DÉMOCRATIE 104 | démocratiser l’oeconomie

 

D-Économie-104-01

 

DÉMOCRATIE 104 | les projets | dans l‘ordre de l’œconomie

Les Titres


Démocratiser l’œconomie

Vers la DÉMOCRATISATION d’une œconomie responsable ( œcologique )

œconomie comme dans œcoumène 
Du grec ancien οἰκουμένη (γῆ) « (terre) habitée ». Le terme οἰκουμένη est le féminin de οἰκούμενος, participe moyen/passif imperfectif du verbe οἰκέω/ῶ « habiter », lui-même dérivé de οἶκος « maison ».

Ensemble des terres exploitées par les sapiens. | Wiktionaire | Écoumène Wikipédia | v

Économie

Emprunté au latin oeconomia, lui-même emprunté au grec ancien οἰκονομία, oikonomía (« gestion de la maison ») formé des mots οἶκος, oîkos (« maison ») et νόμος, nómos (« loi »). | Wiktionnaire |

Par extension, l’œconomie est l’ensemble de l’activité sapienne qui « exploite » la planète Terre habitée par les sapiens ( œcoumène ) [ activité sapienne qui se trouve à menacer l’œcosystème terrestre de par sa gestion empirique erratique et irresponsable ] ; [ il y a urgence climatique de rectifier le tir ] ;

  • ce qui structure cette « exploitation » agricole, sylvicole, marine, minière, fossile, aérienne, etc. ;
  • ce qui découle de cette « exploitation » qui attribue une(des) valeur(s) abstraite(s) ( monnaie scripturale et fiduciaire ) à cette « exploitation » concrète qui se trouve à produire « des richesses » accumulées, échangées, [ achat/vente ] ( propriété privée/publique ) ; monnaies ; actions, finances, argent dette, fiscalité des personnes et entreprises [ évitement fiscal ], etc. ).

Ce que la démocratie moderne a pu engager en termes de démocratisation de l’État depuis plus de 200 ans est limité encore et toujours aujourd’hui,  par le fait que ce qui structure l’œconomie échappe au pouvoir Souverain du Peuple, en tant que système distinct autonome, échappant ( devant échapper !? ) au politique et à toute espèce de contrôle autre que les lois du « marché » ( deux ex machina, main invisible ). Ce qui donne carte blanche au pouvoir abusif de nos ploutocraties apatrides contemporaines qui contrôlent de manière autocratique toute l’œconomie, et partant, l’ensemble du politique et de la culture ( des cultures ) des peuples. 

Si Athènes a donné son nom à la démo-cratie politique ( le pouvoir du Peuple / Le Peuple au pouvoir ), la Grèce se trouve aujourd’hui aux premières loges de la démocratisation de l’œconomie. Hasard ou synchronicité !? Reste qu’il est indéniablement emblématique que ce qui se passe actuellement en Grèce annonce avec l’élection d’Alexis Tsipras de la « gauche radicale » SYRIZA (Wikipédia), ce qui devrait être, ce qui sera la prochaine bataille à mener pour démocratiser l’économie, à même le bras de fer qui se joue actuellement entre d’une part la ploutocratie qui domine les institutions démocratiques européennes et d’autre part, Le Peuple Souverain de Grèce, dignement représenté pour le moment par SYRIZA. Cf : Le Monde Économie | 2015 02 17 | La Grèce tient tête à l’Eurogroupe et annonce la mise au vote de mesures sociales.

Cf :

La Grèce | Petit guide sur les idées reçues  |

2015 04 05  Grèce : comment Tsipras a renversé la situation, par Romaric Godin. www.les-crises.fr
« En agissant avec prudence et détermination, Alexis Tsipras a su contourner la stratégie du “noeud coulant” des Européens. Désormais, la pression est de nouveau sur Angela Merkel. »

En somme, ce dont il sera question en ces pages, c’est qu’après avoir démocratisé Le Politique, nous ne pourrons faire l’économie de la démocratisation de l’œconomie, de la Finance, de la Monnaie, du Marché, @ défaut, nous ne pourrons jamais avoir accès à la DÉMOCRATIE ni économique, ni politique, car, il n’y a pas une telle chose qu’une démocratie politique hors la démocratie économique et culturelle ; d’autant qu’il n’y a pas une telle chose qu’une démocratie politique, économique et culturelle qu’œcologiquement responsable, à défaut, si la tendance se maintient, l’activité humaine produira à partir d’un certain seuil, un dérèglement climatique irréversiblement délétère détruisant toute possibilité de vie sapienne sur terre, du moins telle que l’Humanité l’a connue depuis 200 000 ans.

On ne pourra pas libérer la démocratie politique de l’emprise autocrate des ploutocraties multi-nationalisées de ce monde sans démocratiser l’œconomie elle-même. Cette démocratisation, après l’échec communiste, l’impuissance socialiste, doit pouvoir se faire à même ce que nous ont appris les expérimentations politiques. Les États autocratiques ont pu se démocratiser grâce à la lente mise en place d’État de droits démocratiques de par la rédaction et l’adoption d’Actes constituants politiques validés par Le Peuple. Un grand oeuvre en perpétuelle construction.


Actes constituants de la DÉMOCRATIE 104 | vers la démocratisation de l’œconomie responsable ( éthique, égalitaire, œcologique )

Il question, dans ce grand chantier démocratique visant à démocratiser l’œconomie, de faire pour elle, ce qui a été engagé depuis 200 ans en matière de DÉMOCRATIE politique, à savoir, faire en sorte que l’État du Peuple émane du Peuple ; faire en sorte qu’il soit contrôlé par Le Peuple, pour que ce qui contrôle les gouvernements, qui gouvernent Le Peuple, soit contrôlé ni par le gouvernement, ni par les élue,es du Peuple, ni par personne d’autre que Le Peuple lui même.

Ce qui en démocratie contrôle et gouverne le gouvernement du Peuple, l’État du Peuple, les institutions de l’État Peuple, la Justice du Peuple, les tribunaux du Peuple, les Lois du Peuple, ce sont les Actes constituants de l’État du Peuple nommément validés par Le Peuple, jamais aussi clairement et directement que par référendum, comme en Australie depuis 1901, en Islande depuis 1918, etc. ( Cf Liste des États disposants d’Actes constituants validés par Le Peuple ).

Ce qui constitue l’œconomie ( ses Actes constituants ) ce sont les règles en vigueur concernant par exemple, la création et circulation de monnaies, les lois sur la propriété privée, sur les compagnies et entreprises, les accords commerciaux, ce qui régule ou ne régule pas la « loi du marché », l’offre et la demande, l’investissement ou désinvestissement des États et des entreprises, les règles prévalant en matière de gestion des dettes nationales, toutes choses disparates et dispersées qui ne sont essentiellement que très partiellement et indirectement contrôlées par Le Peuple. Quand donc Le Peuple a-t-il été nommément consulté pour déterminer la manière dont se crée la monnaie, se déterminent les accords commerciaux, se financent ou pas, les investissements industriels ? Jamais. L’essentiel des décisions sont prises ( ou pas ) par les entreprises multinationalisées, par les financiers, par les économistes, au hasard des opportunités et opportunismes qui échappent à tout contrôle conscient du Peuple, dès lors placé devant des faits accomplis.

Les Actes constituants politiques des États limitent à plus simple expression ce qui relève de l’Ordre œconomique, pour ne pas que Le Peuple à qui l’on soumet de tels Actes constituants politiques, soit en mesure de déterminer lui-même ce qui pourrait s’accorder à son bon plaisir souverain constituant en matière œconomique. L’essentiel des décisions œconomiques sont prises par ce qu’il est convenu d’appeler le 1% qui aurait, lui, soi-disant, les Connaissances suffisantes pour gouverner l’œconomie du Peuple, à sa place. Les autocrates ont prétendu la même chose quant au Politique quand les démocrates des Lumières ont parlé de démocratiser l’État. La réplique des autocrates : Le Peuple est trop idiot ( manque de Connaissance ) pour se gouverner lui-même, ce pourquoi il lui faut des élites éclairées pour le faire à sa place. Le postulat démocrate affirme le contraire : Le Peuple ( élites comprises ) dispose de tout ce qu’il faut de Connaissance pour se gouverner lui-même.

Il faudra donc s’occuper d’identifier et de rassembler les différentes composantes éparses de ce qui constitue l’œconomie ( ses Actes constituants ) en terme de finance, d’offre et de demande, de monnaie, etc., pour ensuite en disposer de manière à ce que leurs différents dispositifs contrôlés jusqu’à maintenant par la minorité activiste ploutocratique dite du 1%, soit contrôlé à partir de désormais par Le Peuple ; soit contrôlé démocratiquement par Le Peuple, du seul fait pour lui d’avoir l’occasion de se prononcer sur le contenu de tels Actes constituants de SON œconomie.

Ce qui permettra au Peuple, de pourvoir disposer désormais d‘Actes constituants de l’œconomie nommément validés par Le Peuple Souverain ( par les Peuples Souverains ), et devant gouverner les gouvernements qui gouvernent Le Peuple ; devant encadrer l’action des gouvernements qui gouvernent Le Peuple et l’œconomie du Peuple.

Un grand-oeuvre constituant à mettre en chantier dans les organisations citoyennes et politiques DÉMOCRATIQUES ; un grand chantier à mener concomitamment à celui qui doit être mené en matière de DÉMOCRATIE POLITIQUE et CULTURELLE. 

  • Les Actes constituants de l’œconomie du Peuple | une œconomie responable
    ( monnaie, finance, banques, production, services, commerce, accords et traités commerciaux, espaces communs, etc. )
    • Le préambule | la proclamation de la primauté des principes démocratiques œconomiques

      • L’œconomie est au service du Peuple ;
      • Primauté de la souveraineté du Peuple sur SON œconomie, celle ayant cours sur SON territoire national ;
        • Le Peuple, l’État du Peuple, les élu,es du Peuple déterminent la nature de ce que peut et doit être l’œconomie ;
        • Le Peuple est la seule Autorité démocratique suprême en matière d’œconomie sur SON territoire national ;
      • Le Peuple s’oblige à respecter la nature, ses écosystèmes, son œconomie et son fonctionnement, à même ses Connaissances techniques, scientifiques et philosophiques, qu’il s’engage de développer d’une manière respectueuse de la nature et de la nature humaine, de manière toujours plus responsable et articulée ;
    • Les dispositifs œconomique émanent et doivent tous émaner du Peuple, tel que déterminés par les présentes dispositions constituantes ;
      • La monnaie
        La finance ;

        • Le droit de battre monnaie matérielle ou virtuelle, scripturale ou fiduciaire, est exclusif au Peuple et à l’État du Peuple ;
        • Ce droit est inaliénable et ne peut être transféré ni en tout ni en partie ;
        • Ce droit exclusif ne peut être exercé que par l’Ordre législatif de l’État du Peuple devant respecter les Actes constituants politiques, culturels et économiques de l’État du Peuple ; 
        • L’Ordre exécutif et les autres Ordres constitués ayant obligation de respecter les lois monétaires et économiques votées par l’Ordre législatif ;
      • Le commerce ;
      • Les politiques œconomiques ( austérité, dette, etc… );
      • La propriété des entreprises publiques ; la propriété des médias ; des entreprises culturelles et artistiques ; etc.
      • etc…

DÉMOCRATIE 102, 103, 104, 105

Trois faces distinctes, mais solidaires d’un même volume radicalement DÉMOCRATIQUE. Solidaires mais distinctes l’une de l’autre. Elles peuvent et doivent évoluer de manières distinctes et hiérarchisées. La DÉMOCRATISATION 102 | celle du politique | peut et doit se faire sans attendre les résultats de la DÉMOCRATISATION 103 | 104 & 105, celles de la culture, de l’œconomie et de l’œcologie ; par contre, ces dernières ne pourront se faire sans la démocratisation du politique. En effet, le levier premier du pouvoir du Peuple est politique. Il ne saurait y avoir de démocratisation culturelle, œconomique ou œcologique sans État politique démocratique. Mais on peut envisager mettre en place des États radicalement démocratiques sans avoir achevé la démocratisation de la culture, de l’œconomie et de l’œcologie

DÉMOCRATISATION de la monnaie, de la finance ( banques, bourses )

DÉMOCRATISATION de la production industrielle et artisanale

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DÉMOCRATISATION de la monnaie, de la finance ( banques, bourses )

Voler-les-voleurs-

 

DOCUMENTATION

Les éditions Les Liens qui libèrent publient un livre d’entretiens – « Sauver le monde » (mars 2015) – où Bauwens rassemble les idées qu’il a travaillées et tenté de diffuser ces dernières années. Nous avons profité de sa venue à Paris pour le rencontrer.

Le pair@pair !?

C’est une dynamique sociale qui fait que les gens peuvent aujourd’hui communiquer sans permission et s’auto-organiser pour créer des communs. Pour qu’il y ait du vrai pair-à-pair, il faut un objet en commun. Dans Facebook ou YouTube, il n’y a pas de commun, ce sont des individus qui échangent. Mais quand on fait Linux, Wikipédia ou Arduino, il y a création d’un objet social en commun. Pour moi, c’est ça le vrai pair-à-pair. AirBnb, c’est un marché distribué, mais ça reste un marché, il n’y a pas de création de commun.

Et qu’est-ce que serait une « société pair-à-pair » ?

Ce n’est pas une société où il n’y a que du pair-à-pair, mais dont le centre de gravité est le pair-à-pair. Aujourd’hui, les idéologies dominantes disent que la valeur est créée par des personnes privées. Par le travail (les travailleurs) si on est de gauche, par le capital (les entrepreneurs) si on est de droite. Dans la relation de marché, comme on ne regarde que son avantage mutuel, on ignore les externalités et l’Etat impose de l’extérieur la discipline sur les acteurs. Ça ne marche plus très bien mais ça reste l’idée majoritaire. La société civile n’existe pas. Regardez dans la langue : on dit « organisation non-gouvernementale », « organisation non-profit »… La définition est uniquement négative.

Mais en micro-économie, il existe déjà un nouveau système où des communautés de contributeurs créent du commun, un système donc où des citoyens qui contribuent au bien commun créent de la valeur. Le centre de gravité est là. Autour du commun qui est abondant – parce que son coût marginal est nul –, existent des services à valeur ajoutée pour le marché. Aujourd’hui, ils sont exploités la plupart du temps sur le mode capitaliste classique, mais on peut faire autrement. Car les personnes qui créent le commun peuvent aussi créer leurs propres entités économiques éthiques – des coopératives ouvertes, par exemple – qui sont en convergence avec le commun et permettent au commun de se reproduire et de garder la plus-value dans la sphère du commun.

Dans ce système, on voit un retournement. Il y a toujours un marché, mais il est périphérique par rapport au commun. Une société pair-à-pair consiste donc, au niveau macro-économique, en une société civile où le citoyen contribue systématiquement à créer du bien commun, où une économie éthique existe autour de ces communs – pour créer une économie, une vie et une survie –, et où un Etat-partenaire facilite l’autonomie individuelle et sociale.

Il y a un bon exemple à Bologne, The Bologna Regulation for the Care and Regeneration of Urban Commons, qui permet à des collectifs citoyens de proposer des améliorations du quartier : il y a donc une évaluation, puis une négociation entre la ville et les citoyens pour réaliser les projets. C’est un modèle très différent d’aujourd’hui. L’Etat devient alors un facilitateur qui rend possibles les initiatives. Ce n’est plus un Etat qui délivre des services à des citoyens consommateurs.

 

Les termes « économie du partage », « consommation collaborative » et « économie collaborative » sont tous apparus au cours des années 2000, alors que s’effectuait une prise de conscience quant aux dommages sociaux et environnementaux causés par le modèle de consommation occidental. Parallèlement, les technologies numériques favorisent l’émergence de marchés pair-à-pair facilitant les transactions entre individus, notamment grâce à des systèmes de réputation permettant d’assurer la qualité des biens vendus ou échangés.

[...]

Avec le temps, cette « nouvelle » économie finit par se confondre avec la « vieille » économie tant décriée. Ainsi, Zipcar, l’équivalent américain de notre Communauto, a été achetée par le locateur de voitures Avis en 2013 ; des chambres d’hôtel sont maintenant disponibles sur Airbnb ; et Uber est adoptée massivement par des chauffeurs de taxi traditionnels. Ces quelques exemples démontrent que si ces startups et autres entreprises des technologies numériques peuvent contribuer à favoriser le partage des ressources et la justice sociale, elles ne peuvent le faire sans être encadrées par des politiques publiques et une planification urbaine éclairée. Le mouvement du partage n’est pas seulement économique — il est aussi politique.

 

 

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