymoron poétique autre chose que la banalisation de l’esclavage ici et ailleurs ? Ce qui est d’autant plus désespérant puisqu’on on tente désespérément de vous dire qu’ici, ce n’était pas comme ailleurs quant à la sauvagerie esclavagiste, sans qu’il soit ne serait qu’envisageable que vous en teniez compte, assez pour douter un tant soit peu de vos certitudes électives.

Votre démonstration est circulaire, autoréalisatrice, comme souvent quand on est jeune. Le drame, c’est que vous ne l’êtes plus, mais que vous persistez avec la même assurance satisfaite à vous enfermer dans une détestation raciste d’une partie de vous qui est NOUS.  

J’ai beau retourner ça dans tous les sens… rien n’y fait. Je me heurte à un mur. Celui de votre vécu qui tient désespérément à disqualifier Vallières et Lalonde, et TOUS les nationalistes qui les ont célébré,es, parce que votre douleur, est, DOIT ÊTRE, plus grande, forcément plus grande, que la pauvre et modeste nôtre.

Nous devons donc, pour obtenir votre éventuelle et si généreuse absolution, nous repentir et renier Lalonde qui a eu le malheur de s’inspirer de Vallières pour avoir dignité d’humain à vos yeux et pour apaiser vos tremblements !? C’est ça !? Nous devons nous repentir de n’avoir pas dévoilé notre passé esclavagiste, aussi modeste fut-il eu égard à ses sinistres champions Français qui n’avaient plus rien à voir avec nous.

Selon votre logique, il n’y aurait eu qu’un seul esclave noir dans toute l’Histoire de la Nouvelle-France qu’il aurait fallu néanmoins faire de son histoire tout entière un objet de honte impossible à sauver de la damnation éternelle et de la nostalgie coupable. Et, il aurait fallu empêcher les Premières nations de mener leurs guerres comme elles les avaient toujours menées avant nous, en libérant de force tous et toutes leurs esclaves non sans malgré tout leur donner ce qu’elles réclamaient de nous.

Quant à la communauté noire anglophone de la Petite Bourgogne, ce qui la blesse, ce n’est pas tant le sort qui lui est réservé dans le film d’Hubert Aquin ( À Saint-Henri le cinq septembre, narré par Jacques Godbout ) qui pose problème, c’est le fait qu’elle soit victime de ségrégation dans la communauté blanche anglophone de Montréal, puisque la ségrégation dont elle aurait pu être victime de la part des blancs francophones n’existait tout simplement pas puisque la ségrégation linguistique avait préséance, celle dont les francophones étaient victimes de la part des anglophones et qui séparait déjà anglophones et francophones, limitant d’autant leurs rares occasions de contacts.

D’autant que ce ne sont pas les francophones qui avaient les moyens d’engager les hommes et les femmes noires de Montréal comme portiers, porteurs ou femmes de ménage, des « emplois peu valorisants, mais qui étaient parmi les rares et les meilleures possibilités de travail pour les hommes de couleur à l’époque. » Ce pourquoi ils fuyaient les États-Unis, l’Ontario, la Nouvelle-Écosse et les Antilles pour venir vivre à Montréal, en anglais afin de trouver du travail dans les entreprises et familles anglophones de Montréal, ce qui ne les empêchait pas d’être victime de la ségrégation raciale contre les noirs de la part d’autres anglophones qui aurait pu leur donner du travail après qu’il,elles aient perdu leur emploi après la destruction de leur quartier, comme ils le faisaient contre les francophones, et…  nous aurions tort de nous dire Nègres blancs d’Amérique… Ce qui ne les empêchait pas d’être séparé des francophones que nous étions, anglophones qu’ils étaient.

Cf: ICI-RC 20220 02 14 | Communauté noire anglophone de La Petite-Bourgogne : la grande oubliée

Quoi d’autre pour avoir grâce à vos yeux ?

Mais même à la belle époque de l’internationalisme, on s’est trop souvent
intéressé à l’autre comme à une métaphore – plutôt bancale – du soi.

He OUI. Le soi blessé par la Conquête, Le Soi Conquérant l’Amérique du Nord, à force d’Alliances patiemment tissées avec d’innombrables Premières nations sur la moitié du Continent en moins de 150 ans, sans vrai soutien de la métropole, sans moyens, avec deux bouts de ficelles et trois bâtons, forcé de vivre ce que vivent les Conquis, est tout sauf un sort enviable.

He OUI, le soi est à reconstruire et ce n’est pas en lui tapant dessus qu’il va se faire une fierté, syndrome de Stockholm à la clé comme condition contraire par excellence.

He OUI, il fallait s’occuper de soi. Il faut encore s’occuper de soi. Il n’a encore pas été ni sauvé ni décolonisé ce soi. Il est encore ravalé à portion congrue, tenu loin du sommet de l’État, là où trône une Couronne impériale triomphante, paternaliste ou menaçante, selon ce qu’on ose lui opposer ou pas, et votre mépris raciste anti-neufrancien n’aide pas.
Les solidarités qui s’établissent ainsi sont généralement
fragiles, et résistent difficilement à l’épreuve du temps.

Taper sur la tête des soi fragiles, c’est tout autant fragile…

Au sein de la mouvance nationaliste qui a pris depuis l’habitude du pouvoir d’État, on ne détecte aujourd’hui qu’avec grande difficulté les traces de cet intérêt de jadis pour les luttes décoloniales, pourtant largement inachevées.

Pouvoir d’État !? Lequel, le provincial, pour les vaincu,es !? C’est ça!?

Ce soi-disant « pouvoir » provincial là, irrémédiablement et fatalement subordonné à une Couronne indigne autocrate qui s’impose sans OUI démocratique référendaire par-dessus la tête démocratique constituante du Peuple, n’est que l’illusion du pouvoir, qu’un faux semblant délinquant, tenu en majorité par des élites collabo-provincialistes, soi-disant souverainistes compris, qui n’ont pas compris ni De Gaulle, ni ce que veut dire la démocratie. Qui ont accepté de former des gouvernement qui acceptaient d’être gouvernés par une Loi Constituante canadian qui n’était pas celle du Peuple, qui foulait aux pieds la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple.

He comment que les luttes décoloniales sont largement inachevées, d’abord, ici même au Québec, puisque c’est de nous qu’il est question, NOUS, Le Peuple démocratique donc Souverain du Québec. He comment qu’on a aujourd’hui de la difficulté à détecter les traces d’un quelconque intérêt pour décoloniser le Québec !?

Il est où le vôtre d’intérêt pour la décolonisation du Québec ? Il est où l’intérêt de la communauté noire pour la décolonisation du Québec ? Pour le renversement de l’État illégitime autocrate du Royaume de la Couronne canado-brit du Canada qui foule aux pieds la Souveraineté démocratique du Peuple Souverain du Québec toutes origines confondues ? Certainement pas dans votre charge épormyable résolument méprisante et clairement raciste ( structuré par les différences raciales ).

Il y a zéro pouvoir d’État au Québec puisque l’État du Québec est subordonné à celui de la Couronne canado-brit qui n’émane pas du Peuple, qui s’impose unilatéralement sans jamais avoir ni sollicité ni obtenu le clair OUI démocratique du Peuple. Il y a simple pouvoir de gouvernance collabo-provincialiste subordonnée au collier serré de l’obéissance à une Constitution qui a été rejetée par la députation du Peuple, unanime et qui n’a jamais été validé démocratiquement par Le Peuple, comme c’est par exemple le cas en Australie depuis 1901.

C’est accepter que l’image qu’on s’est faite du
Canada comme nature « vierge », abondante et sans limites
participe d’un capitalisme d’exploitation qui a causé un
déclin vertigineux des populations autochtones de ce territoire
dans la violence, la faim et la maladie, ainsi qu’une
crise écologique qui a altéré le continent à jamais.

Vous mélangez tout. Le capitalisme d’exploitation n’était pas en cause en Nouvelle-France puisqu’on ne parle de capitalisme d’exploitation qu’à partir du 18e siècle à la faveur du développement du protestantisme, du moins, selon Max Weber. On pourrait parler de capitalisme marchand selon Marx et ce, depuis le Moyen-Âge… D’autant qu’en Nouvelle-France, il est faux de parler de déclin vertigineux des populations Autochtones par la violence, la faim et la maladie. C’est vrai en Nouvelle-Angleterre, et au Canada après la Conquête, mais pas en Nouvelle-France.

Quant à la crise écologique qui a altéré à jamais le continent, je ne comprends pas comment 8M de personnes entourés de ± 400M d’autres auraient pu altérer le continent à jamais en moins ± 400 ans… Cela dit, certes il nous faut rompre avec une culture du développement irresponsable débilitant.

Et je me retrouve, comme bien d’autres, à devoir faire la démonstration absurde que, dans un empire britannique où l’idée de la race et la religion ont joué un rôle central, les personnes d’origine française ont été traitées comme des Blancs et comme des chrétiens. Pauvres, inférieurs, mais blancs. Malheureusement catholiques, mais chrétiens.

Croit-on que la langue française, le catholicisme ou le Code civil auraient été tolérés, même difficilement, s’ils ne tiraient pas leurs origines de l’une des nations les plus puissantes d’Europe ?

Cette interprétation raciale de notre Histoire n’a rien à voir avec elle et témoigne d’une ignorance affligeante digne d’une enfant raciste de 12 ans. Les blanc,hes sont forcément et irrémédiablement racistes et impérialistes et sont toujours gagnant, même quand ils perdent… Une telle simplification relève de la pire des généralisations racistes qui témoigne d’une parfaite ignorance des causes historiques du sort des Neufrancien,nes avant, pendant et après la Conquête.

En effet, en 1759, après la guerre de Conquête et dans les années qui suivent, les britanniques sont tout au plus quelques milliers pour occuper et soumettre ±70k Neufrancien,nes d’Acadie, de Canada et des Pays-d’en-Haut ( Grand-Lacs) sur un territoire 2 fois plus grand que celui des 13 colonies anglaises de plus en plus hostiles aux Britanniques. La Conquête de la Nouvelle-France fut un coup de chance qui a surpris non pas seulement le Roy de France, mais aussi celui d’Angleterre. Une dernière chance. Toutes les autres tentatives s’étaient avérées vaines et il a suffi de peu pour que celle-là soit un succès, in extremis, juste avant de devoir plier bagage pour l’hiver… le 13 sept. 1759…

Elle est essentiellement dû à l’impéritie de Montcalm qui n’a pas comme le voulait le Chevalier de Lévis, attendu les renforts de Beauport, voire aussi de Montréal. Il pensé pouvoir avoir la gloire pour lui, il l’a eu, mais celle d’un perdant, pour notre plus grand malheur.

La Nouvelle-France aurait été entièrement peuplée de ±70k membres des Premières nations, de ±70k métis,ses franco-amérindien,nes, de ±70k Sénégalais,es noir,es sous Couronne française,  francophones ou pas, les Britanniques n’auraient pas agi différemment pour occuper le territoire malgré leur faible nombre après la Conquête surprise. Il leur fallait impérativement obtenir l’assentiment, la collaboration de ces ±70k personnes Conquises par la force des armes, et défaites, seules au monde, sans que personne ne puisse venir à leur secours et surtout pas le Roy de France qui en a rajouté en 1763 par l’Acte de Cession. Comme si un peuple pouvait être objet de Cession…

Ce pourquoi après avoir retiré des droits, les britanniques n’ont pas eu le choix que d’en accorder un certain nombre minimum vital aux yeux des Neufrancien,nes Conquis,es, et cela n’a strictement rien à voir avec leur race blanche, mais a à voir avec la géopolitique de l’époque et au pouvoir de nuisance de pouvait représenter l’insoumission des Neufrancien,nes et des Premières nations alliées de la France.

Il faut savoir que vu la situation dans les 13 colonies britanniques de la Côte Est du Continent, les Britanniques ont compris qu’il leur fallait conquérir et contrôler les territoires de la Nouvelle-France ±10 ans avant que ne commence la guerre d’Indépendance et ce, pour que les Britanniques ait ne serait-ce qu’une petite chance soit, de gagner la guerre d’Indépendance des 13 colonies britanniques en passant par les terres du Nord et de l’Ouest, et non pas seulement par la mer ( non sans empêcher la France de prendre fait et cause au Nord pour les futurs États-Unis ) ; soit, pour avoir une chance de pouvoir rester sur le Continent autrement que seulement en Baie James dans le cas où les Britanniques perdaient cette guerre d’Indépendance des futurs États-Unis républicains. Et, ils l’ont perdue cette guerre. Et, les Britanniques ne sont restés sur le Continent que grâce au consentement des Neufrancien,nes et des Premières nations qui étaient leurs alliées.

Plus tard, quand les Britanniques ont créé le Haut et le Bas-Canada pour séparer les populations d’origine neufrancienne des Royalistes anglos venues en masse des États-Unis, c’était pour créer une nouvelle majorité anglo capable d’assimiler les Neufrancien,es, et ce, qu’ils aient été métis, noir,es ou des Premières nations n’y changeait rien.

Il fallait encore et toujours obtenir la collaboration des Neufrancien,nes le temps que se constitue une majorité anglo conséquente et pour constituer entre-temps une force seule capable d’éviter une guerre de Conquête de la part des nouveaux États-Unis.

Ces Neufrancien,nes blanc,hes auraient été noir,es, métis,ses ou des Premières nations n’y aurait rien changé. Prétendre que c’est parce que nous étions blanc,hes est d’un ridicule consommé si ce n’était pas pathétiquement une dérive raciste des plus fallacieuses qui soient.

Après que les Patriotes eurent été écrasés par les Britanniques, au moment où Lord Durham a recommandé l’assimilation systématique et la disparition systémique des Neufrancien,nes de la surface de la Terre, ce n’était pas parce qu’il,elles étaient blanc,hes ou noir,es, ou métis,ses, mais parce que faire disparaître et remplacer une population de ± 555k personnes n’allait pas de soi. Il fallait prendre des dispositions, gouvernement responsable ou pas. À commencer par obtenir l’assentiment et la collaboration de ladite population et ce, quelque soit la situation géopolitique dans les autres colonies britanniques de par le monde.

Quand l’Empire soi-disant magnanime a finalement accordé le gouvernement responsable, pour soi-disant satisfaire une demande des patriotes, Louis-Joseph Papineau a bien compris en 1867 qu’il lui aurait fallu exiger en 1837 non pas un simple gouvernement responsable, mais bien un État responsable devant Le Peuple. Il a compris qu’il n’y a de gouvernement responsable que dans un État responsable devant Le Peuple ; obtenir le seul gouvernement responsable dans un État qui reste et demeure irresponsable, ce n’est qu’une sinistre farce. Et nous en pâtissons encore… 153 ans plus tard… La démocratie en pâtit encore. Et ce n’est pas parce que la majorité neufrancienne du Québec est de race blanche.

L’Inde britannique n’aurait jamais voulu d’un tel gouvernement responsable dans un État irresponsable, ce pourquoi, éloignée de la métropole, elle a finalement obtenu son indépendance bien avant le Québec, et ce n’est pas parce que nous sommes blanc,hes.

Déclarations constituantes de Louis-Joseph Papineau de 1837 et 1867 | Démocratie 101

 0-0-Papineau-P167-345-2-T

              1867

« … il n’y a d’autorité légitime que celle qui a le consentement de la majorité de la nation ; de constitutions sages et bienfaisantes que celles sur l’adoption desquelles les intéressés ont été consultés et auxquelles les majorités ont donné leur libre acquiescement. »

Extrait de la conférence de Louis-Joseph Papineau donnée à l’Institut canadien de Montréal le 17 décembre 1867

Citation gravée sur le socle de la statue de Louis-Joseph Papineau
Place du peuple souverain du Québec | ANQ

          1837

« Les sages et immortels rédacteurs de la DÉCLARATION DE L’INDÉPENDANCE AMÉRICAINE, consignèrent dans ce document les principes sur lesquels seuls sont basés les droits de l’homme et revendiquèrent et établirent heureusement les institutions et la forme de gouvernement qui seules peuvent assurer en permanence la prospérité et le bonheur social des habitants de ce continent, dont l’éducation et les moeurs, liées aux circonstances de leur colonisation, demandent un système de gouvernement entièrement dépendant du peuple et qui lui soit directement responsable. »

Adresse de la Confédération des six comtés au peuple du Canada par Louis-Joseph Papineau (La Minerve | 2 novembre 1837)

Croit-on que John A. Macdonald, qui a parlé dans de nombreux discours de la supériorité de la race aryenne, aurait sinon accepté de s’associer avec George-Étienne Cartier pour créer un pays basé sur « deux peuples fondateurs » ?
Quand il a été question de mettre au point et d’adopter l’AANB | l’Acte d’Amérique du Nord britannique rédigé à Londres pour financer et organiser le développement vers l’Ouest tout le long du 45e parallèle bordant le nord des États-Unis afin de ne pas être envahi au Sud par ces même États-Unis affairés à la Conquête de l’Ouest et au nettoyage ethnique systématique des Premières nations de l’Ouest, ce n’est pas parce que nous étions blanc,hes que nous avons été soi-disant admis,es en tant que l’un des 2 peuples fondateurs, mais bien encore parce que les Canadians ne pouvaient pas se passer des Québécois,es de l’époque.

C’était bêtement géopolitique, il fallait faire mine de nous accorder quelqu’importance pour que Cartier ait quelque chance d’être appuyé par les Canadien,nes d’origine neufrancienne. ET, encore, cela n’a pas suffit. Et Jean-François Lisée de démontre très bien… il a fallu user de tricherie, de malversation pour parvenir à IMPOSER de force et d’autorité impériale cet État soi-disant fondé par 2 peuples.

1er juillet: Pourquoi la fête est-elle si triste – Jean-François Lisée

Les Canayens de l’époque savaient et les historiens d’aujourd’hui savent: s’il s’était agi d’un vote libre, l’électorat aurait très majoritairement refusé l’entrée du Québec au Canada.
C’eut été la même chose si cette population avait été métis, ou noire, ou jaune… C’était une question de nombre. De géo-politique des masses, tout bêtement.

Comme quoi La Couronne britannique avait vu juste. Le miroir aux alouettes du gouvernement responsable dans un État irresponsable devant Le Peuple, et à défaut, d’alouettes, la tricherie et les malversations commanditaires de 1867, de 1980 et de 1995 ont toujours su et pu sans rupture et durablement assurer que s’impose doublement au Québec à la fois La Majesté de La suprématie autocrate de la Couronne britannique blanche et à la fois sa loi impériale autocrate débilitante – partie intégrante de l’Empire de plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité – et ce, grâce à une forfaiture bien organisée qui privait Le Peuple Souverain du Québec de la démocratie constituante et politique républicaine, non sans s’assurer que les gouvernements qui gouverneraient désormais Le Peuple obéiraient à une Loi constituante canadian qui n’était pas et qui n’est toujours pas celle du Peuple, mais bien celle de la Couronne contrôlée à l’époque par le seul Parlement de Westminster à Londres et ce, jusqu’en 1982 – alors que l’Australie, pourtant de même culture britannique, dispose elle, blanche ou pas, d’Actes constituants validés par référendum par Le Peuple depuis 1901 ; mais pas les Neufrancien,nes que nous sommes bien que nous soyons pareillement blancs que les Britanniques australe. Normal, si un référendum s’était tenu, c’eut été NON… Suffisait de ne pas poser la question et suffit encore qu’elle ne soit jamais posée… pour que s’impose par défaut l’État illégitime de la Couronne canado-britannique.

Cette Couronne n’aurait pas agi autrement si la population blanche neufrancienne avait été noire d’un éventuel Sénégal français de France-NEUVE. Si la Nouvelle-France avait été peuplée de 70k noir,es du Sénégal par Richelieu installé en Afrique en 1626 via la Compagnie normande, les Britanniques n’auraient pas agi autrement, la race blanche des Neufrancien,nes et de leur descendance n’a jamais rien eu à voir avec les décisions prises par les Britanniques avant, pendant et après la Conquête de la Nouvelle-France. Seule votre mépris raciste permet de le prétendre aussi fièrement et assurément que vous ne le faites dans votre charge outrancière et fallacieuse.

Ce n’est pas parce que nous étions blancs que nous avons obtenu le gouvernement responsable c’est parce que nous étions Conquis et qu’il fallait obtenir notre consentement, notre collaboration, parce que sans elle, la Couronne britannique ne pouvait pas occuper le Québec par la force des armes, ce n’était pas possible, ni en 1867 ni même aujourd’hui. La Rébellion des Patriotes en était la preuve patente, et la Crise d’octobre le fut tout autant. Les Britanniques l’ont compris grâce à Lord Durham après l’écrasement de la Rébellion des patriotes en mettant en place ce qui devait engager notre nettoyage ethnique.

Sauf que… si nettoyage il y a eu, la disparition/assimilation n’a pas eu lieu.

Même privé,es de nos élites politiques, financières, entrepreneuriales, scientifiques, cléricales et culturelles qui avaient regagné l’amère Patrie après la Conquête, n’étant resté,es que le bas clergé et de la petite noblesse désargentée, nous sommes parvenus chaque fois à déjouer ce que la fine fleur de l’Empire le plus puissant et sophistiqué de toute l’Histoire de l’Humanité avait organisé pour nous faire disparaître. Il a fallu donc prévoir autre chose pour y parvenir.

Rien de mieux que le bon vieux nettoyage ethnique circonstancié. Et il commence par un nettoyage culturel. Le racisme des populations noires à l’égard de tout blanc, fera l’affaire. Les noir,es se trouveront des affinités avec les Premières nations non-blanches au nombre de ± 100k personnes et avec les métis,ses ( ± 70k personnes ) pour prendre parti contre la majorité neufrancienne blanche ( ± 6,5M ). Elle se croiront anti-raciste en méprisant les blanc,hes neufrancien,nes et en s’alliant qu’à des non-blanc,hes…
Foin de démocratie en telle circonstance. Les Premières nations pourront toujours servir à partitionner ou menacer de partitionner le territoire du Québec au profit non pas des Premières nations, mais bien au profit d’un Canada impérial autocrate irresponsable, mais ça, c’est un détail, ce qui compte c’est de blâmer la majorité d’origine neufranicenne. La belle affaire que La Terreur de la terre brûlée partitionniste… Elle fera son oeuvre : diviser pour régner. Le tour est joué. Et vous tombez dans le panneau en vous inventant une soi-disant bienfaitrice appartenance de la majorité blanche du Québec à l’Empire blanc, triomphant toujours des non-blanc,hes.

Quand on est blanc,hes, on est forcément un,e méchant,e… Et, tout ce qui n’est pas blanc,he est forcément de l’ordre du bon sauvage. Près de la terre… Et phoque les motoneiges, les hors bords et les armes automatiques des Premières nations…

Pourquoi Ottawa n’a-t-il pas placé les enfants
francophones dans les pensionnats avec les Autochtones ?

Parce que pour assimiler les francophones suffisait de les affamer pour qu’il,elles quittent pour les États-Unis en masse, là où le rouleau compresseur états-unien déroulerait de tout son poids ce qui permettait de laminer tout groupe ethnique à la doxa anglo-mono-maniaque. Les réseaux sociaux sont en train de réaliser ce que tout le reste engagé depuis la Conquête n’a pas pu faire en passant par Lord Durham jusqu’à nos jours.

Quant aux Premières nations, les affamer ne suffisait pas, il fallait les acculturer, les couper de leur territoire dès la prime jeunesse. Et ce fut très efficace.

Pourquoi le cri ou le kanien’kéha ne sont-ils pas protégés
et subventionnés comme le français, ni par Ottawa ni par
Québec ?

Pour la même raison qu’il a fallu se battre partout au Canada pour que l’enseignement du français ne soit pas interdit, ou découragé… Pour le reste, faute de démocratie, il faut s’adresser au Gouvernement du Canada… Langues autochtones – Ressources pour l’apprentissage et pour l’enseignement

Pense-t-on que les francophones auraient été admis en si grand nombre
du côté de la Nouvelle-Angleterre s’ils avaient vraiment été
nègres ? Pense-t-on que les Américains auraient accordé la
citoyenneté et le droit de vote à une minorité pauvre, discriminée
et exploitée, au XIXe siècle, s’ils ne l’avaient pas vue
malgré tout comme blanche ?

S’il,elles n’avaient pas été admis,es, il,elles auraient été forcé,es de demeurer au Québec, ce qui n’aurait pu que constituer une pression encore plus forte sur la Couronne pour changer les choses. Ce qui aurait probablement empêché le nettoyage ethnique qui fait en sorte que nous serions ± 22M au Québec actuellement et non pas seulement 8M… Ce qui ne serait pas plus mal, au contraire…

Mais admettons… N’ayant pas de blanc,hes francophones chrétien,nes sous la, mais qu’auraient fait le grand capital de Nouvelle-Angleterre pour faire tourner ses usines textiles et autres ? Elles n’auraient pas fait venir la main-d’oeuvre la moins chère possible, la plus servile qui soit, noire, jaune ou blanche!? Vraiment!?

Quand au droit de vote pour les noirs… ça.. ça relève du racisme aux États-Unis… Et à quoi donc a bien pu nous servir le droit de vote et la citoyenneté pour nous protéger du nettoyage ethnique et de l’assimilation ? Notre Histoire aux États-Unis est celle de l’assimilation, pourtant nous étions blanc,hes… Cela n’a pas suffi… la race n’a donc pas eu d’incidence sur notre survie/disparition.

Plutôt que de réaliser ces évidences, on préfère, la plupart
du temps, s’imaginer que la race est un concept qui n’a pas
eu une incidence sur notre histoire, mais seulement sur celle
des États-Unis. Ou encore qu’il est légitime, comme le faisait
Lalonde, de tracer une ligne droite entre l’expérience historique
des Canadiens français et celle des damnés de la terre
décrite par Frantz Fanon.

L’évidence c’est le fait que ces affirmations racistes précités ne sont que des fabulations racistes anti-blanc,hes qui n’ont rien à voir avec la réalité historique de notre vécu. Quant à Lalonde, elle a à bon droit mis sur la table deux souffrances induites par des impérialistes aux intentions génocidaires, pour ce qu’elles sont, soumises à la seule langue de l’Empire blanc ango-mono-maniaque, Speak white !  Et ce, sans faire de la surenchère victimaire. Quel est le problème !?

Lorsqu’on se disait nègres blancs, aspirait-on à abolir les
inégalités raciales, ou à reprendre la place qui revenait de
« droit » aux héritiers de la grande civilisation française ?
Cherchait-on à mettre fin à l’exploitation économique, ou à
devenir un peuple patron ? Une fois qu’on a utilisé avec succès
les « nègres noirs » comme métaphore de notre propre
combat et qu’on a fait avancer notre cause, les conditions de
ceux qui sont toujours nègres nous intéressent-elles encore ?

Pourquoi ce procès d’intentions malveillants ? Notre cause est celle de la démocratie et elle est loin d’être gagnée cette cause… Nous vivons toujours sous les auspices d’un État illégitime autocrate du Royaume de la Couronne canado-britannique débilitant. Nous sommes toujours, nègres ou pas, privés du droit démocratique de constituer un État démocratique qui émane du Peuple, qui émane de tout Le Peuple, y compris sa minorité noire, métisse, des Premières nations, et autres asiatiques. OUI, la libération démocratique de ce Peuple m’intéresse et intéresse tous les démocrates du Québec, du Canada, des États-Unis, du Mexique et des Caraïbes.

La solidarité nous apparaît-elle encore nécessaire ? Une fois
qu’on s’est dit colonisé dans son propre pays pour renforcer
ses droits politiques, qu’a-t-on à faire du discours des
Autochtones sur les terres volées ?

Nous n’avons pris la place de personne à Québec et à Montréal en 1608 et après, contrairement à ce qui s’est passé par exemple près de nous en Nouvelle-Angleterre, plus loin en Afrique du Sud. Prétendre le contraire est une forfanterie. Que voulez-vous, il n’y avait pas d’implantation à demeure le long du St-Laurent. C’était trop froid, l’été était trop court. Une seule récolte et encore alors que 2 plus au Sud… Les Premières nations l’avaient compris.

La Nouvelle-France n’a assujetti ni exterminé personne. Au contraire, toute la Nouvelle-France est fondée sur les Alliances avec le plus de Premières nations possibles, afin qu’elles soient le plus nombreuses possible pour faire face aux Britanniques et leurs Premières nations alliées.

En Nouvelle-Angleterre, leur nombre était 10 fois supérieur au nôtre. Moins il y avait de Premières nations plus les Britanniques disposaient de territoires et de ressources alimentaires, de gibier, de fruits de la mer, de bois, etc.

On en peut pas réinventer l’Histoire et faire comme si elle n’avait pas été différente ici d’ailleurs.

Elle le fut…

L’idée fausse que Québec et Montréal sont des territoires non-cédés appartenant aux Premières nations est non seulement contraire aux faits, mais contraire à l’idée même que les Premières nations se faisaient du territoire qui n’appartenait à personne, il n’a donc pas à être cédé. Simplement partagé, équitablement. Là est le défi depuis que la Conquête a ravalé les Premières nations au rang de pupilles de la Couronne britannique. Il faut réparer ce que la Conquête a détruit.

Mais pour ça, faudrait d’abord que le Royaume de la Couronne Canado-brit contrôlé par le seul Parlement d’Ottawa sur lequel les Québécoise,s et le Québec n’ont pas de prises – par exemple quand vient le temps de simplement prendre des MESURES FORTES aux frontières pour les contrôler à temps pour stopper la propagation d’un virus comme l’OMS le recommandait le 30 janvier 2020 –  il faudrait dis-je que le Parlement d’Ottawa décide de régler le problème des Premières nations puisque lui seul s’est auto-accordé juridiction exclusive sur la question sans que le Québec ne puisse ne serait-ce que se prononcer pour l’approuver ou désapprouver.

Or, ça n’arrivera jamais. Pas tant que le Québec menacera Ottawa de dégager du Québec, et ce, pour la bonne raison que la question des Premières nations du Québec est instrumentalisée afin qu’elle fasse obstacle partitionniste à la démocratisation du Québec. C’est stratégique. Géostratégique.

Les Premières nations ne sont qu’un pion de l’Empire pour qu’il continue à subordonner de manière impériale et autocratique le Peuple Souverain du Québec autant que les Premières nations jouant les un,es contre les autres.

Confondre race et classe, c’est se cacher que d’aspirer comme francophones à être « Maîtres chez nous » veut dire beaucoup de choses… dont chercher à rejoindre les
autres populations d’origine européenne des Amériques, de l’Afrique du Sud et de l’Océanie qui, depuis longtemps déjà, célèbrent leur succès comme Maîtres chez l’Autre, et Maîtres de l’Autre. Le « Grand rattrapage », c’est aussi s’être dépêché de consommer, gaspiller, s’étaler et contrôler comme les autres Blancs un peu plus riches dont on était jaloux…

Nous sommes chez NOUS au Québec, Maître de personne d’autres que NOUS, Le Peuple Souverain du Québec, et ce, contrairement à l’Afrique du Sud, nous n’avons pris la place de personnes à Québec et à Montréal, pareil tout le long du St-Laurent. Quant à la population des Premières nations de ± 100k personnes, elle n’a pas sa place de par le Régime britannique qui les réduit à statut de pupille de la Couronne et cela ne peut cesser que si cette Couronne est renversée démocratiquement par Le Peuple Souverain du Québec, toutes races unies…

Maître chez nous, veut dire se gouverner démocratiquement de manière responsable.

Quel est le problème ?

L’ascension d’un tel ou d’une telle à des rôles symboliques ne met pas fin au harcèlement et à la brutalité policières envers les jeunes des réserves et des quartiers populaires. Elle ne diminue pas les chances des parents immigrants et autochtones d’être injustement traqués par la DPJ, elle ne donne pas aux demandeurs d’asile l’accès à un logement décent. Elle n’empêchera pas l’aide juridique d’inciter des jeunes innocents à plaider coupables pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, et ne diminuera pas la longueur de leur peine.

Écrire tout ça, ne sert pas davantage à empêcher des innocents à plaider coupable.

Si on prenait au sérieux l’héritage des penseurs de la décolonialité au Sud, on ne s’étonnerait pas des liens de solidarité qui se tissent entre les personnes racisées issues de l’immigration et les populations autochtones d’ici. Si on traitait les perspectives autochtones non pas comme du folklore, mais comme de la théorie politique, peut-être
chercherait-on les réponses aux maux des inégalités sociales et de la crise environnementale ailleurs que chez les Scandinaves.

« Raciser » n’est pas un mot français

D’autant qu’il ne veut rien dire, tout le monde est racisé, les blanc,hes aussi le sont par les Premières nations, les métis, le noir,es et autres asiatiques et les non-blanc,hes entre eux,elles aussi se différencient en terme de race. Le problème n’est pas le racisme, mais l’inégalité raciale, la xénophobie, le suprématisme racial, et autres engeances du même genre.

Pour « traiter les perspectives autochtones »… il faut renverser l’État illégitime du Canada. Et cela ne peut advenir que si et seulement si l’on fait l’UNION transpartisane, trans-idéologique, trans-raciale, trans-ethnique, trans-générationnelle, pan-québécoise ( toutes les régions ) des démocrates du Québec, inspirant du coup, l’UNION des démocrates du Canada. On peut le faire, mais pour cela il faut cesser de cliver les races en favorisant l’axe non-blanc,ches.
Quant aux Scandinaves, il me tarde de m’inspirer des Haïtien,nes… Pour l’heure, ce n’est pas un succès…

Surtout, il serait grand temps que cet échange se fasse dans le respect et l’écoute sincère de perspectives qui ne s’ancrent pas uniquement dans les cadres idéologiques
eurocentrés – aussi déstabilisant cela peut-il être.  Cette déstabilisation me paraît être une condition sine qua non d’un dialogue social qui n’envisage pas la « diversité »
comme un truc bien vu à la mode, mais comme une véritable rencontre de perspectives, de valeurs, de cultures et d’aspirations. Le mythe de la naïveté et de l’innocence tue
ce dialogue dans l’oeuf. La réduction de l’antiracisme à de « l’identitaire » empêche tout autant l’égalité dialectique. Si on se libère de ces préconceptions, la possibilité de se sortir des crises actuelles et de vivre dans le respect de chacun et du territoire
peut enfin, avec un peu de chance, être entrevue.

 

De la DÉMOCRATIE

Tant et aussi longtemps que trônera au sommet de l’État du Royaume de la Couronne canado-brit cette Couronne illégitime autocrate indigne, le sort des Premières nations vivant au Québec ne sera toujours, pour celles et ceux qui contrôlent à Ottawa cette Couronne canado-brit, qu’un enjeu géostratégique anti-Québec, anti-majorité d’origine neufrancienne métissée ou pas.

Les Premières nations ne sont toujours et ne seront toujours qu’un objet instrumentalisé pour assurer la pérennité éternelle du statu quo de blocage autocrate canadian actuel. Speak white ! Tant et aussi longtemps que seront divisées les forces démocratiques du Peuple que nous sommes, puisque seule une force démocratique conséquente est en mesure de faire face aux forces de l’Empire le plus puissant de toute l’Histoire de l’Humanité alors que 8M nous sommes, entourés par ± 400M de d’Anglos noir,es ou blanc,hes décidés à nous ignorer, sinon à faire disparaître et le plus vite sera le mieux et phoque la diversité raciale et culturelle de l’Humanité.

Les activistes autocrates canadian ne veulent pas régler le problème autochtone, c’est bien trop payant vu ce que vous en faites. C’est bien trop avantageux d’instrumentaliser le racisme anti-blanc,hes des immigrant,es non-blanc,hes se greffant aux revendications des Premières nations jamais satisfaites par Ottawa pour blâmer la majorité blanche d’origine neufrancienne. Et ce n’est pas en continuant à blâmer comme vous le faites cette majorité neufrancienne blanche que vous parviendrez à faire en sorte que la Couronne Canadian règle le problème des Premières nations du Québec représentant ± 150k personnes, disséminées à travers tout le Québec de l’extrême Nord jusqu’au Sud.

Il n’y a qu’une façon d’en venir à bout, c’est la démocratie. C’est le fait de donner le pouvoir au Peuple Souverain du Québec, de majorité d’origine neufrancienne dans tous ses métissages anciens et à venir, pour qu’il ait l’occasion ce Peuple, d’enfin se prononcer démocratiquement pour proclamer INVALIDE au Québec tout État qui, tel l’État illégitime du Canada, n’a pas ni sollicité ni obtenu pour ses Actes constituants le clair OUI démocratique plébiscitaire des Québécois,es.


Plébiscite constituant révocatoire | D’abord INVALIDER l’État ILLÉGITIME du Canada !

Comment ? En donnant l’occasion au Peuple de se prononcer sur l’État actuel ILLÉGITIME du Cda pour l’INVALIDER au Qc | Démocratie 101

Mais pour cela, il faut faire l’UNION des démocrates, par delà nos différences linguistiques, ethniques, raciales, politiques, idéologiques et culturelles. Une telle UNION ne peut se faire que sur un même essentiel COMMUN, laissant de côté l’accessoire. Et en démocratie, qu’est-ce qui est essentiel, sinon la primauté de la souveraineté démocratique constituante et politique du Peuple ? Celle qui est foulée aux pieds dans l’État illégitime actuel du Canada autocrate impérial.

Une Europe d’Amérique du Nord

Cette UNION des démocrates du Québec pourrait inspirer l’UNION des démocrates du Canada, pour que Le Peuple Souverain du Canada, lui aussi privé d’État démocratique émanant nommément de lui, se donne un État démocratique constitué pour et par Le Peuple Souverain du Canada. Pour former une Europe des Peuples d’Amérique du Nord ( voire aussi centrale ) respectant partout les Peuples des Premières nations, au Québec, au Canada, aux États-Unis, au Mexique et dans les 33 États de l’archipel des Antilles ( voire aussi dans les  7 États d’Amérique centrale ).

Une façon d’inclure le Sud au Nord de manière on ne peut plus diversifiée à la défense de la diversité raciale et culturelle de l’Humanité.

Cordialement,  Luc A.
luc-archambault.com | twitter | Instagram | vimeo | Musique : score-exchage Luc Archambault |

Documentation

Programme COMMUN d’État DÉMOCRATIQUE républicain | Résumé 1 page | Démocratie 101

 

P.S. 1

Je tiens à vous dire en terminant que je suis raciste. De Lévis comme vous, et… raciste…

En effet, j’ai un préjugé favorable aux noir,es, aux asiatiques et autres Assyrien,nes, ce qui relève de la généralisation raciste. Cela s’explique peut-être parce que je suis un artiste, un peintre, sculpteur, céramiste, graphiste, designer, etc. abreuvé depuis sa jeunesse à la source de l’art de Picasso, en quelque sorte mon maître, et maître de l’Art nègre, fasciné par la beauté hiératique du masque funéraire en or du jeune Pharaon Toutankhamon et plus généralement par l’art africain célébré par le cubisme de Picasso, mais aussi amant de la statuaire grecque ancienne et de celle de la Renaissance italienne, et j’en passe. J’aime la beauté donc, la beauté des traits du visage, du grain de la peau, du galbe des lèvres, de la statique ou du mouvement des corps humains, et ce tant dans la statuaire grecque que dans la réalité de visages et des corps africains et asiatiques qui sont très souvent d’une beauté à couper le souffle, hommes et femmes.

 Je suis raciste. J’aime les races, la diversité des races. Le fait que les sapiens aient depuis ± 200k ans réussi à s’implanter partout sur la Terre mère non sans trouver comment s’adapter à toutes les latitudes malgré le faible ensoleillement au Nord. Il a fallu que des populations modifient leur ADN pour produire moins de mélanine moire à la surface de la peau et ce, afin qu’elle ne bloque pas les rayons du soleil, de manière à ce qu’un faible rayonnement rende malgré tout possible la synthèse de la vitamine D essentielle à la vie. Créant des ADN différents des uns des autres et transmissibles génétiquement, créant des races donc, parce que des populations plus au Nord étaient isolée pendant des millénaires les unes des autres et de celles du Sud. Transformant par exemple au fils des siècles, 400 pouvant suffire, les Chinois en Japonais; les Chinois en Premières nations d’Amériques, en Incas, en Iroquois et autres Aztèques, et j’en passe.

Ce n’est pas parce que les métissages rendent difficile l’appartenance pure à telle ou telle race pure que les races n’existent pas selon d’aucun,es… mais ça, c’est une autre histoire, mais je tenais à vous le dire… je suis raciste, mais un raciste radicalement démocrate farouchement opposé au suprématisme racial, à l’inégalité raciale, à la ségrégation raciale, à la hiérarchisation raciale. Autant qu’au suprématisme patriarcaliste impérialiste machiste, qu’à la ségrégation sexuelle, et autres dérèglements masculinistes.

Je plaide autant en faveur de la protection de la bio-diversité que de la culture et raciale diversité. C’est pourquoi je suis contre la doxa de la multi-inter-culturalisation des cultures qui prend la partie pour le tout et qui applique aux parties singulière la qualité plurielle du TOUT. Ce qui le rend singulier, puisque ses parties ont toutes été rendues plurielles plus ou moins uniformément.

Cf : De l’OECOculturalisme | via DÉMOCRATIE 101

Ce qui ferait des sapiens métissé,es des êtres inadaptés à tous les climats sauf à celui de la méditerranée et au sud des États-Unis, tous bruns que nous serions. Ce qui amoindrirait la diversité de notre bagage génétique et partant de notre capacité de survie. Je plaide donc pour le développement des pays pauvres et la fin de l’impérialisme prévaricateur et contre les migrations de masses qui non seulement ne règlent pas le problème du sous-développement, mais qui l’aggrave non sans menacer la diversité raciale et culturelle de l’Humanité.

DÉMOCRATIE

Je vous entends dire d’emblée que je sous-estime les problèmes de racisme au Québec, minimisant la douleur des non-blanc,es, ce qui les mine, les accule à la marge. Je m’inscris d’avance en faux de cette interprétation tronquée du réel. Je ne minimise rien. Je comprends la douleur liée au fait d’être victime de racisme, de discrimination, de rejet, de mépris, de marginalisation et de la pauvreté qui vient avec. Ce pourquoi j’ai accordé tout le sérieux et l’attention nécessaire à la production de ce texte en réaction au noble vôtre, qui se trouve être la preuve du contraire du mépris raciste et du fait de minimiser ses affres. J’ai entendu votre douleur.

 

P.S. 2

Vous m’avez bloqué dans Twitter, je me demande bien pourquoi ?

Quelle sorte d’ouverture à l’autre qu’est cela !? J’en tremble…

EN-BlocageTwitter

En réponse à votre chronique du 20 octobre 2020

Emilie Nicolas | Comment te faire confiance avec cette arme sans me fatiguer ?

Il y a nègre et nègre. Nigger, c’est encore autre chose. Ne pas faire la différence est une fausse bonne idée.

Voilà plus de 100 ans qu’en France on manipule le bâton nègre en valorisant l’Art nègre et la négritude, jusqu’à transformer l’art occidental de façon radicale grâce à nombre d’artistes dont Picasso et ce qu’il a inventé trasnformé qu’il a été par l’Art nègre, le cubisme, et faudrait renoncer à cet avancement civilisationnel sous prétexte de l’inculture des nouvelles générations nègres anglos qui carbure au racisme anglo-mono-maniaque impérial qui refuse de voir la différence entre « nigger » et « nègre » que 100 ans de culture française ouverte à la célébration de la négritude a pu produire. Certes NON.

L’inculture qui ignore ou feint d’ignorer la célébration de la négritude et de l’Art nègre notamment en France et en Français, n’est pas un sauf-conduit pour le racisme anti-français. La culture, en soi, et d’autant plus à l’université, doit prévaloir, et non pas l’inculture.

Le bâton nègre n’est la propriété de personne, ni des nègres, ni des blancs, ni des métis, comme l’est Émilie Nicolas ( que fait-elle de ce qui est blanc en elle ? ) ; ce qui compte c’est ce que l’on fait objectivement avec le bâton nègre. Quand il est question d’expliquer l’histoire, et à plus forte raison quand il est question de magnifier l’art nègre, la négritude, la civilisation nègre, on ne saurait admettre qu’il s’agit de battre les nègres, de leur infliger une souffrance, une blessure, au contraire, il est question de les traiter comme il se doit des égaux, à civilisation digne de ce non, comme on le fait en France depuis de début du siècle dernier. Le contraire sombre dans la sauvagerie qui n’a rien à voir avec le niveau de développement des civilisations nègres, blanches et autres.

Que les populations noires anglos, ou anglicisées, victimes du syndrome de Stockholm en soient venues à s’en prendre si méchamment au Québec français et à l’emploi différent du mot nègre dans la langue et la culture française relève de l’inculte aveuglement raciste anglo-mono-maniaque. Il serait temps de s’en rendre compte et de faire la part des choses.

 

À propos de Luc Archambault

Artiste et citoyen

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