DÉMOCRATIE 101 | culture

 

La démocratie culturelle | l’état des lieux |

| la souveraineté culturelle des peuples |

| la défense de la diversité culturelle de l’Humanité |

Les titres

Culture-Cariatides-T-1

La DÉMOCRATIE est un fait de culture. Un fait de culture politique qui participe de la diversité culturelle de l’Humanité. Une diversité qui repose sur le vécu historique des Peuples formés dans l’espace-temps des collectivités du genre Homo depuis plus de 2,4M d’années et du vécu sapiens depuis plus de ± 200 000 ans ( ± 160 000 hors d’Afrique ). La démocratie contemporaine ne s’est incarnée dans le vécu des cultures sapiennes que récemment, à la faveur des révolutions états-unienne et française, il y a un peu plus de 200 ans, après ± 6 000 ans de culture patriarcaliste autocrate inégalitaire. Ce n’est pas en moins de 200 ans que peut s’opérer un si grand renversement paradigmatique culturel, ce pourquoi la démocratisation du politique, de la culture et de l’œconomie est un grand oeuvre civilisationnel en perpétuelle construction. À l’échelle d’une vie humaine, les piétinements semble désespérant, mais à l’échelle de l’Histoire sapienne comptant ± 200 000 ans d’âge, c’est autre chose. 

Pas étonnant donc que nos sociétés contemporaines soient traversées par tant d’antagonismes, par tant de débats portant sur tout ce qu’engage une telle transsubstantiation culturelle ; pétrie et malmenées par tant de retours de vague machistes anti-féministes, tant de réifications du religieux intégriste, tant de luttes entre ce qu’il est convenu d’appeler le 1% et le 99%.

Tout ça relève de telle culture sapienne dont nous sommes les héritier,ières et qui est partie consubstantielle de ce que chacun,e nous sommes ; qui est partie intégrante de la culture singulière qui est la nôtre en tant que partie de la culture d’un Peuple, d’une civilisation – différente d’une autre.

Nature / culture

La culture – par opposition à la nature – est tout ce qui est produit par les personnes et les collectivités animales et sapiennes et qui relève de l’acquis ; de ce qui s’acquiert par l’expérience, par l’imitation et par l’œducation ; un tout qui est transmissible de génération en génération. La culture d’un Peuple, d’une civilisation, d’un groupe humain, d’une tribu, inclut donc non pas seulement les arts, mais aussi les moeurs, la langue, le Politique, l’œconomie ( production, distribution, commerce, finance ), les techniques, la science, les usages, les pratiques, les croyances, les rites, les religions, et la plupart de nos comportements privés/intimes et publics/collectifs.

Documentation :
Nature et culture | asp | assistance scolaire personnalisée

Nature et culture. Synthèse | www.ac-grenoble.fr/PhiloSophie/

Culture VS nature

Il s’avère que l’activité humaine moderne et ce qu’elle a produit et produit, non seulement menace la bio-diversité mais aussi la cultur-diversité sapienne. Les langues disparaissent, les cultures sont menacées par la pression des migrations et la mondialisation des outils de communications contemporains, et aussi grâce à ce qu’engendre la doxa de la standardisation de la multi-inter-culturalisation des cultures.

La culture de la croissance sans fin menace la nature, menace donc aussi l’être naturel que nous sommes. Il faut comprendre comment et jusqu’à quel point la culture menace aujourd’hui la nature, pour pouvoir établir avec elle un modus vivendi respectant la nature. Le développement responsable est désormais la seule issue possible, tôt ou tard il devra s’imposer, à moins d’accepter que le vivant ne disparaisse prématurément de la surface de la planète.

Par ailleurs, autant on convient qu’il faut parvenir à censurer, limiter, voire contrôler l’activité humaine en matière de protection de l’éco-système biologique, géographique et climatique de la planète, autant il faut pareillement convenir qu’il faut gérer l’activité humaine qui se trouve consciemment ou non à menacer la cultur-diversité sapienne de par l’ampleur mal régulée de flux migratoires post-coloniaux, économiques et culturels ( provoqués notamment par l’impérialisme politique, économique et culturel occidental qui a monopolisé et qui monopolise toujours les ressources naturelles, humaines, culturelles, médiatiques, économiques et financières de la planète ).

Il faut réguler l’activité humaine liée à ces flux migratoires afin de protéger les différentes cultures qui les subissent afin que s’opère l’intégration et non pas la multi-inter-culturalisation des cultures.

Culture VS culture(s)

Il n’y a de DÉMOCRATIE culturelle que si – et seulement si – Les Peuples Souverains de cette planète ont prise sur leur souveraineté politique, économique et culturelle, que si – et seulement si – ces Peuples se donnent ensemble les moyens de protéger leurs différentes cultures. Les cultures dominantes devant prendre conscience de l’effet délétère assimilateur de leur hégémonie sur les autres cultures. Les cultures minoritaires, devant prendre conscience de l’effet funeste que peut représenter l’attrait pour une culture dominante.

Le TOUT culturel sapiens est multiple. Il l’est parce que ses parties sont encore distinctes, malgré l’effacement de ces distinctions engendré par la modernité depuis plus ou moins cinq siècles. Si on applique aux parties la qualité plurielle du TOUT culturel humain, le TOUT devient singulier puisque toutes les parties sont uniformément plurielle, métissée, donc, dépouillées de ce qui les distinguaient. ( Cf : De l’œco-culturalisme | Pour en finir avec la norme de la multi-inter-culturalisation des cultures )

La déterritorialisation des cultures ne peut que les faire disparaître. Les cultures sapiennes sont concrètement territoriales, chacune intimement ancrée dans un territoire donné, héritière de milliers d’années de vécu sapiens sur ce territoire là, et pas un autre. Les flux migratoires de plus en plus imposants créent des pressions qui peuvent menacer la diversité culturelle de l’Humanité, pour peu qu’ils menacent la capacité pour les cultures de les intégrer ces flux, comme cela se fait depuis la nuit des temps, exceptions faites des invasions qui ont détruit des cultures, génocides à la clé ( cf: génocides des Mayas, Aztèques et Incas, en Amérique du Sud et autres, ailleurs en Amérique centrale et du Nord, etc. ).

La primauté démocratique de la souveraineté politique et culturelle des Peuples est garante de la protection de la cultur-diversité. Mais cela passe par l’effectivité de la démocratie politique, et se consolide par la démocratie œconomique et sociale.

La démocratie politique | État des lieux 101 | l’@ venir : DÉMOCRATIE 102 |
l’État | les Actes constituants de l’État |

La démocratie culturelle | États des lieux 101 | l’@ venir : DÉMOCRATIE 103 |
la souveraineté culturelle des peuples | défense de la diversité culturelle de l’Humanité

La démocratie économique | l’@ venir : DÉMOCRATIE 104 |
le déficit démocratique économique |
l’emprise de la minorité ploutocrate apatride multinationalisée dite du 1% |

La démocratie sociétale | @ venir
la démocratie dans les organisations civiles

La démocratisation de la culture des Peuples souverains de la planète bleue, passe par la protection de la diversité culturelles de l’Humanité. Il faudra donc questionner le standard de la multi-inter-culturalisation des cultures. Il en va de l’accès à l’altérité. Si l’uniformisation de la multi-inter-culturalisation des cultures s’impose, toute altérité cesse d’avoir quelqu’ancrage tangible que ce soit. Il n’y a d’altérité culturelle et raciale que si on peut avoir accès à telle ou telle culture qui n’aura pas été multi-inter-culturalisée.

La nature de nos cultures sapiennes contemporaines

Mais en amont, pour comprendre ce qu’est la DÉMOCRATIE, ce que sont les cultures égalitaristes – par opposition aux cultures plus ou moins patriacalistes AUTOCRATES et inégalitaristes qui se sont édifiées partout sur la terre depuis ± 6 000 ans AP – peut-être faut-il comprendre que les cultures sapiennes n’ont pas été de tout temps inégalitaires, autocrates et patriarcalistes. Il y a eu en effet une histoire avant l’Histoire que nous connaissons. La pré-histoire a son histoire.

Avant le développement des civilisations que nous connaissons, celles qui se sont édifiées après la domestication du loup et d’autres animaux domestiques qui a permis ensuite la sédentarisation de populations sapiennes sémites – notamment dans le Croissant fertile – les cultures sapiennes se sont développées pendant ± 190 000 ans, en tant qu’héritier,ères de ce qu’avaient développé les cultures antérieures des autres espèces du genre Homo et ce, depuis plus de 2M d’années.

Il faut aussi comprendre comment s’est développée à diversité raciale et culturelle de l’Humanité. Comprendre pourquoi, après ± 190 000 ans se sont métamorphosées radicalement les cultures sapiennes au point de leur faire faire en moins de 6 000 ans ; un bon en avant qui nous a mené des cavernes à la Lune ; de l’empreinte écologique zéro à celle qui maintenant menace le climat ; de la société agnostique à l’État théocratique… Un Giga-bang culturel sans précédent s’est produit il y a moins de 10 000 ans. Qu’est-ce donc qui l’a provoqué ? Qu’est-ce qui a provoqué la sédentarisation des sapiens, et ce qui s’en est suivi ?

L’une des réponses possible à cette question est l’accès nouveau à la logoparturicoïtincidence [ coïdence ] ( le fait de connaître le lien de cause à effet entre coït et parturition sapienne et animale ). Et, ce serait la domestication fortuite du loup qui aurait provoqué l’accès à cette Connaissance nouvelle, une épiphanie historique. ( cf : Le Giga-Bang culturel sapiens, ou Le Choc sexuel géniteur de l’idée de «Dieu» ). Cette nouvelle connaissance a transformé du tout au tout les cultures sapiennes n’ayant jusque-là pas compris que les mâles y étaient pour quelque chose dans la grossesse des femelles et des femmes et dans la naissance de leur rejetons. Elles ne tenaient donc pas compte de la paternité et de tout ce qui a été inventé ensuite pour incarner de manière concrète dans les cultures sapiennes cette connaissance abstraite nouvelle accessible seulement en maximisant nos capacités sapiennes de faire des déductions et de manipuler des quantités sans cesse croissantes de données abstraites de plus en plus abstraites. À force d’essais erreurs multiples, on a expérimenté différents dispositifs qui ont produit à terme les cultures que nous connaissons aujourd’hui et qui nous semble avoir été des nôtres de tout temps, jusqu’à oublier que les cultures sapiennes ont pu exister pendant  ± 190 000 ans sans avoir accès à la coïdence, et sans être structurées par elle.

Les composantes des cultures sapiennes

Culture dite populaire VS culture savante

Il y a ± 6 000 ans, les cultures sapiennes ne comptaient qu’un nombre de Connaissances, à nos yeux, très limité ; des Connaissances limitées accessibles pour cela, à tout membre d’une communauté sapienne, un tout aisément transmissibles par l’imitation et la tradition orale. Mais après la domestication du loup qui a donné accès à la coïdence qui a permis ensuite la domestication d’autres animaux rendant possible la constitution de troupeaux qui rendait inutiles les migrations pour suivre leur transhumance ( migration périodique d’une part du bétail ) ; après que la sédentarisation et l’agriculture eurent provoqué un essor démographique sans précédent ; après que se soit incarné dans les cultures sapiennes la Connaissance du rôle du mâle dans la reproduction animale et sapienne ( coïdence ) ; après que les religions soit parvenues à structurer la culture patriarcaliste consubstantielle de la coïdence que nous connaissons ; après que l’écriture fut inventé pour concrétiser les abstractions de plus en plus nombreuses devant structurer désormais les cultures patriarcalistes autocratiques inégalitaires que nous connaissons ( abrahamiques et monothéistes s’étant imposées sur les autres en tant qu’aboutissement ultime soit disant universels [catholiques] ) ; après que l’accroissement exponentiel des Connaissances techniques et scientifiques eut provoqué la spécialisation des tâches dans la Cité ( agriculture, élevage, architecture, administration, gouvernance, etc. ), se sont développées des cultures savantes de plus en plus complexes et sophistiquées, de plus en plus inaccessibles au « commun ». Se sont donc constituées – de différentes manières selon les âges et les cultures – des élites cléricales, techniques, scientifiques, industrieuses, politiques et financières essentiellement plus ou moins autocratiques, inégalitaristes et patriarcalistes ( l’Athènes démocratique n’y échappant que très partiellement ; certaines cultures matrilinéaires égalitaristes survivant [ notamment en Amérique du Nord ] à l’extermination par les cultures patriarcalistes impérialistes ) ; du moins dans le Croissant fertile et plus tard en Occident.

La démocratisation de la culture

En même temps que se démocratisait les cultures politiques des peuples depuis les Révolutions états-uniennes et françaises, se sont démocratisées peu à peu les cultures savantes, notamment grâce à la généralisation de l’instruction et de l’éducation. Savoir, ne serait-ce que lire et écrire, n’était dès lors plus que la seule prérogative des clercs et des aristocrates.

Se posent encore aujourd’hui de nombreux problèmes liés à la démocratisation de la culture savante. Notamment quand il est question d’accès aux hautes études et à l’université. La gratuité scolaire et universitaire est un enjeu partout dans toutes les cultures. Mais aussi, la démocratisation des arts savants. Il n’y DÉMOCRATIE politique que si la culture est démocratisée, et il n’y a de démocratisation culturelle et politique que si l’oeconomie est démocratisée.

Vers la démocratisation de la culture | l’@ venir | DÉMOCRATIE 103

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