DÉMOCRATIE 105 | oecologie

 

DÉMOCRATIE 105 | démocratisation de la responsabilité œcologique

D-Oecologie105-03

Les Titres

Il est question ici de démocratiser toutes les décisions prises ou qui ne sont pas prises en ce qui concerne l’activité humaine qui produit des impacts sur les écosystèmes naturels de la planète terre, voire aussi, l’activité humaine qui a cours dans l’espace et sur d’autres planètes du système solaire qui est le nôtre ; à savoir, toutes les décisions prises ou pas et qui se trouvent à affecter directement ou indirectement la nature et ses équilibres écosystémiques. Un très grand nombre de décisions sont prises par-dessus la tête démocratique du Peuple, sans qu’il ait été consulté, et qui affectent les écosystèmes terrestre et spatial, et notre relation avec la nature ( dont nous sommes partie intégrante ), ce qui nie la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple ( des peuples ).

Il est question de faire l’inventaire de ce qui est fait et de ce qui pourrait être fait pour démocratiser les prises de décisions œcosystémiques étatiques et entrepreneuriales afin de rédiger les Actes constituants de la responsabilité œcologique du Peuple devant être parties des Actes constituants de l’État du Peuple [ des États des Peuples ].

La tendance est lourde, complexe, extrêmement difficile à infléchir. Toute tentative de modifier le cours des choses se heurte à une force d’inertie colossale. L’ampleur de la force d’inertie qui bloque la régulation de l’activité humaine œco-irresponsable est directement proportionnelle à l’ampleur des dispositifs culturels mis en place depuis ± 6 000 ans et qui ont mené à la situation qui est la nôtre. Les sapiens dominés par la nature, sont parvenu,es en moins de ± 6 000 ans, à développer tout ce qu’il faut pour menacer la nature, du seul fait de vivre et de produire et consommer ce qu’engage le fait de simplement vivre : se nourrir, dormir, travailler, se distraire, s’instruire et s’éduquer, se transporter pour vivre, manger, dormir et travailler… pour vivre.  Chacun est interpelé, mais ce que chacun peut produire pour modifier le cours de la tendance actuelle est vain s’il n’est pas question du collectif sapiens dont nous sommes toutes et tous parties intégrantes.

La donne est éminemment culturelle. Il faut agir sur la culture donc. Sur celle qui a structuré l’activité sapienne actuellement en mesure aujourd’hui de menacer les œcosystèmes naturels terrestres au point de menacer la pérennité de la vie sapienne et animale sur terre, du seul faut de vivre. Il faut questionner donc, jusqu’à notre manière de vivre, personnellement mais surtout, collectivement. L’œcoumène culturel démocratique est directement concernée. La démocratie est-elle en mesure de participer utilement au renversement paradigmatique culturel devant engager la modification de l’activité humaine nécessaire pour empêcher la tendance œco-irresponsable de se maintenir ? Qu’est-ce qui dans la culture sapienne ( dans les cultures sapiennes ), a structuré et structure toujours une activité humaine œco-irresponsable ? Une question cruciale si nous voulons agir sur les causes, voire, sur la cause des causes qui a pour effet de menacer la vie sur terre. Cf : Le Giga-Bang culturel sapiens ou Le choc sexuel géniteur de l’idée de dieu.

Ce nouvel arrimage radicalement démocratique que nous pourrions mettre de l’avant en tant œcologistes, permet de faire en sorte que Le Peuple ( que chaque Peuple ), se rapproprie son pouvoir décisionnel Souverain constituant RESPONSABLE de ce qui se passe sur SON territoire national en matière d’agression contre l’oecosystème naturel, dont il est partie intégrante, du seul fait de développer une activité humaine irresponsable, du seul fait de vivre, du moins, comme nous le faisons actuellement, si rien n’est fait pour vivre autrement, ce qui menace la survie même de notre espèce et la survie de la plupart des espèces animales, notamment en menaçant le climat de manière bientôt irréversible.

Il en va de la démocratisation du Politique ( de l’État démocratique du Peuple ), comme de la démocratisation de la culture des Peuples ; comme de la démocratisation de l’œconomie du Peuple ( des Peuples ) ; comme de la démocratisation de la responsabilité œcologique du Peuple ( des Peuples ). Ce qui s’est fait depuis un peu plus de 200 ans en matière de démocratie politique, se heurte partout sur la terre à la mainmise de ce qu’il est convenu d’appeler le 1% qui a trouvé comment contrôler nos dispositifs démocratiques et les mettre à sa botte. Il est donc question pour les démocrates de refonder la démocratie politique, comme s’y emploient toutes sortes de personnes et d’organisations ici en Amérique du Nord avec par exemple le mouvement du 99%, ailleurs en France avec Mouvement pour la 6e République ( autour de Jean-Luc Mélanchon ) et avec un certain Étienne Chouard ( Plan C – Constitution citoyenne ), sans parler de ce qui se passe en Grèce avec l’élection d’Alexis Tsipras de la « gauche radicale » SYRIZA (Wikipédia).

Il est question de remettre sur le métier l’ouvrage constituant des États des peuples ; question de rédiger une nouvelle version démocratique des Actes constituants de l’État. Ce dont il est question ici, c’est d’intégrer à ces futurs Actes constituants politiques, les Actes constituants de la Culture ( pour protéger la diversité culturelle de l’Humanité ), les Actes constituants de l’œconomie  et ceux de l’œcologie, de manières à ce que les gouvernements soient désormais gouvernés non plus par leurs agendas partisans électoralistes respectifs, non plus par les lobbies en tous genres, pas davantage par la corruption universelle, mais par ce que DÉCIDENT d’endosser les Peuples autant en matière politique étatique, qu’en matières culturelles, œconomiques et œcosystémiques. Tout ça formant un tout radicalement démocratique qui change la donne.

Il n’est dès lors plus question pour les oecologistes de se contenter de faire pression sur les gouvernements, sur l’opinion publique, mais de donner au Peuple Souverain lui-même, l’occasion de se poser dans l’État en tant que seule Autorité démocratique suprême capable d’AGIR dans l’État non plus seulement en tant que spectateur impuissant, mais en tant qu’acteur RESPONSABLE.

La rédaction des Actes constituants de la responsabilité œcologique, du seul fait de présenter les choses de cette manière, fait en sorte qu’il n’y a plus de séparation, de coupure entre l’engagement politique démocratique et l’engagement œcologiste. Les œcologistes, se trouvent à être partie prenante d’un grand chantier démocratique global. Ce qui était diffus se trouve dès lors parfaitement limpide et clair.

Le Peuple est interpelé d’une autre manière parce que nous mettons dès lors de l’avant sa puissance constituante démocratique, non pas son impuissance aux prises avec le bon plaisir des gouvernements et les entreprises qu’on lui demande d’interpeller. Avec lui, de manière indépendante de toute sujétion, nous rédigeons les Actes constituants de sa responsabilité œcologique et celle de tout État démocratique digne de ce nom. C’est concret, efficace, et de nature à produire des résultats tangibles. Il n’est plus question de quêter l’attention des gouvernements, que les supplier d’agir, il est question de les obliger à se gouverner en conséquence de ce que Le Peuple détermine en matière de gouvernance œcologique RESPONSABLE.

En somme, il est question de démocratiser non seulement l’État, mais les missions de l’État. Question de prévoir donner l’occasion historique au Peuple ( aux Peuples ), de DÉTERMINER selon son bon plaisir souverain, ce qui doit désormais gouverner les gouvernements en matière de développement responsable.

Quels seraient les dispositions de tels Actes constituants de la responsabilité œcologique ?

Toute la question est là. Le fait de se poser la question en ces termes engage une action directe à nulle autre pareille. Il n’est plus question de réagir à la pièce, au hasard des engouements du moment ou celui d’une crise succédant à une autre. Chaque œcologiste ( chaque organisation œcologiste ) doit dès lors se poser des questions existentielles structurantes qui donnent sens à chaque combat circonstanciel, tout en le situant dans un grand ensemble constituant radicalement démocratique et engageant ; faisant le pont avec des organisations préoccupées par le Politique, ou par la culture, ce qui permet à toutes et tous de sentir qu’il,elles participent ENSEMBLE à un grand œuvre démocratique structurant congruent.

  • Les Actes constituants de la responsabilité œcologique du Peuple
    ( protection des écosystèmes terrestres biologiques, minéraux et fossiles )

    • Le préambule |  l’activité humaine est soumise à la primauté démocratique de la souveraineté du Peuple ;
      Le choc climatique est le résultat de ce que produit l’activité humaine. Celle qui en moins de 6 000 ans a  transformé du tout au tout l’activité sapienne qui, pendant ±190 000 ans, n’a pas menacé les œcosystèmes terrestres.
      Cf : Le Giga-Bang culturel sapiens ou Le choc sexuel géniteur de l’idée de dieu
      Si rien n’est fait pour réguler l’activité humaine en fonction de l’intégrité des écosystèmes naturels terrestres – et si la tendance se maintient  – un seuil critique irréversible sera atteint, et rien ne pourra plus empêcher le réchauffement climatique et donc empêcher les dérèglements œcosystémiques qui pourront dès lors, à loisir, menacer jusqu’à l’existence même de la vie sapienne et animale sur terre.
      Il y a urgence.
    • Charte du développement responsable œcologiste du Peuple ;
      Il est question ici de commencer la rédaction d’une telle charte ;

     

Green peace ! Paix verte !?

Ce n’est plus donc tant de paix dont il est question ici ( comme il a été question dans les années 1970 pour les fondateurs de Greenpeace, pour s’opposer aux essais nucléaires aux États-Unis consubstantiels de la soi-disant menace communiste en pleine guerre froide ), mais de DÉMOCRATIE verte… de VERTE démocratie… de refondation de nos États soi-disant démocratiques irresponsables par Le Peuple, pour Le Peuple, pour que les Peuples déterminent eux-mêmes, ce qui doit désormais gouverner les gouvernements qui gouvernent Le Peuple.

Ce ne sont plus les essais nucléaires qui sont la plus grande menace à la planète, mais l’ensemble de l’activité humaine telle que structurée par les cultures sapiennes patriarcalistes inégalitaires autocrates et impérialistes depuis plus ou moins 6 000 ans. Il faut donc agir de manière concertée autant sur le politique, que la culture, autant sur l’oeconomie que sur l’oecologie.

Ce que permet de faire une démarche radicalement démocratique fondée sur la rédaction des Actes constituants du Politique, de la culture, de l’œconomie et de l’œcologie.

VerteDÉMOCRATIE-01-4466

 

 

paris-18-mars-2015-pollution-particules-fines

Paris, le 18 mars 2015. La capitale connaît un épisode de pollution aux particules fines. – FRANCK FIFE / AFP

Paris: L’air à nouveau pollué aux particules fines | 20minutes.fr

… que des mesures palliatives ! La planète réduite aux soins palliatifs de fin de vie !?
Endormir la douleur d’ici à ce que la mort survienne !?
Que ça !? Vraiment !?

Documentation

Le caPAIRtalisme !  Ou l’œ|comunisme !?

Michel Bauwens : « Quand survient le chaos, il faut déjà avoir les solutions » L’Obs / RUE89 | 2015 04 06 |

Les éditions Les Liens qui libèrent publient un livre d’entretiens – « Sauver le monde » (mars 2015) – où Bauwens rassemble les idées qu’il a travaillées et tenté de diffuser ces dernières années. Nous avons profité de sa venue à Paris pour le rencontrer.

Le pair@pair !?

C’est une dynamique sociale qui fait que les gens peuvent aujourd’hui communiquer sans permission et s’auto-organiser pour créer des communs. Pour qu’il y ait du vrai pair-à-pair, il faut un objet en commun. Dans Facebook ou YouTube, il n’y a pas de commun, ce sont des individus qui échangent. Mais quand on fait Linux, Wikipédia ou Arduino, il y a création d’un objet social en commun. Pour moi, c’est ça le vrai pair-à-pair. AirBnb, c’est un marché distribué, mais ça reste un marché, il n’y a pas de création de commun.

Et qu’est-ce que serait une « société pair-à-pair » ?

Ce n’est pas une société où il n’y a que du pair-à-pair, mais dont le centre de gravité est le pair-à-pair. Aujourd’hui, les idéologies dominantes disent que la valeur est créée par des personnes privées. Par le travail (les travailleurs) si on est de gauche, par le capital (les entrepreneurs) si on est de droite. Dans la relation de marché, comme on ne regarde que son avantage mutuel, on ignore les externalités et l’Etat impose de l’extérieur la discipline sur les acteurs. Ça ne marche plus très bien mais ça reste l’idée majoritaire. La société civile n’existe pas. Regardez dans la langue : on dit « organisation non-gouvernementale », « organisation non-profit »… La définition est uniquement négative.

Mais en micro-économie, il existe déjà un nouveau système où des communautés de contributeurs créent du commun, un système donc où des citoyens qui contribuent au bien commun créent de la valeur. Le centre de gravité est là. Autour du commun qui est abondant – parce que son coût marginal est nul –, existent des services à valeur ajoutée pour le marché. Aujourd’hui, ils sont exploités la plupart du temps sur le mode capitaliste classique, mais on peut faire autrement. Car les personnes qui créent le commun peuvent aussi créer leurs propres entités économiques éthiques – des coopératives ouvertes, par exemple – qui sont en convergence avec le commun et permettent au commun de se reproduire et de garder la plus-value dans la sphère du commun.

Dans ce système, on voit un retournement. Il y a toujours un marché, mais il est périphérique par rapport au commun. Une société pair-à-pair consiste donc, au niveau macro-économique, en une société civile où le citoyen contribue systématiquement à créer du bien commun, où une économie éthique existe autour de ces communs – pour créer une économie, une vie et une survie –, et où un Etat-partenaire facilite l’autonomie individuelle et sociale.

Il y a un bon exemple à Bologne, The Bologna Regulation for the Care and Regeneration of Urban Commons, qui permet à des collectifs citoyens de proposer des améliorations du quartier : il y a donc une évaluation, puis une négociation entre la ville et les citoyens pour réaliser les projets. C’est un modèle très différent d’aujourd’hui. L’Etat devient alors un facilitateur qui rend possibles les initiatives. Ce n’est plus un Etat qui délivre des services à des citoyens consommateurs.

 

Le Devoir | 2015 04 17 | Flavie Halais | L’utopie romantique des «startups» américaines

Les termes « économie du partage », « consommation collaborative » et « économie collaborative » sont tous apparus au cours des années 2000, alors que s’effectuait une prise de conscience quant aux dommages sociaux et environnementaux causés par le modèle de consommation occidental. Parallèlement, les technologies numériques favorisent l’émergence de marchés pair-à-pair facilitant les transactions entre individus, notamment grâce à des systèmes de réputation permettant d’assurer la qualité des biens vendus ou échangés.

[...]

Avec le temps, cette « nouvelle » économie finit par se confondre avec la « vieille » économie tant décriée. Ainsi, Zipcar, l’équivalent américain de notre Communauto, a été achetée par le locateur de voitures Avis en 2013 ; des chambres d’hôtel sont maintenant disponibles sur Airbnb ; et Uber est adoptée massivement par des chauffeurs de taxi traditionnels. Ces quelques exemples démontrent que si ces startups et autres entreprises des technologies numériques peuvent contribuer à favoriser le partage des ressources et la justice sociale, elles ne peuvent le faire sans être encadrées par des politiques publiques et une planification urbaine éclairée. Le mouvement du partage n’est pas seulement économique — il est aussi politique.

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